Activités, jeux, sorties, écrans… et pourtant cette phrase revient sans arrêt : “Je sais pas quoi faire…”
Temps de lecture : 27 min
Par Claire Aubry, mère de trois enfants.
L’été dernier, il y a eu un moment qui m’a profondément fait réfléchir.
Nous étions en vacances depuis seulement quelques jours. Les enfants avaient :
- des jeux,
- des livres,
- des activités prévues,
- la plage à proximité,
- des cousins avec qui jouer,
- et même quelques nouveaux jeux achetés spécialement pour l’été.
Et pourtant, dès le deuxième jour, la phrase est revenue :
“Je m’ennuie…”
Au début, honnêtement, cela m’a agacée.
Parce qu’au fond, j’avais l’impression d’avoir tout préparé pour qu’ils passent de belles vacances.
Je me disais :
“Mais comment peut-on s’ennuyer avec tout ça ?”
Puis progressivement, j’ai commencé à comprendre quelque chose d’important.
Le problème n’était pas forcément le manque :
- d’activités,
- de jeux,
- ou d’occupation.
Le problème, c’est que beaucoup d’enfants vivent aujourd’hui dans une stimulation tellement permanente qu’ils ont énormément de mal :
- à entrer dans le calme,
- à inventer seuls,
- ou simplement :
à traverser ce moment inconfortable qu’est l’ennui.
Beaucoup de familles cherchent aujourd’hui des activités intelligentes pour occuper les enfants autrement pendant les vacances afin de retrouver des journées plus simples, plus autonomes et beaucoup moins épuisantes émotionnellement.
Beaucoup d’enfants ne savent plus vraiment quoi faire lorsqu’un moment ralentit
Quand j’étais enfant, les vacances comportaient énormément :
- de temps morts,
- de moments sans programme,
- d’après-midis où il “ne se passait rien”.
Et honnêtement, c’est souvent précisément dans ces moments-là que naissaient :
- les cabanes,
- les histoires,
- les jeux inventés,
- ou les longues journées dehors.
Aujourd’hui, beaucoup d’enfants passent d’une stimulation à une autre presque sans interruption :
- écrans,
- vidéos,
- activités,
- sorties,
- jeux rapides,
- contenus numériques permanents.
Et lorsque tout ralentit soudainement, beaucoup semblent immédiatement :
perdus.
Je le voyais très clairement chez mes enfants.
À peine un moment calme apparaissait que revenaient presque automatiquement :
“Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?”
Comme si leur cerveau avait énormément de mal :
à rester simplement :
dans le vide.
Les parents ressentent souvent une énorme pression à “occuper” les enfants
Je crois sincèrement que beaucoup de familles vivent cette fatigue aujourd’hui.
Parce qu’on finit par avoir l’impression qu’il faut constamment :
- proposer,
- organiser,
- divertir,
- remplir les journées.
Je me souviens très bien de certaines vacances où j’avais l’impression :
d’être devenue animatrice à plein temps.
À peine une activité terminée, il fallait déjà :
prévoir la suivante.
Et honnêtement, plus j’essayais de remplir les journées, plus les enfants semblaient :
s’ennuyer vite.
Comme si aucune activité ne suffisait vraiment longtemps.
Les écrans modifient énormément le rapport à l’ennui
Je crois sincèrement que c’est l’un des plus grands changements aujourd’hui.
Parce que les écrans remplissent immédiatement :
- les silences,
- les attentes,
- les temps morts,
- les moments de fatigue,
- ou simplement :
les petits vides du quotidien.
Le cerveau s’habitue alors progressivement :
à recevoir constamment :
- des images,
- du bruit,
- des émotions,
- des nouveautés.
Et ensuite, lorsqu’il ne se passe plus rien, beaucoup d’enfants ressentent immédiatement :
une forme de vide inconfortable.
Je le voyais particulièrement après plusieurs jours avec beaucoup de vidéos.
Mes enfants semblaient incapables :
- de jouer seuls,
- de patienter,
- ou simplement :
de rester quelques minutes sans stimulation.
Petit à petit, nous avons commencé à intégrer davantage de supports éducatifs et jeux à imprimer pour des vacances sans dépendance aux écrans afin de recréer des temps beaucoup plus calmes dans les journées.
Et honnêtement, leur capacité à jouer seuls a énormément changé.
