Règle de conjugaison
Les verbes du premier groupe
Qu'est-ce qu'un verbe du premier groupe ?
Les verbes du premier groupe sont tous les verbes dont l'infinitif se termine par -er, à la seule exception du verbe aller, qui appartient au troisième groupe. Ce sont de très loin les plus nombreux : chanter, aimer, parler, jouer, manger, marcher… La plupart des verbes nouveaux entrent d'ailleurs dans cette catégorie.
Leur grand avantage est la régularité : une fois le radical isolé, les terminaisons sont presque toujours les mêmes. C'est pourquoi on les apprend en premier.
La conjugaison régulière au présent
Au présent de l'indicatif, on prend le radical (le verbe sans la terminaison -er) et l'on ajoute les terminaisons : -e, -es, -e, -ons, -ez, -ent. Pour aimer, le radical est « aim- » : j'aime, tu aimes, il aime, nous aimons, vous aimez, ils aiment.
Le modèle « chanter » au présent
| Personne | Forme |
|---|---|
| je | chante |
| tu | chantes |
| il/elle | chante |
| nous | chantons |
| vous | chantez |
| ils/elles | chantent |
Les particularités orthographiques
Si la conjugaison du premier groupe est régulière à l'oreille, certaines familles de verbes connaissent de petites adaptations de l'écriture pour conserver la bonne prononciation. Ces adaptations ne changent pas la terminaison, elles concernent seulement le radical, et elles reviennent toujours dans les mêmes situations.
Les verbes en -cer prennent une cédille devant a et o pour garder le son [s] : nous plaçons, je plaçais, il avança. Les verbes en -ger ajoutent un e devant a et o pour garder le son doux : nous mangeons, je mangeais, nous voyageons. Les verbes en -yer changent le y en i devant un e muet : je nettoie, tu emploies, il paie. Les verbes en -eler et -eter doublent souvent la consonne ou prennent un accent grave : j'appelle, je jette, mais aussi j'achète, je pèle, je gèle.
Une autre famille mérite l'attention : les verbes en -é(consonne)er comme espérer ou céder. Devant une terminaison muette, l'accent aigu se transforme en accent grave : « j'espère », « il cède », alors qu'on écrit « nous espérons » avec l'accent aigu. L'oreille guide souvent le bon choix, car on prononce alors un è ouvert.
Des exemples conjugués
Au futur : je chanterai, je placerai, je mangerai, j'appellerai, je nettoierai. À l'imparfait : je chantais, nous placions, nous mangions, j'appelais. Au passé composé, le participe passé est toujours en -é : j'ai chanté, j'ai placé, j'ai mangé, j'ai appelé. Ces formes montrent que, malgré les petites adaptations du radical, la base de conjugaison reste partout la même : c'est ce qui fait la régularité rassurante de ce groupe.
Le conseil pour ne plus se tromper
Pour les verbes du premier groupe, la vigilance porte moins sur les terminaisons, très régulières, que sur l'orthographe du radical. Dès qu'un verbe se termine par -cer, -ger, -yer, -eler, -eter ou -érer, demandez-vous si la lettre qui suit oblige à une adaptation. Le réflexe utile est d'écouter la prononciation : si le son change, l'écriture s'adapte. En dehors de ces familles, vous pouvez conjuguer en toute confiance, car la règle générale ne souffre aucune exception.