Règle de conjugaison
Le présent de l'indicatif
À quoi sert le présent de l'indicatif ?
Le présent de l'indicatif est le temps qui situe l'action au moment où l'on parle. Quand je dis « je lis une histoire », l'action de lire se déroule maintenant. C'est sans doute le temps le plus employé de la langue française, parce qu'il sert à exprimer bien plus que le seul instant présent.
On l'utilise d'abord pour décrire une action en train de se dérouler : « Le chat dort sur le canapé. » On l'emploie aussi pour énoncer une vérité générale ou une habitude : « L'eau bout à cent degrés », « Tous les matins, je prends le bus. » Enfin, dans un récit, il peut donner de la vie à un événement passé : on parle alors de présent de narration, comme dans « Soudain, la porte s'ouvre et un inconnu entre. »
Comment se forme le présent ?
Le présent se construit à partir du radical du verbe, auquel on ajoute des terminaisons qui changent selon le groupe. Pour bien conjuguer, il faut donc identifier à quel groupe appartient le verbe.
Les verbes du premier groupe se terminent par -er à l'infinitif (sauf aller). Les verbes du deuxième groupe se terminent par -ir et font leur participe présent en -issant (finir, finissant). Tous les autres verbes appartiennent au troisième groupe.
Les terminaisons par groupe
| Personne | 1er groupe (aimer) | 2e groupe (finir) | 3e groupe (souvent) |
|---|---|---|---|
| je | -e (aime) | -is (finis) | -s / -x |
| tu | -es (aimes) | -is (finis) | -s / -x |
| il/elle | -e (aime) | -it (finit) | -t / -d |
| nous | -ons (aimons) | -issons (finissons) | -ons |
| vous | -ez (aimez) | -issez (finissez) | -ez |
| ils/elles | -ent (aiment) | -issent (finissent) | -ent / -ont |
Des exemples conjugués
Voici quatre verbes très courants au présent. Être : je suis, tu es, il est, nous sommes, vous êtes, ils sont. Avoir : j'ai, tu as, il a, nous avons, vous avez, ils ont. Aimer : j'aime, tu aimes, il aime, nous aimons, vous aimez, ils aiment. Finir : je finis, tu finis, il finit, nous finissons, vous finissez, ils finissent.
Au troisième groupe, les modèles sont plus variés. Prendre : je prends, tu prends, il prend, nous prenons, vous prenez, ils prennent. Aller : je vais, tu vas, il va, nous allons, vous allez, ils vont.
Les pièges à connaître
La principale difficulté du premier groupe vient de la forme « je » : on écrit « je joue » et non « je jous », car la terminaison est -e. Attention aussi aux verbes en -cer et -ger : devant la terminaison -ons, ils prennent une cédille ou un e de liaison pour garder le bon son (nous plaçons, nous mangeons).
Au troisième groupe, certains verbes en -dre conservent le d à la troisième personne : il prend, il vend, il répond. En revanche, les verbes comme pouvoir, vouloir et valoir font « je peux, je veux, je vaux » avec un -x inattendu.
Le conseil pour ne plus se tromper
Avant d'écrire la terminaison, posez-vous deux questions : quel est le groupe du verbe, et quel est le sujet ? Une fois le groupe identifié, les terminaisons deviennent presque automatiques. Pour les verbes irréguliers du troisième groupe, le mieux reste de les relire souvent à voix haute : c'est la répétition qui ancre la bonne forme dans la mémoire.