Il y a des adolescents qui arrivent en classe déjà fatigués.
Fatigués :
- d’échouer,
- de ne pas comprendre,
- d’avoir peur de se tromper,
- ou d’entendre encore :
- qu’ils “ne font pas assez d’efforts”.
Petit à petit, certains jeunes finissent par :
- ne plus lever la main,
- ne plus essayer,
- ne plus croire :
- qu’ils sont capables d’apprendre.
Alors ils décrochent doucement.
Parfois sans bruit.
Ils regardent par la fenêtre,
dessinent sur leur feuille,
s’agitent,
ou répètent :
- “Ça sert à rien.”
Pour beaucoup d’adultes, cette attitude ressemble :
- à de la démotivation,
- ou à du désintérêt.
Mais très souvent, derrière ce rejet de l’école se cache surtout :
un adolescent qui ne ressent plus aucun plaisir à apprendre.
Et lorsqu’un jeune cesse totalement :
- d’être curieux,
- d’avoir envie d’essayer,
- ou de ressentir de la fierté,
l’école devient simplement : - un lieu de fatigue,
- de stress,
- et parfois :
- de souffrance.
Le goût d’apprendre disparaît rarement d’un seul coup
Très peu d’adolescents se réveillent un matin en décidant :
- qu’ils n’aimeront plus apprendre.
Le décrochage est souvent :
- progressif,
- silencieux,
- et lié :
- à des années de difficultés,
- d’échecs,
- ou de manque de confiance.
Quand un jeune vit principalement :
- des mauvaises notes,
- des remarques négatives,
- des incompréhensions,
- ou des humiliations,
il finit souvent : - par associer les apprentissages :
- à quelque chose de douloureux.
Beaucoup d’adolescents ont peur d’essayer
Un élève qui :
- s’est souvent trompé,
- a été moqué,
- ou s’est senti incapable,
développe parfois : - une peur énorme :
- de participer,
- de répondre,
- ou même :
- d’essayer.
Certains adolescents préfèrent alors :
- ne rien faire du tout,
plutôt que : - risquer un nouvel échec.
Le problème n’est donc pas toujours :
- un manque d’envie,
mais : - une perte profonde de confiance.
Les adolescents ont besoin de ressentir qu’ils sont capables
Le plaisir d’apprendre apparaît souvent :
- lorsqu’un jeune comprend,
- réussit,
- progresse,
- ou se sent valorisé.
À l’inverse, un adolescent constamment :
- perdu,
- en retard,
- ou découragé,
finit souvent : - par abandonner intérieurement.
Redonner le goût d’apprendre passe donc d’abord :
par la reconstruction du sentiment de compétence.
Certains jeunes ont besoin d’apprendre autrement
Tous les adolescents ne fonctionnent pas :
- de la même manière.
Certains apprennent mieux :
- dans le concret,
- l’action,
- les projets,
- ou les manipulations.
Quand les apprentissages deviennent :
- plus visuels,
- plus vivants,
- plus interactifs,
beaucoup de jeunes : - retrouvent :
- davantage d’attention,
- de curiosité,
- et parfois :
- du plaisir.
Le sens joue un rôle immense dans la motivation
“Pourquoi on apprend ça ?”
Cette question revient constamment chez les adolescents.
Quand les jeunes ne voient :
- aucune utilité,
- aucun lien avec leur quotidien,
- ou aucun objectif concret,
ils se désengagent rapidement.
À l’inverse, lorsqu’un apprentissage est relié :
- à un projet,
- une situation réelle,
- un métier,
- ou une activité concrète,
la motivation change souvent complètement.
Les adolescents ont besoin :
- de comprendre :
- pourquoi ils apprennent.
Les projets concrets réveillent souvent la curiosité
Préparer :
- une vidéo,
- une activité,
- un atelier,
- une exposition,
- un objet,
- ou une réalisation collective,
transforme souvent : - le rapport des adolescents au travail.
Ils deviennent :
- plus actifs,
- plus impliqués,
- et parfois même :
- fiers de ce qu’ils produisent.
