La SEGPA a redonné confiance à mon fils: Témoignage

Quand une orientation en SEGPA est proposée à un enfant, beaucoup de parents ressentent immédiatement :

  • de l’angoisse,
  • de la tristesse,
  • ou un profond sentiment d’échec.

C’est ce qu’a vécu Sophie, maman de Lucas, aujourd’hui en 4e SEGPA.

Comme beaucoup de familles, elle connaissait mal ce dispositif et imaginait surtout :

  • une voie “pour les mauvais élèves”,
  • un parcours sans avenir,
  • ou une classe dans laquelle son fils allait être mis à part.

Avec le recul, son regard a complètement changé.


“À l’école primaire, Lucas souffrait déjà beaucoup”

“Lucas a toujours été un enfant intelligent, curieux, très débrouillard dans la vie quotidienne. Mais à l’école, tout était compliqué.

La lecture était difficile, l’écriture aussi. Il oubliait les consignes, se décourageait vite et rentrait souvent de l’école en disant qu’il était nul.

En CM1 puis en CM2, les devoirs devenaient un véritable cauchemar à la maison. On passait des heures sur des choses qui semblaient simples pour les autres enfants.

Petit à petit, il a perdu toute confiance.”


“L’annonce de la SEGPA a été un choc”

“Quand l’école a commencé à parler de SEGPA, je l’ai très mal vécu.

Pour moi, cela voulait dire :

  • échec,
  • orientation subie,
  • et avenir fermé.

J’avais peur du regard des autres parents.
J’avais peur que mon fils soit étiqueté.

Je me souviens avoir passé des soirées entières sur Internet à chercher :

  • “Est-ce grave d’aller en SEGPA ?”
  • “Peut-on réussir après une SEGPA ?”
  • “La SEGPA est-elle une voie de garage ?”

J’étais très angoissée.”


“Nous avons accepté de visiter la SEGPA”

“L’équipe éducative nous a proposé de rencontrer les enseignants et de visiter les classes.

Honnêtement, cela a changé énormément de choses.

Nous avons découvert :

  • des petits effectifs,
  • des professeurs très bienveillants,
  • des élèves beaucoup plus détendus,
  • et surtout une ambiance beaucoup moins stressante que ce que nous imaginions.

Les enseignants prenaient vraiment le temps :

  • d’expliquer,
  • d’encourager,
  • et de valoriser les élèves.”

“Pour la première fois, Lucas levait la main”

“Le changement a été très rapide.

Avant, Lucas se faisait oublier en classe. Il avait tellement peur de se tromper qu’il ne participait plus du tout.

En SEGPA, comme les groupes étaient plus petits et les cours plus adaptés, il a commencé :

  • à poser des questions,
  • à participer,
  • et même à lever la main.

Cela paraît simple, mais pour nous c’était énorme.”


“Il a retrouvé le sourire”

“Le plus important, ce ne sont même pas les notes.

C’est le fait qu’il ait retrouvé :

  • de la confiance,
  • de la motivation,
  • et le plaisir d’aller au collège.

Avant, chaque matin était compliqué.
Aujourd’hui, il part beaucoup plus sereinement.”


“Les ateliers ont été une révélation”

“En 4e, Lucas a commencé les ateliers professionnels.

Il a découvert :

  • le bricolage,
  • certains outils,
  • des activités concrètes,
  • et des stages.

Cela lui a fait énormément de bien.

Pour la première fois, il avait l’impression :

  • d’être bon dans quelque chose,
  • d’avoir des capacités,
  • et de pouvoir réussir plus tard.”

“J’ai compris que la réussite ne passe pas par un seul chemin”

“Je pense qu’en tant que parent, j’avais une vision très scolaire de la réussite.

Je croyais qu’il fallait absolument :

  • suivre une filière générale,
  • avoir de bonnes notes,
  • et réussir comme les autres.

Avec le temps, j’ai compris que chaque enfant est différent.

Lucas a besoin :

  • de concret,
  • d’un autre rythme,
  • et d’un environnement plus rassurant.

Aujourd’hui, je vois surtout :

  • un adolescent plus apaisé,
  • plus autonome,
  • et beaucoup plus heureux.”

“La SEGPA ne l’a pas cassé, elle l’a aidé”

“Au début, j’avais peur que la SEGPA l’enferme.

Avec le recul, je pense exactement l’inverse.

Avant, il était en train de :

  • perdre confiance,
  • décrocher,
  • et se convaincre qu’il ne réussirait jamais.

La SEGPA lui a permis :

  • de reprendre confiance,
  • de retrouver une place,
  • et de croire de nouveau en lui.”

“Les parents ont aussi besoin d’être rassurés”

“Je pense qu’il faudrait beaucoup plus expliquer ce qu’est réellement la SEGPA.

Beaucoup de parents ont peur simplement parce qu’ils ne connaissent pas le dispositif.

Moi aussi, j’avais énormément de préjugés au départ.

Aujourd’hui, si je pouvais parler à des parents qui vivent cette situation, je leur dirais :

  • de visiter,
  • poser des questions,
  • rencontrer les enseignants,
  • et surtout ne pas voir la SEGPA comme une honte.”

“Lucas parle maintenant de son avenir”

“Aujourd’hui, Lucas commence à parler de :

  • métiers,
  • stages,
  • et projets professionnels.

Avant, il disait simplement :

  • “Je suis nul.”
  • “Je n’y arriverai jamais.”

Le changement est énorme.

Bien sûr, il a encore des difficultés scolaires. Mais il a retrouvé quelque chose de très important :

la confiance en lui.”


Pourquoi ce type de parcours est important à comprendre

Tous les élèves n’apprennent pas :

  • de la même manière,
  • au même rythme,
  • ni dans le même environnement.

Pour certains adolescents, la SEGPA représente :

  • un cadre plus adapté,
  • davantage d’écoute,
  • moins de pression,
  • et une possibilité de se reconstruire après plusieurs années de souffrance scolaire.

En résumé

L’orientation en SEGPA peut être difficile à accepter pour certaines familles, surtout lorsqu’elles connaissent mal ce dispositif.

Mais pour de nombreux adolescents, la SEGPA permet :

  • de retrouver confiance,
  • reprendre goût aux apprentissages,
  • découvrir leurs compétences,
  • et construire progressivement un projet d’avenir.

Comme le montre le témoignage de cette maman, la SEGPA n’est pas forcément une voie d’échec.
Elle peut au contraire devenir :

un nouveau départ pour des élèves qui avaient perdu confiance en eux et en l’école.