Ce que beaucoup de parents remarquent l’été lorsque tout devient “ennuyeux” en dehors des vidéos et des jeux numériques
Temps de lecture : 25 min
Par Julie Navarro, maman de deux enfants et ancienne bibliothécaire jeunesse.
Je me souviens très bien du moment où cela m’a vraiment frappée.
Nous étions en vacances depuis plusieurs jours et j’avais préparé plein de choses que mes enfants aiment normalement :
- des livres,
- des feutres,
- des jeux,
- des activités créatives,
- même quelques petits bricolages pour les occuper tranquillement.
Et pourtant… rien ne semblait les intéresser longtemps.
Ils ouvraient un livre puis l’abandonnaient rapidement.
Commençaient un dessin puis se levaient presque immédiatement.
Sortaient un jeu… avant de demander quelques minutes plus tard :
“On peut regarder une vidéo ?”
Pendant longtemps, je pensais qu’ils étaient simplement :
- difficiles,
- impatients,
- ou “moins créatifs” que d’autres enfants.
Aujourd’hui, je crois surtout que beaucoup d’enfants ont énormément de mal à retrouver du plaisir dans les activités lentes après plusieurs jours très stimulants numériquement.
Parce qu’au fond, les écrans modernes habituent le cerveau :
- à la rapidité,
- à l’intensité,
- aux récompenses immédiates,
- et à une stimulation permanente.
Et ensuite, tout ce qui demande :
- du temps,
- de la concentration,
- de l’imagination,
semble soudainement :
moins intéressant.
Beaucoup de familles cherchent aujourd’hui des idées d’activités éducatives et créatives pour éloigner les enfants des écrans pendant les vacances afin de retrouver des enfants plus calmes, plus autonomes et davantage connectés au jeu réel.
Les écrans modifient énormément la façon dont les enfants ressentent le plaisir
Je crois sincèrement que c’est l’un des aspects les plus importants à comprendre.
Quand un enfant regarde :
- des vidéos rapides,
- des contenus très stimulants,
- ou joue à certains jeux numériques,
son cerveau reçoit constamment : - des nouveautés,
- des émotions immédiates,
- des récompenses rapides,
- et des changements permanents.
Tout est conçu pour :
retenir son attention.
Et honnêtement, après plusieurs heures dans ce rythme-là, une activité calme paraît soudainement :
- beaucoup plus lente,
- moins “amusante”,
- ou même frustrante.
Je le voyais très clairement chez mes enfants.
Après beaucoup de YouTube :
- lire demandait trop d’effort,
- dessiner les fatiguait vite,
- et même leurs jeux préférés semblaient soudainement :
moins intéressants.
Beaucoup d’enfants n’arrivent plus à entrer dans une activité lente
Pendant longtemps, je croyais qu’ils manquaient simplement :
de patience.
Mais un jour, j’ai réalisé quelque chose de très simple :
mes enfants ne savaient plus vraiment :
comment ralentir suffisamment pour entrer dans une activité calme.
Parce qu’inventer un jeu,
dessiner longtemps,
lire,
ou construire quelque chose,
demande :
- du temps,
- de l’attention,
- et une forme de disponibilité mentale.
Or après plusieurs jours très numériques, leur cerveau semblait constamment :
à la recherche de stimulation rapide.
Je me souviens d’un après-midi où ma fille m’a dit :
“Les livres, c’est trop lent.”
Et honnêtement, cette phrase m’a beaucoup marquée.
Parce qu’au fond, c’est exactement ce que les écrans finissaient par provoquer :
une difficulté à apprécier les choses simples et lentes.
Les vacances amplifient énormément ce phénomène
Pendant l’année, les écrans restent encore limités par :
- l’école,
- les devoirs,
- les activités,
- les horaires.
Pendant les vacances, tout devient beaucoup plus souple.
Et honnêtement, les écrans prennent alors facilement énormément de place :
- le matin,
- pendant les temps calmes,
- dans les trajets,
- après les sorties,
- ou simplement lorsque les parents sont fatigués.
Petit à petit, certaines activités disparaissent presque complètement :
- lire,
- bricoler,
- inventer,
- jouer longtemps,
- créer librement.
Parce que le cerveau s’habitue progressivement :
à quelque chose de beaucoup plus rapide émotionnellement.
Beaucoup de parents pensent que leurs enfants “n’aiment plus lire”
Je crois sincèrement que beaucoup de familles vivent cette inquiétude aujourd’hui.
Pendant longtemps, je pensais moi aussi que mes enfants :
- perdaient le goût des livres,
- ou devenaient moins créatifs.
