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Fiche « Ce qui m'aide à l'école » : un support à construire avec l'enfant

Beaucoup d'élèves savent très bien ce qui les aide en classe, mais n'ont pas toujours l'occasion de le dire. La fiche « Ce qui m'aide à l'école » leur donne une page pour cela. Elle se construit avec un adulte de confiance, à l'oral, par le dessin ou par écrit.

En bref

La fiche « Ce qui m'aide à l'école » est un support à imprimer, rempli avec l'enfant : ce qu'il aime et réussit, ce qui l'aide en classe et en dehors, ce qui le gêne, ce qu'il aimerait que les adultes sachent. Choisissez un moment calme, laissez l'enfant dicter ou dessiner, relisez avec lui, puis décidez ensemble à qui la donner. Elle n'est ni un document médical ni un PAP.

À quoi sert la fiche et à quel âge l'utiliser

La fiche est un support à imprimer, que l'enfant construit avec un adulte de confiance. Le PDF compte deux pages : la fiche, puis son mode d'utilisation. La fiche rassemble ce que l'élève aime et réussit, ce qui l'aide en classe et en dehors, ce qui le gêne ou le fatigue, ce qui l'aide quand c'est difficile, ce qu'il aimerait que les adultes sachent et à qui il accepte de la montrer. Elle lui donne des mots avant une rentrée, un changement de classe ou une rencontre avec l'équipe.

Télécharger la fiche à imprimer (PDF, 2 pages)

Aucun âge n'est fixé. La fiche convient dès que l'enfant peut dire, montrer ou dessiner ce qui l'aide. Un jeune enfant la remplira surtout à l'oral, avec un adulte qui note ses mots. Un adolescent peut l'écrire seul, puis la relire avec vous. Elle concerne tout élève qui a besoin d'être mieux compris, qu'il suive ou non des séances d'orthophonie ou un autre soin.

Ce support a été conçu par Pass Éducation. Il n'a aucun caractère officiel : aucun texte ne l'exige et aucune école n'est tenue de l'utiliser. Sans viser l'école en particulier, la Convention internationale des droits de l'enfant, adoptée le 20 novembre 1989, pose un principe voisin : son article 12 garantit à l'enfant capable de discernement le droit d'exprimer librement son opinion sur toute question qui l'intéresse. Ses opinions doivent être dûment prises en considération, eu égard à son âge et à son degré de maturité. Pour aller plus loin, les repères pour aider l'élève à exprimer ses besoins complètent utilement cette fiche.

Ce que contiennent les rubriques

La fiche suit une progression simple, qui part du positif avant d'aborder les difficultés.

  • « Ce que j'aime et ce que je réussis » : les matières, les jeux, les activités, les personnes qui font du bien à l'enfant et ses réussites. Ce peut être « dessiner », « les maths en groupe » ou « la bibliothèque ». Les réponses rappellent à l'équipe que l'élève a des points d'appui.
  • « En classe » : un tableau où l'enfant entoure un visage pour chaque ligne (ça m'aide beaucoup, un peu, pas vraiment). Par exemple « Qu'on me redise la consigne avec d'autres mots », « Voir un exemple avant de commencer », « Être placé(e) près de l'adulte ou loin du bruit ».
  • « Ce qui me gêne ou me fatigue » : les situations qui compliquent la classe, comme « quand il y a beaucoup de bruit », « copier longtemps » ou « lire à voix haute devant tout le monde ».
  • « En dehors de la classe, ce qui m'aide » : à la récréation, à la cantine, en sortie scolaire.
  • « Quand c'est difficile » : comment l'enfant peut le montrer ou le dire, et ce qui l'aide à repartir. Un signe convenu avec l'enseignant, une pause courte ou une reformulation peuvent y figurer.
  • « Ce que j'aimerais que les adultes sachent » : un espace libre pour tout le reste, y compris une inquiétude ou un souhait pour l'année.
  • « Je suis d'accord pour montrer ma fiche à » : des cases à cocher (enseignant ou enseignante, AESH, parents, orthophoniste, autre).

La fiche décrit des besoins vécus et des gestes utiles, en classe et en dehors. Elle ne contient ni diagnostic ni résultat de bilan.

