Conjugaison faire au CP : aider sans stress
La conjugaison faire au CP s’apprend surtout à l’oral, avec des phrases courtes, des répétitions et des jeux simples du quotidien.
Au CP, votre enfant découvre peu à peu que certains verbes changent selon la personne et le moment. Le verbe faire revient très souvent dans la vie de tous les jours : je fais mes lacets, tu fais un dessin, nous faisons un gâteau. C’est justement pour cela qu’il mérite une attention particulière. Comme il est fréquent, votre enfant l’entend souvent. Mais comme il est aussi irrégulier, il peut le dire ou l’écrire de façon hésitante.
La bonne nouvelle, c’est qu’au CP, on ne cherche pas une maîtrise parfaite de tous les temps. On vise d’abord une familiarité solide : reconnaître le verbe, l’utiliser dans des phrases simples, entendre les formes justes et commencer à les mémoriser. Les attendus de l’école primaire vont dans ce sens, avec un travail progressif sur le langage oral, la lecture, l’écriture et les premiers repères grammaticaux. Vous pouvez retrouver ces repères sur Eduscol et sur le site du ministère de l’Éducation nationale. Pour mieux comprendre comment les enfants apprennent, les ressources de l’INSERM peuvent aussi éclairer les parents.
Dans ce guide, vous allez trouver des repères très concrets pour accompagner votre enfant sans transformer la maison en salle de classe. Quelques minutes régulières suffisent souvent pour faire avancer les choses avec calme.
Pourquoi le verbe faire pose souvent question au CP
Un verbe très fréquent dans la vie quotidienne
Le verbe faire fait partie des verbes que votre enfant entend partout. À la maison, à l’école, dans les histoires, dans les consignes, il apparaît sans cesse. Cette fréquence est un avantage, car elle offre beaucoup d’occasions de l’entendre correctement. Mais elle peut aussi créer de la confusion, car votre enfant rencontre très vite plusieurs formes différentes : je fais, tu fais, il fait, nous faisons, vous faites, ils font.
Pour un adulte, ces formes semblent naturelles. Pour un enfant de 6 ans, elles demandent un vrai travail d’écoute et de mémoire. Il doit comprendre que c’est le même verbe, même si le mot change un peu.
Un verbe irrégulier, donc moins prévisible
Au CP, beaucoup d’enfants repèrent des régularités. Par exemple, ils remarquent que certains verbes se ressemblent. Avec faire, cette logique aide moins. Entre fais, fait, faisons et font, les changements sont plus marqués. Votre enfant peut alors produire des formes comme ils faisent ou nous fait. Ce n’est pas un signe de blocage. C’est souvent une étape normale : il essaie d’appliquer une règle qu’il a repérée ailleurs.
Le passage de l’oral à l’écrit demande du temps
Un enfant peut très bien dire correctement je fais sans savoir l’écrire. À l’inverse, il peut reconnaître fait dans une phrase sans réussir à l’utiliser spontanément. Au CP, ces décalages sont fréquents. L’objectif n’est donc pas de corriger chaque hésitation, mais d’aider votre enfant à faire des liens entre ce qu’il entend, ce qu’il dit, ce qu’il lit et ce qu’il écrit.
Quelles formes de conjugaison faire travailler en priorité
Commencer par le présent de l’indicatif
Pour un enfant de CP, le plus utile est de travailler le présent, car c’est le temps du quotidien. On part de phrases simples, proches de sa vie. Le verbe faire au présent peut être présenté ainsi, sans chercher à tout apprendre d’un coup : je fais, tu fais, il/elle fait, nous faisons, vous faites, ils/elles font.
Vous pouvez d’abord insister sur les trois premières formes, souvent les plus utiles au CP. Ensuite, selon la facilité de votre enfant, vous ajoutez nous faisons et vous faites. La forme ils font vient naturellement dans les récits ou les descriptions.
Privilégier les phrases complètes
Un enfant retient mieux une forme verbale quand elle est intégrée dans une phrase qui a du sens. Au lieu de répéter seulement je fais, proposez : Je fais un puzzle. Au lieu de il fait, dites : Il fait du vélo ou Elle fait un dessin. La phrase complète aide à fixer la structure.
- Je fais mes devoirs.
