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Mon enfant oublie des lettres ou des syllabes en écrivant

Un mot écrit « chocot » pour « chocolat », un « r » qui disparaît au milieu d'un mot : beaucoup de parents l'ont remarqué dans les cahiers. Ces oublis peuvent avoir des origines très différentes, et la plupart des enfants en font en apprenant à écrire. Voici comment les repérer, comment aider à la maison et quand demander un avis.

En bref

Oublier des lettres ou des syllabes en écrivant est fréquent chez l'enfant qui apprend, surtout quand il écrit vite ou se fatigue. Cela mérite attention quand ces oublis persistent, touchent des mots qu'il connaît et reviennent d'une dictée à l'autre. Seul un bilan du langage écrit permet de comprendre ce qui les explique.

Ce que l'on observe au quotidien

Les oublis prennent des formes variées. Les repérer précisément aide à mieux décrire la situation à l'enseignant ou à l'orthophoniste.

  • Une syllabe disparaît dans un mot long : « mercredi » devient « mecredi », « chocolat » devient « chocot », « ordinateur » devient « ordinateu ».
  • Une lettre manque dans un groupe de consonnes : « table » devient « tale », « bras » devient « bas ».
  • Les fins de mots s'effacent : lettres muettes, marques du pluriel, terminaisons des verbes.
  • Les oublis changent selon la situation : rares en copie, plus fréquents en dictée, très nombreux en rédaction libre ou quand l'enfant écrit vite.
  • En relisant, l'enfant ne voit pas ce qui manque, alors qu'il corrige facilement le même défaut chez un camarade.
  • Un même mot est parfois juste dans une phrase et incomplet dans la suivante.

Ces exemples décrivent des manifestations, pas un diagnostic. Un enfant qui oublie des lettres n'a pas forcément un trouble : la fatigue, la précipitation ou un apprentissage encore récent suffisent parfois. À l'inverse, des oublis très fréquents et durables méritent d'être regardés de plus près.

Ce qui peut l'expliquer

Écrire un mot demande de faire plusieurs choses en même temps : le garder en tête, l'entendre dans sa tête, le découper en sons, choisir les lettres, puis réaliser le geste. Un oubli peut naître à chacune de ces étapes.

  • L'analyse des sons du mot. Si l'enfant a du mal à repérer chaque syllabe ou chaque son, certains passent inaperçus. C'est ce que la conscience phonologique permet d'observer.
  • La mémoire de travail. Garder un mot en tête pendant qu'on l'écrit est difficile quand le mot est long ou la phrase dictée trop rapide.
  • La mémoire de l'orthographe des mots. Un mot rencontré souvent mais jamais vraiment mémorisé reste incomplet.
  • Le geste d'écriture. Quand écrire demande beaucoup d'efforts, l'enfant économise : il saute des lettres pour aller plus vite ou finir.
  • La parole. Un enfant qui prononce de façon approximative certains mots peut les écrire comme il les dit.
  • L'attention et la fatigue. Les oublis augmentent en fin de journée ou en fin de dictée.

Quand les oublis s'ajoutent à d'autres difficultés, par exemple des mots écrits « comme ils s'entendent » ou des règles connues mais non appliquées, la question d'une dysorthographie peut se poser, et l'on peut alors comprendre la dysorthographie plus en détail. Seul un bilan permet de trancher, et il ne se devine pas à distance.

Conseils pour aider votre enfant à écrire les mots en entier

Le plus efficace est de proposer peu de choses, souvent, et de façon précise. Quelques minutes bien ciblées valent mieux qu'une longue séance qui épuise.

  1. Choisir une seule cible à la fois. Par exemple, ne surveiller pendant une semaine que les fins de mots. Exemple : dans un texte de quelques lignes, l'enfant entoure seulement les terminaisons.
  2. Découper le mot à voix haute avant de l'écrire. Exemple : pour « chocolat », l'enfant dit « cho-co-lat » en tapant dans sa main à chaque syllabe, puis écrit une syllabe après l'autre.
  3. Relire avec le doigt, mot par mot. L'œil a tendance à compléter ce qui manque. Exemple : l'enfant glisse son crayon sous chaque mot et le lit tel qu'il est écrit, sans deviner.
  4. Relire à rebours. En partant du dernier mot de la phrase, l'attention se porte sur chaque mot isolé. Exemple : on lit la phrase écrite en remontant, mot après mot, et on s'arrête à chaque mot qui semble court.
  5. Dire la phrase entière avant d'écrire. Exemple : pour une dictée, redire la phrase à voix basse, puis l'écrire en comptant les mots sur les doigts.
  6. Tenir un petit carnet de mots difficiles. On n'y note que les mots dont l'enfant oublie souvent une lettre, avec la partie délicate surlignée. Exemple : « mercredi », avec le « r » en couleur.
  7. Revoir les mots à intervalles espacés. Exemple : réviser un mot le jour même, puis le lendemain, puis quelques jours plus tard, plutôt que de le recopier à la suite.
  8. Laisser du temps à la relecture. Exemple : après un exercice, prévoir un moment calme pour relire, avec une seule consigne : « Cherche les lettres qui manquent. »

Des supports d'entraînement sont aussi proposés sur Pass Éducation, notamment des ressources pour l'enfant dysorthographique, utiles pour varier les exercices.

