La graphothérapie et la méditation

Si vous voyez que votre enfant n’arrive pas à écrire correctement, vous pouvez alors essayer la graphothérapie. Cette méthode s’allierait parfaitement d’ailleurs à la méditation. En effet, l’ensemble permet à votre enfant de se sentir mieux. Afin d’avoir une belle écriture, ces deux actions sont donc bénéfiques. Pour comprendre l’enjeu de la graphothérapie et de la méditation, zoom sur ces deux méthodes qui sont faites pour s’entendre.

 

La graphothérapie

Quel intérêt ?

La graphothérapie permet de rééduquer l’écriture afin qu’elle soit plus soignée, mais également plus rapide. Elle cible les enfants et les adolescents, dont l’écriture peut être moins travaillée, moins clair ou encore trop lente. La thérapie peut venir en aide pour ceux qui ressentent des douleurs à la main, au poignet ou au bras. Souvent, cela concerne les enfants qui n’étaient pas en phase avec l’apprentissage de l’écriture ou ceux qui ne sont pas bien et qui l’expriment à travers l’écriture. Cela peut toucher également des enfants précoces, des dyspraxiques, dyslexiques, des hyperactifs, etc. Chaque cas relève d’un mal-être qui se traduira dans une écriture peu lisible. 

La graphothérapie va permettre d’obtenir une flexibilité dans le geste. Il est aussi nécessaire d’inclure la motricité fine pour la maîtrise de l’écriture. Le positionnement du corps, de la main, du rythme et de la gestion de l’espace doit donc être intégrés obligatoirement. En rétablissant l’écriture, vous donnez les moyens à votre enfant de se sentir mieux en ayant confiance en lui. Les adultes peuvent aussi avoir recours à la graphothérapie. Après une maladie ou un accident, il est possible d’avoir des difficultés à écrire. Certains font la thérapie pour récupérer de la vitesse d’écriture.

Le déroulement des séances

Le graphothérapeute rencontre l’enfant pour introduire un dialogue. Comme la plupart des thérapies, l’enfant devra accepter de la continuer au terme des 2 heures d’entretien (environ). Ainsi, plusieurs séances hebdomadaires seront programmées et s’échelonneront sur une période pouvant varier de 6 à 10 mois. À la première rencontre, l’enfant doit écrire un texte. La graphothérapeute observe alors les lettres ou traits répétitifs appelés signes-totems. L’enfant peut également les étudier lui-même. C’est en effet ce que cache l’inconscient. Ensuite, avec l’accompagnement du thérapeute, l’enfant devra transformer ses lettres. Il devra aussi s’exercer à écrire de la main gauche et de la main droite pour faire fonctionner en équilibre les deux hémisphères du cerveau.

Soigner les « maux/mots »

La graphothérapie peut aussi aider les enfants qui ont d’autres troubles. Grâce à l’écriture, l’enfant pourra corriger d’autres symptômes. En effet, si votre enfant a des soucis pour écrire, cela peut être une difficulté telle la dyspraxie (difficulté à réaliser des mouvements coordonnés) ou la dyslexie (difficulté dans la lecture). Ces troubles d’apprentissage peuvent être pris à tout moment en ayant un bon diagnostic médical. Le professionnel de santé doit contrôler les problèmes de vision, d’anxiété ou d’autres mal-être. Pour une dyspraxie, la psychomotricité est essentielle. Il s’agira de travailler avec l’enfant les repères dans l’espace et dans le temps, avant de soigner par l’écriture. Pour une dyslexie, vous devez plutôt voir un orthophoniste en premier. Après avoir vu ses spécialistes, une visite chez un graphothérapeute sera toujours possible si la posture ou la vitesse d’écriture reste compliquée.

 

La méditation

Quel intérêt ?

La méditation, pour l’adulte ou pour l’enfant, permet d’apaiser le mental. Effectivement, entre les nouvelles technologies, la vie de tous les jours ou les obligations polluent notre tête. Même si les enfants n’ont pas les mêmes problèmes, ils ne sont pas préservés par ce phénomène. D’ailleurs, les chercheurs en neurosciences ont démontré que cela avait un effet sur leurs capacités à se concentrer. En fixant son attention sur l’instant présent, le cerveau s’agite moins et tous les sens peuvent être développés. C’est donc l’action de méditer. Cela permettrait de percevoir de nouvelles sensations, ainsi que de la concentration. La méditation a donc énormément de vertus. Cela est donc parfait, car vous pouvez la pratiquer avec les enfants. En augmentant la concentration ainsi que la mémoire et en favorisant la créativité, la méditation est vitale pour tous. De plus, méditer favorise le ralentissement des cellules, vous pourriez vivre plus longtemps. À cela, vous rajoutez d’être plus heureux, car vous vous focalisez sur le présent. Enfin, en méditant, vous libérez des hormones du bien-être : la sérotonine, la dopamine et l’endorphine. 