- Tu fais un coloriage.
- Il/Elle fait une tour.
- Nous faisons un gâteau.
- Vous faites un jeu.
- Ils/Elles font du sport.
Ne pas se précipiter sur tous les temps
Le futur, l’imparfait ou le passé composé peuvent être entendus dans les histoires, mais au CP, on reste le plus souvent sur des repères simples. Si votre enfant dit on fera ou on a fait, vous pouvez reformuler naturellement, sans lancer une leçon complète. Le présent reste la base la plus utile pour consolider la conjugaison de faire.
Comment aider votre enfant à mémoriser sans le décourager
Utiliser l’oral avant l’écrit
Avant de demander d’écrire, faites entendre et redire. Par exemple, pendant un moment calme, vous pouvez jouer à compléter des phrases : Moi, je… et votre enfant répond fais un dessin. Puis : Toi, tu…, Nous…. Cette gymnastique orale est très efficace au CP, car elle s’appuie sur le langage vivant.
Vous pouvez aussi exagérer légèrement la prononciation des formes pour attirer l’attention, surtout sur nous faisons et vous faites, qui s’entendent différemment des autres.
Faire court, mais souvent
Quelques minutes suffisent. Deux ou trois petits rappels dans la semaine valent mieux qu’un long exercice fatigant. Le cerveau d’un enfant de CP profite beaucoup de la répétition espacée. Une phrase au petit déjeuner, une autre en revenant de l’école, une troisième pendant le bain : cela peut déjà faire une vraie différence.
Transformer l’erreur en indice
Si votre enfant dit ils faisent, vous pouvez répondre avec douceur : Oui, ils font un dessin. Vous montrez la bonne forme sans bloquer l’échange. Cette reformulation discrète est souvent plus utile qu’une correction sèche. Elle permet de garder la confiance et de renforcer le bon modèle.
“Quand j’ai arrêté de faire réciter la conjugaison comme une poésie, mon enfant a commencé à dire spontanément ‘nous faisons’ en préparant le dîner. J’ai compris que les petites phrases du quotidien marchaient mieux que les grandes fiches.”
Des activités simples pour travailler la conjugaison faire à la maison
Le jeu des images du quotidien
Prenez quelques images ou objets : un crayon, un ballon, un livre, une pâte à modeler. Demandez à votre enfant de fabriquer une phrase avec faire. Par exemple : Je fais un dessin, Nous faisons un jeu. Si besoin, vous commencez la phrase et il la termine.
Ce jeu fonctionne bien parce qu’il relie le verbe à une action concrète. Votre enfant comprend alors que conjuguer, ce n’est pas réciter des mots isolés, mais parler de ce qu’on fait vraiment.
Le jeu du changement de personne
Dites une phrase, puis changez le sujet. Exemple : Je fais un gâteau. Demandez ensuite : Et si c’est nous ? Votre enfant répond : Nous faisons un gâteau. Puis : Et si ce sont eux ? Réponse : Ils font un gâteau. Ce petit jeu développe la souplesse.
L’étiquette à compléter
Sur de petits papiers, écrivez les sujets : je, tu, il, nous, vous, ils. Sur d’autres papiers, écrivez ou dessinez des actions. Votre enfant pioche un sujet et une action, puis construit une phrase avec le bon verbe. C’est ludique, concret, et facile à refaire.
- Dire la phrase d’abord à l’oral.
- La faire répéter une seconde fois correctement.
- L’écrire seulement si votre enfant est disponible.
- Relire ensemble en pointant chaque mot.
Que faire si votre enfant confond encore fais, fait, faisons ou font
Revenir aux formes les plus utiles
Quand la confusion persiste, simplifiez. Revenez à trois formes très fréquentes : je fais, tu fais, il/elle fait. Une fois ces bases plus stables, ajoutez nous faisons et ils font. Cette progression évite la surcharge.
Vous pouvez afficher une mini-référence sur le frigo ou près du bureau, avec seulement ces formes. Un support visuel très court aide souvent mieux qu’un tableau complet trop chargé.
Appuyer sur la lecture de petites phrases
La lecture renforce la mémoire orthographique. Si votre enfant lit régulièrement des phrases contenant fais, fait ou font, il commence à reconnaître ces formes plus vite. Choisissez des phrases courtes, bien espacées, et relisez-les plusieurs jours de suite.
