Pourquoi les enfants réclament-ils toujours quelque chose… même après une journée entière d’activités pendant les vacances ?

Cette sensation étrange que beaucoup de parents connaissent : plus on essaie d’occuper les enfants, plus ils semblent insatisfaits

Temps de lecture : 27 min
Par Céline Arnaud, mère de deux enfants.


L’été dernier, il y a eu une journée qui résume parfaitement ce que je ressens parfois pendant les vacances.

On avait pourtant “tout bien fait”.

Le matin :
sortie au marché.
Puis plage.
Glaces.
Baignade.
Retour à la maison.

L’après-midi :
activité peinture sur la terrasse.
Puis dessin animé pendant la grosse chaleur parce que, franchement, tout le monde était épuisé.

Et malgré ça, vers 18h, mon fils tournait déjà dans le salon en répétant :

“Je sais pas quoi faire…”

Je crois que c’est ce moment-là qui m’a vraiment frappée.

Parce qu’au fond, la journée avait été :
pleine.

Et pourtant, il restait cette impression étrange :
que rien ne suffisait vraiment longtemps.

Comme si les enfants avaient constamment besoin :
d’une nouvelle stimulation,
d’une nouvelle activité,
de quelque chose de plus.

Pendant longtemps, j’ai pensé que le problème venait :
du manque d’occupation.

Aujourd’hui, je me demande parfois si ce n’est pas plutôt l’inverse.

Peut-être que certains enfants vivent tellement dans le mouvement, les écrans, les sollicitations et les nouveautés qu’ils ont simplement de plus en plus de mal :
à ressentir le calme,
la satiété,
ou le plaisir des moments simples.

Beaucoup de familles cherchent aujourd’hui des activités éducatives pour occuper intelligemment les enfants pendant les vacances sans les surstimuler afin de retrouver des journées plus fluides et moins épuisantes émotionnellement.


Plus les journées sont remplies, plus certains enfants semblent agités

C’est probablement ce qui m’a le plus surprise avec le temps.

Je pensais sincèrement qu’un enfant qui :

  • sort beaucoup,
  • fait plein d’activités,
  • voit du monde,
  • bouge toute la journée,
    allait naturellement :
    être apaisé.

Et parfois, c’est exactement l’inverse qui se produit.

Je le vois surtout les jours très chargés.

Au retour :

  • les enfants se disputent davantage,
  • deviennent nerveux,
  • réclament encore des écrans,
  • ou semblent incapables :
    de se poser vraiment.

Comme si leur cerveau continuait à chercher :
toujours plus.

Je me souviens d’un retour de parc aquatique où les enfants avaient pourtant passé une journée incroyable.

Dans la voiture, dix minutes après être partis, quelqu’un demandait déjà :

“On fait quoi ce soir ?”

Franchement, ça m’a presque fait rire nerveusement.


Les écrans rendent souvent les moments ordinaires beaucoup moins satisfaisants

Je crois sincèrement que c’est l’un des grands changements des vacances aujourd’hui.

Parce qu’un écran apporte immédiatement :

  • du rythme,
  • des émotions,
  • du bruit,
  • des images,
  • des nouveautés.

Le cerveau reçoit énormément :
en très peu de temps.

Et ensuite, la réalité normale paraît parfois :
beaucoup plus lente.

Je le vois particulièrement après plusieurs jours très numériques.

Les enfants deviennent :

  • moins patients,
  • plus vite lassés,
  • incapables de rester longtemps dans un jeu,
  • ou constamment en train de passer :
    d’une activité à une autre.

Comme si plus rien n’arrivait vraiment :
à remplir suffisamment leur attention.

Alors petit à petit, nous avons commencé à protéger davantage certains moments :

  • les repas,
  • les débuts de matinée,
  • les temps calmes.

Et nous avons intégré plus souvent des jeux éducatifs et supports d’activités pour des vacances plus équilibrées sans surexposition aux écrans afin d’éviter cette sensation de stimulation permanente.


Beaucoup d’enfants ne savent plus vraiment rester longtemps dans une seule activité

Ça aussi, honnêtement, je ne l’avais pas vu venir.

Quand j’étais petite, je pouvais passer des heures :

  • à dessiner,
  • inventer des histoires,
  • construire des cabanes,
  • ou jouer seule dehors.

Aujourd’hui, certains enfants semblent avoir énormément de mal :
à rester dans le même jeu plus de quinze minutes.

Je le vois très clairement chez moi.

Un jeu commence.
Puis quelqu’un se lasse.
Passe à autre chose.
Puis réclame un écran.
Puis dit qu’il s’ennuie.

Et parfois, la maison entière donne l’impression :
de tourner en boucle autour de cette agitation.


Les parents finissent eux aussi par entrer dans cette logique de stimulation permanente

Et honnêtement, je crois qu’on participe parfois sans le vouloir :
à ce rythme-là.

Parce qu’on veut :

  • faire plaisir,
  • créer de beaux souvenirs,
  • éviter l’ennui,
  • “réussir” les vacances.

Alors on propose :

  • une sortie,
  • une activité,
  • un jeu,
  • un écran,
  • une glace,
  • encore autre chose.

Je me suis rendu compte l’été dernier que moi aussi, j’avais du mal :
avec les temps vides.

Comme si une journée calme risquait immédiatement :
de devenir une mauvaise journée.


Les enfants retrouvent souvent le plaisir des choses simples… après un temps d’adaptation

Le plus difficile, honnêtement, c’est le début.

Quand on ralentit :

  • les enfants râlent davantage,
  • tournent en rond,
  • disent qu’ils s’ennuient,
  • réclament énormément d’attention.

Et puis, progressivement, quelque chose revient.

Je me souviens d’un après-midi où, après presque une heure à se plaindre qu’il “n’y avait rien à faire”, mon fils a fini par sortir :

  • des cartons,
  • du scotch,
  • des coussins,
    et a construit une espèce de vaisseau spatial absurde dans le salon.

Il y a passé :
tout l’après-midi.

Sans écran.
Sans qu’on intervienne.
Sans même nous appeler.

Et honnêtement, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas vu aussi absorbé.


Certaines des meilleures journées sont finalement les moins “spectaculaires”

Aujourd’hui, je remarque quelque chose d’assez simple.

Les journées dont mes enfants reparlent le plus ne sont pas forcément :
les plus remplies.

Ce sont souvent :

  • les cabanes improvisées,
  • les soirées où on mange dehors,
  • les jeux inventés n’importe comment,
  • les longues discussions avant de dormir,
  • ou les journées où personne n’avait vraiment regardé l’heure.

Il y avait du bazar partout, évidemment.
Des disputes aussi parfois.

Mais il y avait surtout :
moins de course,
moins de stimulation,
moins de pression.


Peut-être que les enfants ont parfois simplement besoin de redescendre un peu

Aujourd’hui, je cherche moins :
à remplir les journées à tout prix.

J’essaie plutôt de laisser un peu plus de place :
au vide,
à l’ennui,
aux moments lents.

Pas parce que c’est “parfait”.
Ni parce que les enfants deviennent soudainement calmes et autonomes du jour au lendemain.

Certaines journées restent encore :
chaotiques,
bruyantes,
et épuisantes.

Mais quand le rythme ralentit vraiment, il se passe souvent quelque chose d’assez inattendu.

Les enfants recommencent à inventer.
À jouer plus longtemps.
À profiter davantage des petits moments.

Et parfois, en fin de journée, toute la maison semble un peu moins :
fatiguée de chercher constamment quelque chose de plus.