Ce que beaucoup de parents remarquent l’été quand les journées deviennent agitées, bruyantes et émotionnellement épuisantes
Temps de lecture : 25 min
Par Marion Becker, maman de trois enfants.
Je me souviens très bien de cette phrase que je répétais constamment pendant certaines vacances :
“Mais allez jouer un peu…”
Et honnêtement, plus les jours passaient, plus cette demande semblait devenir impossible.
Les enfants sortaient un jeu… puis l’abandonnaient cinq minutes plus tard. Ils commençaient un dessin… puis se relevaient immédiatement. Ils tournaient dans la maison comme s’ils cherchaient quelque chose sans jamais réussir à se poser vraiment.
Et finalement, très vite, la même demande revenait :
“On peut regarder quelque chose ?”
Pendant longtemps, je pensais que mes enfants avaient simplement besoin :
- d’être plus occupés,
- de meilleures activités,
- ou davantage de cadre.
Aujourd’hui, je crois surtout que beaucoup d’enfants ont énormément de mal à retrouver le calme après plusieurs jours très stimulants numériquement.
Parce qu’au fond, les écrans modifient profondément :
- le rythme intérieur,
- l’attention,
- et la capacité du cerveau à rester longtemps dans une activité calme.
Beaucoup de familles cherchent aujourd’hui des /rcv-cahier-vacance-revision/ afin d’aider les enfants à retrouver du jeu autonome et des journées plus sereines pendant les vacances.
Les écrans habituent le cerveau à un rythme extrêmement rapide
Je crois sincèrement que c’est l’une des choses les plus importantes à comprendre.
Quand un enfant passe beaucoup de temps :
- sur YouTube,
- sur des vidéos courtes,
- sur des jeux rapides,
son cerveau s’habitue progressivement :
à recevoir une stimulation permanente.
Les images changent vite.
Le son ne s’arrête jamais.
Les émotions s’enchaînent immédiatement.
Et honnêtement, après plusieurs heures dans ce rythme-là, revenir à quelque chose de calme devient très difficile.
Je le voyais très clairement chez mes enfants.
Après beaucoup d’écrans :
- construire,
- dessiner,
- lire,
- ou jouer calmement
leur semblait soudainement :
beaucoup trop lent.
Comme si leur cerveau cherchait constamment :
quelque chose de plus fort.
Beaucoup d’enfants ne savent plus quoi faire lorsqu’un moment ralentit
Pendant longtemps, je croyais que mes enfants manquaient simplement :
d’imagination.
Mais un jour, j’ai commencé à observer quelque chose de très précis.
Le problème n’était pas qu’ils n’avaient rien à faire.
Le problème, c’est qu’ils avaient énormément de mal :
à entrer dans une activité lente.
Ils voulaient immédiatement :
- quelque chose de drôle,
- rapide,
- stimulant,
- facile,
- et très immédiat émotionnellement.
Et honnêtement, le jeu libre fonctionne rarement comme ça.
Construire une histoire.
Inventer un jeu.
Créer une cabane.
Dessiner longtemps.
Tout cela demande :
du calme mental.
Or beaucoup d’enfants arrivent aux vacances déjà saturés :
de stimulation numérique.
Les vacances favorisent énormément cette agitation intérieure
Pendant l’année, les écrans restent souvent limités par :
- l’école,
- les horaires,
- les activités,
- et les routines.
Pendant les vacances, tout devient plus souple.
Et honnêtement, les écrans remplissent alors énormément de moments :
- le matin,
- dans les trajets,
- pendant les repas,
- après les sorties,
- quand les parents sont fatigués,
- ou lorsqu’il ne se passe “rien”.
Petit à petit, le cerveau des enfants s’habitue alors :
à ne plus jamais ralentir réellement.
Et plus cette stimulation permanente dure plusieurs jours, plus certains enfants deviennent :
- agités,
- nerveux,
- incapables de se concentrer,
- ou émotionnellement explosifs.
Les enfants semblent souvent “électriques” après beaucoup d’écrans
C’est probablement ce qui m’a le plus marquée avec le temps.