Les projets permettent :
- d’apprendre autrement,
tout en redonnant : - du sens,
- de la motivation,
- et une vraie place aux élèves.
Le regard des adultes influence énormément le rapport aux apprentissages
Un adolescent qui entend constamment :
- “Tu es paresseux.”
- “Tu ne fais aucun effort.”
- “Tu n’y arriveras jamais.”
finit souvent : - par ne plus croire :
- qu’il peut progresser.
À l’inverse, des adultes qui :
- encouragent,
- valorisent les efforts,
- et reconnaissent les progrès,
aident les adolescents : - à reprendre confiance,
- et à oser :
- essayer à nouveau.
Le goût d’apprendre renaît souvent :
- lorsque le jeune se sent :
- capable,
- respecté,
- et soutenu.
Les adolescents ont besoin de vivre des émotions positives à l’école
On apprend beaucoup mieux :
- lorsqu’on se sent :
- en sécurité,
- écouté,
- valorisé,
- et impliqué.
À l’inverse, le stress permanent,
la peur du jugement,
ou l’humiliation
bloquent souvent :
- l’attention,
- la participation,
- et la motivation.
Créer :
- un climat rassurant,
- chaleureux,
- et bienveillant,
change énormément : - le rapport des adolescents à l’école.
Les petites réussites comptent énormément
Pour un adolescent en difficulté, réussir :
- un exercice,
- une présentation,
- une activité,
- ou simplement :
- comprendre quelque chose,
peut représenter : - une victoire énorme.
Ces petites réussites reconstruisent progressivement :
- la confiance,
- et l’envie :
- de continuer à apprendre.
Le plaisir d’apprendre revient rarement :
- grâce à une grande réussite spectaculaire.
Il revient souvent :
- grâce à de nombreuses petites expériences positives.
Les adolescents ont besoin de se sentir utiles
Certains jeunes se remobilisent lorsqu’ils peuvent :
- aider,
- expliquer,
- créer,
- participer,
- ou contribuer à un projet collectif.
Être uniquement :
- “celui qui est en difficulté”
abîme profondément : - l’estime de soi.
Les adolescents ont besoin :
- de sentir :
- qu’ils apportent quelque chose,
- et qu’ils ont une place importante dans le groupe.
Les activités trop uniformes découragent certains élèves
Rester longtemps :
- assis,
- passif,
- face à des exercices répétitifs,
est particulièrement difficile : - pour certains adolescents.
Varier :
- les supports,
- les formats,
- les rythmes,
- et les approches pédagogiques,
permet souvent : - de maintenir davantage :
- l’attention,
- et l’engagement.
Certains adolescents redécouvrent le plaisir d’apprendre très tardivement
Il arrive qu’un jeune :
- totalement démotivé au collège,
retrouve progressivement : - de la curiosité,
- de la confiance,
- et de l’envie :
- dans un autre cadre,
- un atelier,
- une formation professionnelle,
- ou un projet concret.
Les parcours scolaires ne sont pas :
- tous linéaires.
Certains adolescents ont simplement besoin :
- de temps,
- de méthodes différentes,
- et d’expériences positives répétées.
Le goût d’apprendre revient souvent lorsqu’on cesse d’avoir peur
Quand un jeune :
- n’a plus peur :
- d’être humilié,
- de se tromper,
- ou d’échouer constamment,
il redevient progressivement :
- disponible pour apprendre.
Le plaisir,
la curiosité,
et la motivation
réapparaissent souvent :
- lorsque les apprentissages deviennent :
- accessibles,
- concrets,
- et sécurisants.
En résumé
Redonner le goût d’apprendre aux adolescents demande souvent :
- de reconstruire :
- la confiance,
- le sentiment de compétence,
- et le plaisir de réussir.
Les projets concrets,
les pédagogies variées,
les réussites progressives,
et un climat bienveillant
permettent souvent :
- aux jeunes :
- de retrouver :
- de la curiosité,
- de la motivation,
- et l’envie :
- d’essayer à nouveau.
- de retrouver :
Car derrière beaucoup d’adolescents “démotivés” se cache surtout :