Mais honnêtement, je crois surtout que leur cerveau avait énormément de mal :
à revenir vers des activités plus lentes après des journées très stimulantes.
Je l’ai remarqué très clairement après plusieurs jours avec moins d’écrans.
Au début, les enfants semblaient :
- perdus,
- agités,
- incapables de se poser.
Puis progressivement, quelque chose revenait.
Les dessins duraient plus longtemps.
Les jeux devenaient plus riches.
Les livres réapparaissaient doucement.
Comme si leur imagination avait simplement besoin :
de retrouver de l’espace.
Les contenus rapides fatiguent énormément l’attention des enfants
Je crois sincèrement que beaucoup de parents sous-estiment cet aspect.
Parce qu’aujourd’hui, beaucoup de contenus sont conçus pour :
- capter immédiatement l’attention,
- éviter le moindre silence,
- et provoquer une stimulation émotionnelle continue.
Le cerveau n’a presque plus besoin :
- d’imaginer,
- de créer,
- ou de faire un effort d’attention prolongé.
Et ensuite, les activités normales de l’enfance deviennent :
beaucoup plus difficiles.
Je le voyais très clairement chez mes enfants.
Après plusieurs heures d’écran :
- ils abandonnaient rapidement leurs jeux,
- changeaient constamment d’activité,
- ou semblaient incapables de rester concentrés longtemps.
Petit à petit, nous avons commencé à intégrer davantage de jeux éducatifs et supports d’activités à imprimer pour des vacances sans écran afin de recréer des temps beaucoup plus calmes dans les journées.
Et honnêtement, leur capacité à se concentrer a énormément changé.
Certains enfants semblent particulièrement sensibles à cette surcharge numérique
Je l’ai énormément observé avec mon fils.
Après plusieurs jours très numériques, il devenait :
- agité,
- incapable de rester longtemps sur une activité,
- plus irritable,
- et émotionnellement très fragile.
Pendant longtemps, je pensais qu’il “manquait d’attention”.
Aujourd’hui, je crois surtout que certains enfants absorbent énormément plus :
- la stimulation visuelle,
- les émotions rapides,
- le bruit,
- et le rythme permanent des écrans.
Et honnêtement, ces enfants-là ont souvent énormément besoin :
- de silence,
- de lenteur,
- de nature,
- et de journées beaucoup moins numériques.
Les parents finissent eux aussi par oublier la lenteur
Je crois sincèrement qu’il faut aussi regarder ce point-là honnêtement.
Parce qu’au bout d’un moment, nous aussi :
- nous scrollons davantage,
- cherchons des distractions rapides,
- et supportons moins facilement le vide.
Je me souviens d’un soir où j’ai réalisé que toute la famille avait passé la journée :
à passer d’un écran à un autre.
Et honnêtement, cela créait une sensation étrange :
d’agitation permanente.
Comme si plus personne ne savait vraiment :
ralentir.
Les enfants retrouvent souvent leur créativité lorsque le rythme change vraiment
Avec le temps, nous avons énormément simplifié certaines journées.
Moins de vidéos automatiques.
Moins de stimulation permanente.
Plus de temps calmes.
Et honnêtement, les changements sont revenus progressivement.
Les livres sont réapparus.
Les dessins ont duré plus longtemps.
Les cabanes ont remplacé certaines vidéos.
Je me souviens très bien d’un après-midi où mes enfants ont passé presque deux heures :
à inventer un “musée” dans le salon avec leurs jouets et leurs dessins.
Sans écran.
Sans bruit permanent.
Simplement absorbés dans leur imagination.
Et honnêtement, cela faisait longtemps que je ne les avais pas vus :
aussi créatifs.
Les vacances les plus apaisantes sont souvent celles où les enfants retrouvent le plaisir des choses simples
Avec le temps, je crois que c’est probablement ce qui a le plus changé notre façon de vivre l’été.
Pendant longtemps, je pensais qu’il fallait surtout :
occuper les enfants davantage.
Aujourd’hui, je crois surtout qu’ils ont besoin :
- de vide,
- de calme,
- de créativité,
- de jeu libre,
- et de journées émotionnellement beaucoup plus respirables.
Et honnêtement, certaines des plus belles journées que nous avons vécues étaient finalement très simples :
- un atelier dessin,
- une cabane improvisée,
- une activité créative,
- un livre lu ensemble,
- ou quelques fichiers d’activités ludiques pour des vacances plus calmes et intelligentes en famille intégrés naturellement dans les journées.
Parce qu’au fond, beaucoup d’enfants ne manquent pas :
d’occupation.
Ils manquent surtout :
de temps pour réapprendre à imaginer.