Après plusieurs heures :
- de vidéos,
- de tablette,
- ou de console,
mes enfants semblaient incapables :
de retrouver un vrai calme.
Ils parlaient plus fort.
Couraient partout.
Se disputaient davantage.
Supportaient beaucoup moins la frustration.
Je me souviens très bien d’une journée de pluie où les écrans avaient occupé énormément de place.
Le soir, toute la maison semblait :
épuisée.
Les enfants étaient nerveux.
Le moindre détail déclenchait une dispute.
Même les activités qu’ils adorent habituellement ne les intéressaient plus.
Aujourd’hui, je crois surtout que leur cerveau était arrivé :
à saturation de stimulation.
Le jeu autonome revient souvent… mais beaucoup plus lentement qu’on ne l’imagine
Pendant longtemps, je pensais qu’il suffisait simplement :
d’éteindre les écrans.
Mais honnêtement, les premiers jours étaient souvent compliqués.
Les enfants semblaient :
- perdus,
- irritables,
- incapables de jouer longtemps,
- ou constamment en train de réclamer quelque chose.
Et puis progressivement, quelque chose changeait.
Je me souviens très bien d’un après-midi où, après plusieurs journées beaucoup plus calmes, mes enfants ont commencé :
- à construire une ville en coussins,
- inventer une histoire,
- puis jouer ensemble pendant presque deux heures.
Sans écran.
Sans intervention d’adulte.
Honnêtement, cela faisait très longtemps que je ne les avais pas vus aussi absorbés dans un jeu.
Petit à petit, nous avons commencé à intégrer davantage de jeux éducatifs et activités vacances sans écran afin de recréer ces temps beaucoup plus lents dans les journées.
Et cela a complètement changé l’ambiance générale à la maison.
Les enfants hypersensibles semblent particulièrement touchés
Je l’ai énormément observé avec mon plus jeune.
Après plusieurs heures d’écran, il devenait :
- extrêmement nerveux,
- incapable de rester seul calmement,
- très sensible au bruit,
- et émotionnellement très fragile.
Pendant longtemps, je pensais qu’il “gérait mal ses émotions”.
Aujourd’hui, je crois surtout que certains enfants absorbent énormément plus :
- les images,
- les sons,
- les émotions rapides,
- et la surcharge sensorielle des écrans.
Et honnêtement, ces enfants-là ont souvent énormément besoin :
- de silence,
- de lenteur,
- et de journées beaucoup moins stimulantes.
Les parents finissent eux aussi par tourner en rond émotionnellement
Je crois sincèrement que beaucoup de parents connaissent cette fatigue particulière.
Parce qu’au bout de plusieurs jours où les enfants :
- s’ennuient vite,
- réclament constamment des écrans,
- ou deviennent nerveux,
les parents eux aussi finissent :
épuisés.
Je me souviens de certaines vacances où j’avais l’impression de passer mes journées :
à essayer d’occuper tout le monde.
Et honnêtement, plus j’essayais de remplir les journées, plus l’agitation semblait augmenter.
Aujourd’hui, j’essaie beaucoup plus :
de ralentir le rythme général.
Les enfants n’ont pas forcément besoin de plus d’activités
Avec le temps, je crois que c’est probablement ce qui a le plus changé notre façon de vivre l’été.
Pendant longtemps, je pensais qu’il fallait :
- stimuler,
- occuper,
- remplir les journées,
- éviter l’ennui.
Aujourd’hui, je crois surtout que beaucoup d’enfants ont besoin :
- de vide,
- de calme,
- de jeu libre,
- et de journées émotionnellement beaucoup plus respirables.
Et honnêtement, certaines des meilleures journées que nous avons vécues étaient finalement très simples :
- une cabane improvisée,
- un dessin,
- un jeu calme,
- une balade,
- ou quelques activités éducatives et ludiques pour des vacances plus sereines en famille intégrées naturellement dans la journée.
Parce qu’au fond, beaucoup d’enfants ne savent plus vraiment :
comment retrouver le calme après trop de stimulation numérique.