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Fiche élève · Lycée

Les études à l'étranger : Erasmus+ et autres pistes

Partir étudier à l'étranger se prépare bien plus tôt que la plupart des élèves ne l'imaginent, souvent un an à l'avance. Cette séance courte distingue la mobilité pendant les études et le départ direct après le bac, pose le calendrier et la question du coût. Elle se mène en première comme en terminale.

30 minAxe 3 du Parcours Avenir, élaborer son projet d'orientation, en intégrant une dimension internationale et un calendrier de candidature anticipé. Axe 2, sens de l'engagement et de l'initiative, par la démarche personnelle que suppose une candidature à l'étranger.
Les études à l'étranger : Erasmus+ et autres pistes

Objectifs

  • Distinguer une mobilité pendant les études supérieures et une inscription directe dans un établissement étranger après le bac.
  • Identifier Erasmus+ comme un programme de l'Union européenne et savoir qui en gère les candidatures.
  • Situer les démarches dans un calendrier réaliste, souvent un an avant le départ.
  • Poser la question du coût sans chiffre inventé, et savoir où le vérifier.
  • Repérer les sites officiels et les interlocuteurs de l'établissement.

Déroulé de la séance

  1. Déclencheur (5 min) : chacun écrit un pays et une raison, la classe repère ce qui relève du projet et ce qui relève de l'envie de voyage.
  2. Apport cadré (10 min) : les deux grandes voies, mobilité pendant les études ou départ direct, et ce que couvre Erasmus+.
  3. Travail sur le calendrier (7 min) : reconstitution de la chronologie d'une candidature à rebours de la date de départ.
  4. Remplissage de la fiche (6 min) : projet, coût à vérifier, prochaine démarche.
  5. Clôture (2 min) : interlocuteurs de l'établissement et sites officiels à consulter.

Deux projets très différents

Les élèves parlent d'« études à l'étranger » sans distinguer deux situations qui n'ont ni le même calendrier ni le même niveau de difficulté. La première est la mobilité pendant les études supérieures : l'élève s'inscrit en France, puis part un semestre ou une année, dans le cadre d'un accord entre établissements. La seconde est l'inscription directe dans un établissement étranger dès l'après-bac, avec des démarches administratives, linguistiques et financières bien plus lourdes.

Commencez toujours par cette distinction. Elle rassure la majorité de la classe, pour qui la mobilité en cours d'études est la voie la plus accessible, et elle recentre les rares projets de départ immédiat sur un calendrier sérieux. Le panorama des voies décrit sur la page que faire après le bac sert de point d'appui, tout comme la page l'orientation en terminale.

Erasmus+, en une phrase. C'est le programme de l'Union européenne pour l'éducation, la formation, la jeunesse et le sport. Il finance des mobilités d'études, de stage et de formation, y compris pour des apprentis et des élèves de lycée professionnel. Les candidatures passent par l'établissement, pas par l'élève directement. Conditions et pays participants sur agence.erasmusplus.fr.

Prérequis et matériel

Aucun prérequis. Prévoyez la fiche élève, un vidéoprojecteur pour ouvrir les sites officiels, et si votre établissement a un référent mobilité ou un enseignant de langue impliqué dans un partenariat, invitez-le pour dix minutes. Les mobilités du secondaire relèvent souvent de la délégation académique aux relations européennes, internationales et à la coopération.

Conseils d'animation

Ne donnez aucun montant de bourse ni de frais de scolarité de mémoire. Les frais varient fortement selon le pays et l'établissement, et les aides évoluent chaque année. La bonne réponse pédagogique est : voici où le vérifier, faisons-le ensemble maintenant.

Traitez la langue comme une donnée pratique et non comme un obstacle moral. Certaines formations exigent un test de langue avec un score minimal, à passer plusieurs mois à l'avance, ce qui est souvent le vrai facteur limitant.

Le piège de calendrier. Pour un départ direct après le bac, les dossiers de certaines formations ou destinations se déposent à l'automne de l'année de terminale, parfois avant même la formulation des vœux sur la plateforme française décrite sur la page Parcoursup. Un élève qui s'y intéresse en avril risque donc d'avoir déjà manqué des échéances importantes. Faites cette séance en première quand c'est possible.

Différenciation

Pour les élèves qui visent une mobilité pendant les études, orientez le travail vers le choix de la formation française : certaines, comme les BUT, les licences et les masters, intègrent des semestres à l'étranger dans leur maquette. Pour les élèves en voie professionnelle ou en apprentissage, rappelez que la mobilité leur est ouverte, y compris pendant un contrat d'apprentissage, sous conditions.

Évaluation

La fiche remplie suffit. Un travail réussi distingue les deux voies, nomme au moins un interlocuteur réel de l'établissement, place au moins une démarche à une date précise et cite un site officiel consulté. Une fiche qui annonce un montant de bourse sans source doit être reprise : c'est exactement l'erreur que la séance vise à corriger.

Prolongements

Proposez à un élève ayant vécu une mobilité de venir dix minutes témoigner l'année suivante, c'est le prolongement le plus efficace. Pour les élèves dont le projet international masque surtout une indécision, le test d'orientation propose des pistes, il ne décide rien.

Sources

Télécharger le diaporama (PDF)

Questions fréquentes

Faut-il être bon en langues pour partir étudier à l'étranger ?

Il faut atteindre le niveau exigé par la formation visée, ce qui n'est pas la même chose. Certaines destinations demandent un test avec un score minimal, d'autres proposent des cours en anglais ou une remise à niveau sur place. La règle utile est de vérifier l'exigence avant de fixer la destination.

Erasmus+ concerne-t-il seulement les étudiants à l'université ?

Non. Le programme finance aussi des mobilités en lycée professionnel, en formation en apprentissage et pour des stages. Les modalités et les publics éligibles sont détaillés sur le site de l'agence Erasmus+ France, et la candidature passe toujours par l'établissement.

Combien coûte une année d'études à l'étranger ?

Il n'y a pas de réponse générale : les frais de scolarité vont de la quasi-gratuité à des sommes très élevées selon le pays et l'établissement, et le logement pèse souvent davantage. La démarche à enseigner est de vérifier trois postes sur des sites officiels, scolarité, logement et aides, plutôt que de retenir un chiffre.

À quel niveau faut-il aborder ce sujet avec les élèves ?

En première de préférence, en terminale au plus tard avant l'automne. Pour un départ direct après le bac, certaines formations ou procédures clôturent leurs candidatures pendant l'automne de la terminale, avant même la formulation des vœux en France. Une séance menée au printemps peut arriver trop tard pour ces projets.

Ressource Pass Éducation, libre d'utilisation en classe. Mise à jour : 20/10/2026.