Beaucoup d’enfants ont besoin de traverser l’ennui avant de recommencer à créer
C’est probablement ce qui a le plus changé ma façon de voir les vacances.
Pendant longtemps, dès qu’un enfant disait :
“Je m’ennuie…”
…je cherchais immédiatement :
une solution.
Aujourd’hui, j’essaie beaucoup plus :
de laisser ce moment exister un peu.
Parce que j’ai remarqué quelque chose de très simple.
Les premières minutes sont souvent inconfortables :
- agitation,
- plaintes,
- demandes d’écran,
- nervosité.
Puis progressivement, quelque chose se passe.
Les enfants recommencent :
- à inventer,
- construire,
- dessiner,
- créer,
- explorer.
Comme si leur imagination avait simplement besoin :
de temps pour se remettre en route.
Les vacances trop remplies fatiguent parfois davantage les enfants
Je crois sincèrement que beaucoup de familles vivent cela sans toujours réussir à mettre des mots dessus.
Parce qu’aujourd’hui, on veut souvent :
- créer des souvenirs,
- proposer des activités,
- éviter que les enfants s’ennuient,
- remplir les journées intelligemment.
Et honnêtement, cette pression finit parfois :
par épuiser tout le monde.
Je me souviens très bien d’un été où nous avions prévu énormément :
- de sorties,
- d’activités,
- de visites.
Et paradoxalement, les enfants semblaient :
de plus en plus nerveux.
Comme si leur cerveau n’avait plus jamais :
de véritable pause.
Certains enfants semblent particulièrement incapables de supporter le vide
Je l’ai énormément observé avec mon plus jeune.
Dès qu’un moment ralentissait un peu, il devenait :
- agité,
- irritable,
- incapable de patienter,
- et immédiatement en demande :
de stimulation.
Pendant longtemps, je pensais qu’il “manquait d’autonomie”.
Aujourd’hui, je crois surtout que certains enfants absorbent énormément :
- les images,
- les émotions rapides,
- le bruit,
- et la stimulation permanente du quotidien moderne.
Et honnêtement, ces enfants-là ont souvent énormément besoin :
- de lenteur,
- de nature,
- de silence,
- et de journées beaucoup moins remplies.
Les parents aussi ont parfois oublié comment ralentir
Je crois sincèrement qu’il faut aussi regarder ce point-là honnêtement.
Parce qu’au bout d’un moment, nous aussi :
- nous remplissons les silences,
- nous regardons nos téléphones dès qu’un moment ralentit,
- nous avons du mal :
à ne “rien faire”.
Je me souviens très bien d’un après-midi où j’ai réalisé que toute la famille semblait incapable :
de simplement rester tranquille quelques minutes.
Et honnêtement, cela m’a beaucoup fait réfléchir.
Les moments les plus simples deviennent souvent les plus précieux
Avec le temps, nous avons énormément simplifié certaines vacances.
Moins de stimulation permanente.
Moins d’activités enchaînées.
Moins d’écrans automatiques.
Et honnêtement, les changements sont revenus progressivement.
Les enfants ont recommencé :
- à inventer des jeux,
- construire des cabanes,
- dessiner longtemps,
- ou simplement :
jouer ensemble pendant des heures.
Je me souviens très bien d’un après-midi où mes enfants ont transformé tout le salon :
en bateau pirate.
Sans écran.
Sans activité organisée.
Simplement :
avec leur imagination.
Et honnêtement, cela faisait longtemps que je ne les avais pas vus :
aussi absorbés dans leur propre monde.
Les vacances les plus apaisantes sont souvent celles où l’on réapprend à ne pas remplir chaque minute
Avec le temps, je crois que c’est probablement ce qui a le plus changé notre façon de vivre l’été.
Pendant longtemps, je pensais qu’il fallait surtout :
occuper davantage les enfants.
Aujourd’hui, je crois surtout qu’ils ont besoin :
- de vide,
- de lenteur,
- de jeu libre,
- de créativité,
- et de temps pour retrouver :
leur propre imagination.
Et honnêtement, certaines des plus belles journées que nous avons vécues étaient finalement très simples :
- une cabane improvisée,
- une promenade,
- un dessin,
- un pique-nique,
- ou quelques cahiers de vacances et fichiers d’activités pour des vacances plus calmes et intelligentes en famille intégrés naturellement dans le quotidien.