Vous cherchez un rendez-vous pour votre enfant ?

Décrivez votre besoin (bilan, suivi ou orientation) et indiquez votre commune, ou votre pays si vous vivez hors de France. Votre demande pourra être présentée aux orthophonistes partenaires qui acceptent des demandes dans votre secteur.

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Le dépôt d'une demande ne constitue pas un rendez-vous et ne garantit pas l'obtention d'une place.

Ce qu'il vaut mieux éviter

Face à des cahiers pleins de fautes, il est naturel de vouloir agir vite. Certaines réactions, pourtant, entretiennent la difficulté sans la corriger. Ce n'est pas une faute de parent : ce sont des réflexes courants.

  • Faire recopier de longues séries de mots. La copie machinale se fait sans réfléchir au mot, et l'oubli revient à la prochaine dictée.
  • Marquer chaque faute en rouge. Trop de corrections découragent et masquent le type d'erreur le plus important.
  • Parler d'étourderie ou de paresse. Un enfant qui oublie des lettres cherche le plus souvent à bien faire, avec les moyens dont il dispose.
  • Dicter vite pour « habituer ». Un rythme trop rapide augmente les oublis et la tension.
  • Comparer avec un frère, une sœur ou un camarade. Chaque enfant avance à son rythme.
  • Multiplier les exercices le soir. La fatigue aggrave les oublis et abîme le plaisir d'écrire.

Quand et vers qui demander un avis

Parlez-en d'abord à l'enseignant, qui voit votre enfant écrire en classe et peut dire si les oublis sont constants ou liés à certains moments. Une demande d'avis est utile quand les oublis durent malgré l'entraînement, touchent aussi des mots simples, s'accompagnent de difficultés en lecture, d'une écriture très lente ou fatigante, ou font souffrir l'enfant (refus d'écrire, perte de confiance).

Le médecin traitant ou le pédiatre est le bon premier contact : il peut vérifier l'audition et la vue, regarder le contexte général et rédiger la prescription du bilan, car le bilan orthophonique se fait sur prescription médicale. Un ou une orthophoniste pourra alors réaliser un bilan du langage écrit et dire si une rééducation est utile. Selon ce qui est observé, d'autres professionnels peuvent compléter l'évaluation, par exemple un ou une ergothérapeute si le geste d'écriture est en cause.

À l'école, si la difficulté est durable, la famille peut demander un plan d'accompagnement personnalisé (PAP), ou l'école peut le proposer. Il s'appuie sur l'avis du médecin de l'Éducation nationale et sur les bilans transmis.

Si vous cherchez une orthophoniste, vous pouvez décrire votre besoin une seule fois : selon votre secteur, la demande pourra être présentée aux orthophonistes partenaires qui acceptent des demandes. Elle ne garantit pas l'obtention d'un rendez-vous.

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Indiquez votre commune, ou votre pays si vous vivez hors de France. Le motif est déjà proposé, vous pouvez le modifier.

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Le dépôt d'une demande ne constitue pas un rendez-vous et ne garantit pas l'obtention d'une place.

Questions fréquentes

Pourquoi mon enfant oublie-t-il des lettres en écrivant ?

Les causes sont multiples : fatigue, écriture trop rapide, difficulté à repérer tous les sons d'un mot, mémoire de travail sollicitée ou mot mal mémorisé. Une même manifestation peut venir de causes différentes. Seul un bilan du langage écrit permet de savoir ce qui est en jeu chez votre enfant.

Mon enfant oublie des syllabes en écrivant : est-ce grave ?

Ce n'est pas forcément grave : les mots longs sont souvent écrits de façon incomplète au début des apprentissages. Cela mérite un avis si les oublis persistent malgré l'entraînement ou touchent des mots courants. Parlez-en à l'enseignant puis au médecin de votre enfant.

Mon enfant oublie des lettres seulement en dictée, pourquoi ?

La dictée demande d'écouter, de retenir la phrase et d'écrire en même temps, ce qui sollicite beaucoup la mémoire de travail et l'attention. Un enfant qui écrit correctement en copie peut donc oublier des lettres quand il doit écrire sous dictée. Un rythme plus lent et la répétition de la phrase aident souvent.

Comment l'aider à repérer les lettres qu'il oublie ?

Faites-lui relire son texte avec le doigt sous chaque mot, en lisant exactement ce qui est écrit, ou en partant de la fin de la phrase. Cherchez un seul type d'oubli à la fois, par exemple les fins de mots. Cette relecture ciblée évite que l'œil complète ce qui manque.

Faut-il consulter un ou une orthophoniste quand un enfant oublie des lettres ?

Un avis est utile quand les oublis durent, se répètent d'une dictée à l'autre ou s'ajoutent à d'autres difficultés en lecture ou en écriture. Le bilan orthophonique se fait sur prescription médicale. Il permet de comprendre la difficulté et de savoir si une rééducation est utile.

Rédaction Pass Éducation, mise à jour le 08/11/2026.