Comment la construire avec l'enfant, pas à pas

  1. Choisir un moment calme. Évitez le retour de classe fatigué ou la veille d'une évaluation. Un moment sans écran, sans frère ou sœur qui interrompt, donne de meilleures réponses.
  2. Dire à quoi sert la fiche. Elle aide les adultes à mieux comprendre ce qui aide l'enfant. Ce n'est ni une note, ni un contrôle, et il peut changer d'avis.
  3. Laisser l'enfant dicter ou dessiner. Posez une rubrique à la fois, avec des questions ouvertes : « Qu'est-ce qui t'aide quand tu dois copier ? » Acceptez les réponses telles quelles, même brèves.
  4. Ne rien écrire à sa place sans le relire avec lui. Si vous notez ses mots, relisez-les à voix haute et demandez : « C'est bien ce que tu voulais dire ? » L'enfant peut corriger, retirer ou ajouter.
  5. Décider avec lui à qui on la donne. La fiche propose de cocher l'enseignant ou l'enseignante, l'AESH, les parents, l'orthophoniste ou une autre personne. L'enfant peut aussi choisir de ne la montrer à personne pour le moment. L'enfant peut vouloir montrer certaines rubriques seulement.
  6. Choisir une ou deux aides à essayer. Avec l'enseignant ou l'enseignante, retenez ce qui est réaliste en classe, puis redemandez à l'enfant si cela l'aide vraiment.
  7. La mettre à jour. Refaites-la à chaque changement de classe, d'école ou d'accompagnement.

La variante sans écrit repose sur des images et sur la parole. L'enfant choisit des pictogrammes ou dessine ses réponses, ou vous enregistrez ses réponses dictées et les reportez ensuite sur la fiche. Les repères sur les pictogrammes et supports de communication aident à choisir des images lisibles.

Conseils pratiques pour la remplir et la partager

Il est utile de commencer par un brouillon, au crayon, que l'enfant peut raturer. Une fiche trop parfaite décourage les corrections.

Il est utile aussi de partir de situations précises pour l'aider à dire une action concrète, avec ses mots : « qu'on me laisse un moment pour répondre » est plus exploitable qu'un simple « lent ». Si l'enfant emploie des mots durs sur lui-même, notez-les s'il le souhaite, puis cherchez avec lui ce qui l'aiderait vraiment.

Avant de remettre la fiche, relisez-la avec lui en vous demandant si chaque phrase lui convient. Une version courte, avec seulement les rubriques que l'enfant veut partager, est tout à fait possible. Une rencontre en face à face avec l'enseignant se prépare mieux avec la fiche en main : le guide pour préparer une réunion avec l'enfant propose d'autres idées.

Pour la mise à jour, refaites-la à chaque changement de classe, d'école ou d'accompagnement, ou dès que l'enfant dit que quelque chose a changé. Datez chaque version et gardez l'ancienne : l'enfant voit ainsi ce qui a évolué. Rayer une ligne qui ne correspond plus fait partie de l'exercice.

Vous recherchez un ou une orthophoniste pour vous ou votre enfant ?

Décrivez votre besoin et indiquez votre commune. Votre demande pourra être présentée aux orthophonistes partenaires qui acceptent des demandes dans votre secteur. Ce formulaire sert uniquement à rechercher un ou une orthophoniste : il ne permet pas de demander une AESH, un aménagement ou un dossier MDPH.

Décrire mon besoin et rechercher votre orthophoniste

Le dépôt d'une demande ne constitue pas un rendez-vous et ne garantit pas l'obtention d'une place.

Ce qu'il vaut mieux éviter

La fiche n'est ni un document médical ni une évaluation. Évitez d'y recopier un diagnostic, des scores ou des extraits de compte rendu : elle ne sert pas à cela. Évitez aussi de la remplir à la place de l'enfant, de la remettre sans son accord ou de la présenter comme une obligation.

