Cette dépendance permanente à la stimulation que beaucoup de parents remarquent l’été sans réussir à l’expliquer
Temps de lecture : 25 min
Par Amandine Leclerc, mère de deux enfants et ancienne animatrice enfance.
Pendant longtemps, il y avait une phrase qui revenait constamment pendant nos vacances :
“Tu joues avec moi ?”
Et honnêtement, au début, cela me semblait totalement normal.
Mais progressivement, quelque chose a commencé à m’interpeller.
Mes enfants semblaient devenir incapables :
- de jouer seuls,
- d’inventer calmement,
- ou même de rester quelques minutes sans solliciter un adulte ou un écran.
Comme si le moindre moment vide devenait immédiatement :
un problème.
Je me souviens très bien d’un après-midi où toute la maison était remplie :
- de jeux,
- de livres,
- de feutres,
- de Lego,
- de cabanes déjà construites.
Et pourtant, au bout de quelques minutes seulement, mon fils est venu me voir :
“Je sais pas quoi faire…”
Puis immédiatement après :
“On peut regarder quelque chose ?”
Pendant longtemps, je pensais que les enfants d’aujourd’hui avaient simplement :
besoin de plus d’activités.
Aujourd’hui, je crois presque l’inverse.
Je crois surtout que beaucoup d’enfants vivent dans une stimulation tellement constante qu’ils ne savent plus vraiment :
comment entrer seuls dans leur propre imagination.
Beaucoup de familles cherchent aujourd’hui des activités intelligentes pour aider les enfants à retrouver le jeu autonome pendant les vacances afin de recréer des journées plus calmes, plus créatives et moins dépendantes des écrans.
Les écrans occupent le cerveau sans demander d’effort intérieur
Je crois sincèrement que c’est l’un des grands changements de l’enfance aujourd’hui.
Quand un enfant regarde :
- une vidéo,
- un dessin animé,
- ou joue sur une tablette,
tout est déjà créé pour lui.
Les images arrivent immédiatement.
Les émotions sont instantanées.
Le rythme est rapide.
Le cerveau reçoit constamment :
quelque chose de nouveau.
Et honnêtement, après plusieurs heures dans ce fonctionnement, beaucoup d’enfants ont énormément de mal :
à produire eux-mêmes leur propre jeu.
Parce qu’inventer :
- une histoire,
- une cabane,
- un univers,
demande :
du calme mental.
Or beaucoup d’enfants vivent désormais :
dans une stimulation presque continue.
Beaucoup d’enfants semblent perdus dès qu’un moment ralentit
Pendant longtemps, je croyais que mes enfants manquaient simplement :
d’autonomie.
Mais un jour, j’ai commencé à observer quelque chose de très précis.
Dès qu’un moment devenait calme :
- après le déjeuner,
- pendant une journée de pluie,
- dans l’après-midi,
ils semblaient immédiatement :
désorientés.
Comme si leur cerveau cherchait automatiquement :
une stimulation extérieure.
Je me souviens très bien de certaines vacances où mes enfants passaient leur temps :
- à commencer une activité,
- l’abandonner,
- puis réclamer un écran quelques minutes plus tard.
Et honnêtement, ce n’était pas parce qu’ils n’avaient rien pour jouer.
C’était surtout parce qu’ils n’arrivaient plus :
à entrer profondément dans le jeu.
Les vacances amplifient énormément cette difficulté
Pendant l’année, les journées restent encore structurées :
- école,
- horaires,
- activités,
- routines.
Pendant les vacances, tout devient beaucoup plus souple.
Et honnêtement, les écrans remplissent alors très facilement :
- les temps morts,
- les trajets,
- les moments de fatigue,
- les journées où il fait trop chaud,
- ou simplement les périodes où les parents n’ont plus d’énergie.
Petit à petit, les enfants s’habituent alors :
à être occupés en permanence.
Et plus cette habitude dure plusieurs jours, plus certains deviennent incapables :
- de jouer seuls,
- de patienter,
- ou simplement :
de s’ennuyer un peu.
Le jeu libre demande une capacité que les écrans fatiguent énormément
Je crois sincèrement que beaucoup de parents sous-estiment cet aspect.
