Endormissement difficile, agitation du soir, réveils compliqués… ce que beaucoup de familles vivent l’été sans toujours faire le lien avec les écrans
Temps de lecture : 24 min
Par Sofia Martins, mère de deux enfants.
Pendant longtemps, je pensais que les problèmes de sommeil de mes enfants pendant les vacances venaient simplement :
- des couchers plus tardifs,
- de l’excitation de l’été,
- ou des journées trop remplies.
Et honnêtement, cela semblait logique.
Les vacances changent complètement le rythme de la maison. Les journées sont plus longues, les enfants sont excités, il y a davantage de sorties, plus de bruit, plus de fatigue.
Mais malgré tout, quelque chose me surprenait toujours.
Certains soirs, mes enfants semblaient incapables :
- de se calmer,
- de rester tranquilles au lit,
- ou simplement de “redescendre” émotionnellement.
Comme si leur cerveau restait encore complètement éveillé alors que leur corps, lui, était épuisé.
Et puis un été, j’ai commencé à remarquer un détail très simple.
Les soirées les plus compliquées étaient presque toujours celles où les écrans avaient pris énormément de place dans la journée.
Pas forcément pendant des heures.
Mais surtout :
- juste avant le dîner,
- pendant les trajets,
- au restaurant,
- ou avant le coucher.
Petit à petit, j’ai compris que les écrans ne fatiguaient pas seulement les enfants physiquement.
Ils maintenaient surtout leur cerveau :
en activité permanente.
Beaucoup de familles cherchent aujourd’hui des activités intelligentes pour remplacer les écrans avant le coucher pendant les vacances afin de retrouver des soirées plus calmes et des nuits plus sereines pendant l’été.
Le cerveau des enfants a souvent du mal à ralentir après les écrans
Je crois que c’est probablement la chose la plus importante que j’ai comprise.
Quand un enfant regarde :
- des vidéos rapides,
- des dessins animés très stimulants,
- ou joue sur une tablette,
son cerveau reste constamment sollicité.
Les images changent vite.
Le son est permanent.
Les émotions s’enchaînent très rapidement.
Et honnêtement, lorsque l’écran s’arrête brutalement, le cerveau ne ralentit pas immédiatement.
Je le voyais très clairement chez mes enfants.
Après les écrans du soir :
- ils parlaient plus fort,
- s’agitaient davantage,
- riaient nerveusement,
- ou devenaient soudainement très irritables.
Comme si leur corps était fatigué…
mais pas leur cerveau.
Les vacances dérèglent déjà naturellement le sommeil des enfants
Pendant l’année, les soirées suivent souvent un rythme assez stable :
- dîner,
- douche,
- histoire,
- coucher.
Pendant les vacances, tout devient beaucoup plus souple.
Les repas sont plus tardifs.
Les journées plus longues.
Les enfants plus excités émotionnellement.
Et honnêtement, les écrans viennent souvent encore compliquer cet équilibre fragile.
Je me souviens de certaines soirées où la tablette semblait “calmer” les enfants avant le coucher.
Mais une fois au lit, tout devenait beaucoup plus difficile :
- impossible de s’endormir,
- envie de se relever,
- agitation permanente,
- ou discussions sans fin.
Aujourd’hui, je crois surtout que les écrans retardent énormément :
le moment où le cerveau commence réellement à se mettre au repos.
Beaucoup d’enfants semblent “surexcités” après les écrans du soir
Pendant longtemps, je ne comprenais pas pourquoi mes enfants devenaient parfois :
- plus bruyants,
- plus nerveux,
- ou plus excités émotionnellement
après un moment calme devant un écran.
Sur le moment, cela paraissait contradictoire.
Et pourtant, plus j’observais nos soirées, plus le schéma devenait évident.
Les écrans ne calmaient pas réellement mes enfants.
Ils absorbaient leur attention.
Ce n’est pas la même chose.
Et une fois l’écran éteint, toute l’agitation intérieure ressortait brutalement.
Je remarque d’ailleurs que les couchers les plus compliqués arrivent souvent :
- après YouTube,
- après des vidéos courtes,
- ou après des jeux très stimulants.
Comme si le cerveau restait encore “allumé” longtemps après l’arrêt de l’écran.
Les contenus rapides rendent l’endormissement beaucoup plus difficile
Je crois sincèrement que beaucoup de parents sous-estiment l’effet des contenus très rapides sur le cerveau des enfants.
Aujourd’hui, beaucoup regardent :
- des vidéos qui changent toutes les quelques secondes,
- des contenus très bruyants,
- des vidéos extrêmement stimulantes émotionnellement.
Et ensuite, le calme du coucher paraît soudainement :
- trop lent,
- trop vide,
- ou même inconfortable.
Je le voyais particulièrement avec mon fils.
Après certaines vidéos, il devenait incapable :
- de rester tranquille,
- d’écouter une histoire,
- ou simplement de fermer les yeux calmement.
Petit à petit, nous avons commencé à remplacer certains écrans du soir par des activités éducatives et créatives pour des soirées plus apaisées pendant les vacances.
Et honnêtement, les couchers ont énormément changé à partir de là.
Les enfants hypersensibles semblent particulièrement touchés par les écrans le soir
C’est quelque chose qui m’a énormément marquée avec mon plus jeune.
Après les écrans du soir, il devenait :
- extrêmement nerveux,
- plus sensible au bruit,
- incapable de se calmer,
- et émotionnellement très fragile.
Pendant longtemps, je pensais qu’il avait simplement “du mal à dormir”.
Aujourd’hui, je crois surtout que certains enfants absorbent énormément plus :
- la lumière,
- le bruit,
- les émotions rapides,
- et la stimulation visuelle des écrans.
Et honnêtement, leur cerveau a souvent besoin :
- de lenteur,
- de silence,
- et de transitions beaucoup plus douces avant le coucher.
Les parents utilisent souvent les écrans le soir parce qu’ils sont eux-mêmes épuisés
Je crois sincèrement qu’il faut être honnête sur ce sujet.
Oui, beaucoup de parents utilisent les écrans le soir parce qu’ils n’ont plus d’énergie.
Et honnêtement, je comprends totalement pourquoi.
Après une journée entière passée :
- à gérer les émotions,
- organiser les activités,
- préparer les repas,
- calmer les disputes,
les écrans semblent parfois être :
la seule solution pour tenir jusqu’au coucher.
Je me souviens très bien de certaines soirées où je rêvais simplement :
de silence.
Et dans ces moments-là, donner une tablette paraissait souvent beaucoup plus simple que gérer encore une activité supplémentaire.
Aujourd’hui, j’essaie surtout :
de ne plus culpabiliser,
mais aussi de recréer des fins de journée beaucoup plus lentes émotionnellement.
Les soirées les plus sereines sont souvent les plus simples
Avec le temps, je crois que c’est probablement ce qui a le plus changé nos vacances.
Pendant longtemps, je pensais qu’il fallait :
occuper les enfants jusqu’au coucher.
Aujourd’hui, je crois presque l’inverse.
Parce qu’honnêtement, les soirées les plus calmes chez nous sont souvent devenues les plus simples :
- un jeu tranquille,
- un dessin,
- une histoire,
- un moment calme ensemble,
- ou quelques activités ludiques et intelligentes pour ralentir avant le coucher pendant les vacances intégrées naturellement dans la soirée.
Et au fond, je crois que beaucoup d’enfants n’ont pas besoin :
de plus de stimulation le soir.
Ils ont surtout besoin :
d’aide pour apprendre à ralentir doucement.