Elle ne remplace ni un PAP ni un PPS. Selon le site Mon Parcours Handicap, le PAP s'adresse aux élèves dont les difficultés durables ont pour origine un ou plusieurs troubles des apprentissages, sans reconnaissance du handicap. Il est demandé par la famille ou proposé par l'école. Le PPS, lui, concerne les enfants reconnus en situation de handicap par la CDAPH. Les repères sur PAP, PPS et MDPH détaillent ces démarches. La fiche peut en revanche servir de point de départ à la discussion avec l'équipe, car elle montre comment l'enfant vit sa classe.

Le GEVA-Sco, recueil d'informations destiné à la MDPH, prévoit une rubrique pour les remarques de l'élève et/ou de ses parents. La fiche peut aider l'enfant à préparer ce qu'il souhaite dire, mais elle ne fait pas partie de ce document.

Enfin, la fiche traite d'organisation scolaire, pas d'un trouble en particulier. Si une difficulté de langage, de lecture ou de calcul vous inquiète, les pages sur les difficultés et troubles expliquent à quel moment un bilan peut se justifier.

Vers qui se tourner en cas de difficulté

Si la fiche reste sans effet ou si l'enfant n'ose pas la montrer, commencez par l'enseignant ou, au collège, le professeur principal. Le directeur ou la directrice d'école peut aussi organiser un échange. Pour un élève qui a un PPS, l'enseignant référent est l'interlocuteur privilégié de la famille. Les repères sur les aides à l'école présentent ces interlocuteurs.

Le médecin qui suit l'enfant peut aider à faire le point sur ce qui relève du soin. L'orthophoniste est un interlocuteur parmi d'autres, et seulement si l'enfant est suivi ou si un bilan est envisagé. Si vous cherchez un ou une orthophoniste, le formulaire de recherche de l'espace est prévu pour cela, et uniquement pour cela : il ne remplace aucune démarche auprès de l'école ou de la MDPH, et le dépôt d'une demande ne garantit pas l'obtention d'un rendez-vous.

Vous recherchez un ou une orthophoniste pour vous ou votre enfant ?

Indiquez votre commune et décrivez votre besoin. Le motif est déjà proposé, vous pouvez le modifier. Ce formulaire sert uniquement à rechercher un ou une orthophoniste : il ne permet pas de demander une AESH, un aménagement ou un dossier MDPH.

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Le dépôt d'une demande ne constitue pas un rendez-vous et ne garantit pas l'obtention d'une place.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la fiche « Ce qui m'aide à l'école » ?

C'est un support à imprimer, conçu par Pass Éducation, que l'enfant remplit avec un adulte de confiance. Il rassemble ce que l'élève aime et réussit, ce qui l'aide en classe et en dehors, ce qui le gêne ou le fatigue, ce qui l'aide quand c'est difficile et ce qu'il aimerait que les adultes sachent. Il n'a aucun caractère officiel.

À quel âge peut-on remplir une fiche besoins élève avec un enfant ?

Aucun âge n'est fixé. La fiche convient dès que l'enfant peut dire, montrer ou dessiner ce qui l'aide. Un jeune enfant dicte ses réponses à un adulte, un adolescent peut la rédiger seul puis la relire avec vous.

La fiche remplace-t-elle un PAP ou un PPS ?

Non. Le PAP et le PPS sont des dispositifs distincts, avec leurs propres démarches : le PAP se met en place avec l'école, le PPS relève de la CDAPH. La fiche peut seulement aider l'enfant et la famille à préparer ces échanges.

Peut-on remplir la fiche sans écrire ?

Oui. L'enfant peut choisir des pictogrammes, dessiner ses réponses ou les dicter à un adulte, qui les reporte ensuite sur la fiche. L'essentiel est de relire le résultat avec lui pour vérifier qu'il s'y retrouve.

À qui remettre la fiche une fois remplie ?

Cela se décide avec l'enfant, en cochant ensemble les destinataires : l'enseignant ou l'enseignante, l'AESH, les parents, l'orthophoniste, une autre personne, ou personne pour l'instant. Il peut aussi choisir de ne montrer que certaines rubriques.

Faut-il suivre des séances d'orthophonie pour utiliser la fiche ?

Non. La fiche s'adresse à tout élève qui gagnerait à être mieux compris en classe. Elle n'est pas un document de soin et ne suppose ni bilan, ni suivi orthophonique.

Rédaction Pass Éducation, mise à jour le 08/11/2026.