Les bienfaits de la méditation

Pour un enfant, l’apprentissage de la méditation est important. Il l’aide à réduire son stress et son anxiété, et à développer son sentiment de bien-être. Les vertus de la méditation passent également par la concentration et le calme que cela lui procure. Les plus petits ont déjà cette faculté à vivre l’instant présent, ce qui les aide à pratiquer la méditation dès le plus jeune âge. En méditant, votre enfant prendra conscience de ses émotions et de ses sensations. Il pourra donc les accepter. Des émotions de colère ou d’anxiété peuvent être maîtrisés aussi par la méditation. L’objectif est de les assumer sans les écarter, mais apprendre à vivre avec. L’enfant est plus attentif à ses émotions et apprend à se faire confiance. Il analyse mieux ses besoins et ses sentiments afin de se sentir bien.

Apprendre à méditer

Il est donc nécessaire d’apprendre à votre enfant à méditer. En extérieur, proposez à votre enfant de fermer ses yeux, et d’écouter tous les bruits qui l’entourent. Chaque jour, vous pouvez le questionner également sur ses émotions en fin de journée. Pour les plus jeunes, parlez-en comme d’une météo à l’intérieur de lui : d’un nuage gris, d’un soleil, de la pluie, etc. Apprenez-lui à respirer avec des exercices allongés sur le dos, les mains sur le ventre, ressentir ses mains se lever et redescendre. Pour les plus petits, vous pouvez le faire avec un objet sur le ventre en observant comment il monte et descend au rythme de la respiration. Il existe plein d’autres exercices de méditation à faire avec les enfants. Procurez-vous des livres, ou même téléchargés des applications pour vous accompagner.

Si vous pratiquez avec votre enfant la méditation, vous lui permettrez d’être plus réceptif aux séances avec le graphothérapeute.

La graphothérapie et la méditation, un ensemble cohérent

Un meilleur résultat

En alliant la graphothérapie et la méditation, le bilan des séances sera plus positif. En effet, le graphothérapeute débute par un bilan de l’écriture manuscrite pour observer la qualité et la rapidité du geste graphique et de sa posture. Cela va lui permettre de comprendre ce qui a favorisé les troubles. Puis il réalise un plan de rééducation personnalisé. Une séance type s’ouvre sur un temps d’échange et des exercices de relaxation. En méditant, l’enfant va lâcher prise par rapport à tout son passé familial, mais aussi scolaire. En commençant par de la méditation, les graphothérapeutes accompagnent les enfants à retrouver une confiance et du plaisir. Le travail « d’écriture » n’est finalement qu’un petit passage sur une séance de quarante-cinq à cinquante minutes. Il y a également la remédiation. Elle a pour objectif de prendre en compte l’enfant dans sa globalité, en considérant toute son histoire et son rapport à l’écriture. Certains enfants (les plus précoces) ont souvent besoin de se raccommoder avec cet exercice. Ils ont pu alors se braquer et le conclure comme un échec. Cela peut les perturber s’ils réussissent dans la plupart des disciplines, mais pas l’écriture. 

Une meilleure concentration

En apprenant à se concentrer, l’enfant pourra pendant la séance développer une meilleure posture. La méditation permet aussi de se sentir mieux dans sa tête et son corps. Il peut alors avoir confiance de nouveau en lui. La rééducation de l’écriture sera alors plus simple. Votre enfant peut alors reproduire cela en classe ou à la maison.  En maîtrisant la méditation et la graphothérapie, il sera beaucoup plus attentif. Les deux concepts liés permettent de maintenir dans le futur, le bien-être et la réflexion de votre enfant. Il pourra alors s’épanouir plus rapidement à la fin des séances de la graphothérapie.

 

 

Marine Ledoux, fondatrice de alabonheur.fr, pour Pass éduction