Parce qu’un vrai jeu autonome demande :
- de l’attention,
- de l’imagination,
- de la patience,
- et surtout :
la capacité de rester longtemps dans une activité lente.
Or les contenus numériques modernes fonctionnent souvent exactement à l’inverse :
- rapidité,
- changement constant,
- récompenses immédiates,
- stimulation permanente.
Je le voyais très clairement chez mes enfants.
Après plusieurs jours avec beaucoup de vidéos :
- ils abandonnaient rapidement leurs jeux,
- se disputaient davantage,
- et semblaient incapables :
de rester absorbés longtemps dans quelque chose.
Petit à petit, nous avons commencé à intégrer davantage de supports éducatifs et jeux à imprimer pour des vacances plus calmes sans écrans afin de recréer des temps beaucoup plus lents dans les journées.
Et honnêtement, leur capacité à jouer seuls a énormément changé.
Beaucoup de parents finissent par devenir “animateurs permanents”
Je crois sincèrement que beaucoup de familles connaissent cette fatigue.
Parce qu’au bout d’un moment, les parents ont l’impression :
de devoir constamment :
- proposer,
- organiser,
- occuper,
- stimuler.
Je me souviens très bien de certaines vacances où j’avais l’impression :
de ne jamais pouvoir m’arrêter.
Parce qu’à peine une activité terminée, il fallait déjà :
trouver autre chose.
Et honnêtement, plus les écrans occupaient de place dans les journées, plus cette dépendance à la stimulation semblait augmenter.
Comme si les enfants perdaient progressivement :
leur capacité à créer seuls.
Certains enfants semblent particulièrement sensibles à cette agitation intérieure
Je l’ai énormément observé avec ma fille.
Après plusieurs jours très numériques, elle devenait :
- incapable de rester seule calmement,
- très irritable,
- émotionnellement agitée,
- et constamment en demande :
d’attention ou de stimulation.
Pendant longtemps, je pensais qu’elle “ne savait pas jouer seule”.
Aujourd’hui, je crois surtout que certains enfants absorbent énormément :
- les images rapides,
- le bruit,
- les émotions permanentes,
- et la surcharge numérique.
Et honnêtement, ces enfants-là ont souvent énormément besoin :
- de silence,
- de nature,
- de lenteur,
- et de journées beaucoup moins stimulantes.
Le retour au jeu autonome arrive souvent progressivement
Pendant longtemps, je pensais qu’il suffisait simplement :
de couper les écrans.
Mais honnêtement, les premiers jours étaient souvent compliqués.
Les enfants semblaient :
- perdus,
- nerveux,
- incapables de jouer longtemps,
- ou constamment en train de réclamer quelque chose.
Et puis progressivement, quelque chose revenait.
Je me souviens très bien d’un après-midi où mes enfants ont commencé :
- à construire une immense cabane,
- puis à inventer une histoire,
- puis à jouer ensemble pendant presque trois heures.
Sans écran.
Sans intervention d’adulte.
Complètement absorbés :
dans leur propre univers.
Et honnêtement, cela faisait longtemps que je ne les avais pas vus :
aussi autonomes.
Les vacances les plus douces sont souvent celles où les enfants réapprennent à créer seuls
Avec le temps, je crois que c’est probablement ce qui a le plus changé notre équilibre familial.
Pendant longtemps, je pensais qu’il fallait surtout :
multiplier les activités.
Aujourd’hui, je crois surtout que beaucoup d’enfants ont besoin :
- de vide,
- de lenteur,
- de jeu libre,
- de créativité,
- et de temps pour retrouver :
leur propre imagination.
Et honnêtement, certaines des plus belles journées que nous avons vécues étaient finalement très simples :
- une cabane improvisée,
- des dessins,
- une chasse au trésor,
- un jeu inventé ensemble,
- ou quelques fichiers d’activités éducatifs pour des vacances plus intelligentes et apaisées en famille intégrés naturellement dans le quotidien.
Parce qu’au fond, beaucoup d’enfants ne manquent pas :
d’activités.
Ils manquent surtout :
de temps pour retrouver leur propre monde intérieur.
- une cabane improvisée,
- ou quelques cahiers de vacances et fichiers d’activités pour des journées plus équilibrées et intelligentes en famille intégrés naturellement dans les vacances.