Observer sans alarmer
Au CP, les hésitations autour de la conjugaison sont fréquentes. Elles ne signalent pas forcément une difficulté durable. En revanche, si votre enfant peine aussi à reconnaître les mots très simples, à comprendre les consignes orales, à mémoriser les sons ou à entrer dans l’écrit malgré un accompagnement régulier, un échange avec l’enseignant peut être utile. Vous aurez ainsi une vision plus précise de ses besoins, sans attendre que le découragement s’installe.
Les ressources institutionnelles rappellent d’ailleurs l’intérêt d’un repérage précoce et d’un accompagnement ajusté, en lien avec l’école et, si besoin, avec des professionnels. Vous pouvez consulter les repères proposés par Eduscol ainsi que les informations générales du ministère de l’Éducation nationale.
Installer une routine sereine autour du français au CP
Choisir le bon moment
La conjugaison se travaille mieux quand votre enfant est disponible. Juste après l’école, certains enfants ont besoin de bouger ou de souffler. D’autres préfèrent un petit temps calme avant le repas. Observez ce qui convient le mieux chez vous. Une routine courte et prévisible rassure.
Valoriser les progrès visibles
Votre enfant n’a pas besoin d’entendre seulement ce qui manque. Il a besoin de repérer ce qu’il réussit déjà. Vous pouvez dire : Tu as bien pensé à dire “nous faisons” ou Cette fois, tu as écrit “il fait” correctement. Cette valorisation concrète soutient l’envie d’apprendre.
Le but n’est pas d’obtenir une conjugaison parfaite en quelques jours. Le but est de construire des bases solides, avec confiance. Un enfant qui ose essayer, se tromper, recommencer et réussir petit à petit avance souvent mieux qu’un enfant qui a peur de mal faire.
Savoir quand demander un coup de main
Si vous sentez que les devoirs deviennent tendus, que votre enfant se ferme dès qu’il voit un exercice de français, ou que vous ne savez plus comment expliquer simplement, vous n’avez pas à porter cela seul. Un regard extérieur peut vous aider à retrouver de la clarté et des outils adaptés à son âge.
Pour aller plus loin, vous pouvez aussi explorer nos ressources en français. Et si vous souhaitez un accompagnement rassurant, concret et adapté au niveau CP, vous pouvez consulter le profil de Claire Dubois, professeure des écoles depuis 15 ans.
Mon enfant de CP doit-il savoir réciter toute la conjugaison de faire ?
Pas forcément. Au CP, l’objectif est surtout de reconnaître et utiliser les formes les plus fréquentes, d’abord à l’oral puis à l’écrit. Votre enfant peut commencer par je fais, tu fais, il/elle fait, puis découvrir progressivement nous faisons, vous faites, ils/elles font. Les repères de progression en primaire sont présentés sur Eduscol : https://eduscol.education.fr/.
Pourquoi mon enfant dit-il “ils faisent” ?
Cette forme apparaît souvent quand un enfant essaie d’appliquer une règle régulière à un verbe irrégulier. Ce n’est pas rare au CP. Vous pouvez reformuler calmement : “Oui, ils font un dessin.” En entendant plusieurs fois la bonne forme dans des phrases simples, votre enfant la mémorisera peu à peu. Le site education.gouv.fr rappelle le caractère progressif des apprentissages en français.
Comment travailler la conjugaison faire sans faire de longues leçons ?
Le plus efficace au CP est souvent de passer par des mini-routines : une phrase à compléter, un jeu oral, une image à décrire, une phrase à lire ensemble. Trois minutes régulières peuvent suffire. L’idée est de relier le verbe à des actions concrètes du quotidien pour donner du sens et éviter la surcharge.
Quand faut-il s’inquiéter si la conjugaison reste difficile ?
Si les hésitations sur faire s’ajoutent à d’autres difficultés durables en lecture, en compréhension orale, en mémorisation des sons ou en entrée dans l’écrit, un échange avec l’enseignant est utile. Cela permet de voir si votre enfant a besoin d’un soutien plus ciblé. Les ressources de l’INSERM et d’Eduscol peuvent aussi aider à mieux comprendre le développement du langage et des apprentissages.
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