Tout pour mettre en place le carnet de lecture CP

Ressources et conseils pour le carnet de lecture CP

À la fois pour garder trace des lectures et les encourager, vous envisagez de proposer un carnet de lecture à vos élèves. C’est une bonne idée, largement encouragée par les programmes officiels. Avec des élèves de CP cependant, la tâche vous semble ardue ? Après une mise au point nécessaire sur ce que c’est, et ce que ça n’est pas, nous vous proposons des ressources pour vous faciliter la mise en œuvre du carnet de lecture dès le CP.

Ce que disent les programmes

La lecture est un élément essentiel du programme de français du cycle 2 et à fortiori de l’année de CP. Durant chaque année du cycle, les élèves multiplient les expériences de lecture. Ils lisent entre 5 et 10 œuvres complètes en classe et l’enseignant encourage les lectures personnelles. Les programmes évoquent la mise en place d’un dispositif pour rendre compte de ces lectures. Le carnet de lecteur peut parfaitement intégrer ce dernier.

Qu’est-ce qu’un carnet de lecture ?

Le carnet de lecture, ou carnet de lecteur, est une mémoire des œuvres lues par l’enfant. Il relève davantage du journal intime que du cahier de travail et doit permettre à chaque élève de prendre note de ses lectures et de garder trace des émotions ressenties. Sa tenue permet un travail sur la compréhension du texte. En réfléchissant à la trace qu’il souhaite en garder, l’élève interroge nécessairement sa compréhension. Le carnet contribue alors à l’appropriation du texte par le lecteur. Il constitue également un support d’échange, en classe ou au sein de la famille. 

Envie d’en savoir plus sur le carnet de lecteur et ses origines, retrouvez notre synthèse par ici :

📓 Mon pass pour le CRPE : Qu’est-ce qu’un carnet de lecteur ?

Un carnet de lecteur, ça n’est pas…

En tout état de cause, s’il n’existe pas de méthode à proprement parler pour l’élaboration du journal de lecteur, il existe des écueils à éviter :

Il ne doit pas être un travail obligé après chaque lecture, un travail scolaire rédigé, corrigé et/ou évalué. Il ne doit pas constituer en un recueil de fiches de lecture au contenu prédéterminé et invariable et encore moins une accumulation de questionnaires de compréhension, tels qu’on peut en trouver dans les manuels. Pour être porteur et répondre à ses objectifs, ce carnet doit être ressenti comme un espace ouvert dont la tenue est un plaisir pour l’élève.

Comment mettre en place la tenue d’un carnet de lecteur ?

Les impondérables 

Si le carnet de lecture ne doit pas être un outil formaté dont la tenue, trop rigide, serait contre productive, il existe cependant quelques impondérables. À minima, chaque note de lecture devrait contenir : 

  • le titre, l’auteur, la date de parution, la maison d’édition (voire la collection) ;
  • le type d’écrit : documentaire, bande-dessinée, roman, etc. ;
  • le ressenti du lecteur : j’ai aimé / j’ai pas aimé parce que…, c’est drôle, c’est triste ;
  • c’est l’histoire de …, qui peut prendre différentes formes.

La forme et le contenu du carnet

Pour en favoriser l’appropriation et la durée dans le temps, ce carnet est idéalement un cahier à la couverture rigide, choisie ou personnalisée. Les pages, pour ne pas l’assimiler à un cahier de travail, sont blanches ou simplement lignées. Les lignes seyes risqueraient d’en faire, aux yeux des élèves, un cahier d’école supplémentaire.

Les traces possibles à y collecter sont multiples. Dans les premiers temps, vous faites des propositions multiples aux élèves, voire des exemples. Petit à petit, au fil de l’apprentissage, ils émettront eux-mêmes leur volonté et feront leurs choix parmi :

  • des dessins : un passage qui les a marqué, un personnage, une impression ; 
  • de l’écrit : recopier un passage choisi (et expliquer pourquoi en dictée à l’adulte par exemple), écrire une liste de mots évoqués par cette histoire ou un passage, une ou deux phrases qui résument l’histoire en production autonome ou un texte plus long en dictée à l’adulte ;
  • des traces “artistiques” : un tag, un calligramme (dont vous pouvez exposer quelques exemples au tableau numérique);
  • une trace, sous forme de dessin et/ou de texte, du ressenti laissé par l’oeuvre lue : j’ai (pas) aimé parce que…, ça m’a fait pensé à (histoire vécue, histoire lue, film ou dessin-animé), ça me donne envie de lire une histoire sur le même sujet ou du même auteur par exemple.

Quelques leviers possibles

Dans les premiers temps, il peut être difficile pour les élèves d’écrire “librement” ce qu’ils ont pensé d’un écrit. Pour faciliter l’expression de chacun, notamment après une lecture commune, instaurez un moment d’échange. Sans jugement, accueillez les avis positifs et négatifs, les argumentations de chacun et reformulez les de façon claire. Voici quelques exemples de questions pour engager l’échange : À quel personnage aimeriez-vous ressembler, pourquoi ? Qu’est-ce que vous aimeriez poser comme questions à l’auteur ?  Êtes-vous d’accord avec la fin ? Qu’est ce que vous auriez imaginé ? Avec quel personnage aimeriez- vous être amis ? Qu’auriez-vous fait à la place d’untel ou untel ? Quel est votre moment de l’histoire préféré ?  

Vous pouvez faire le point sur la façon dont il est possible de représenter un personnage ou un passage choisi de l’histoire. Vous pouvez réaliser tous ensemble une liste de mots évoqués par l’histoire, par un personnage ou bien liés aux ressentis. 

Après ce moment de partage et d’échange sur l’œuvre, chaque élève est amené à choisir la trace qu’il désire garder et la réalise. 

Pour les élèves dont le niveau ne permet pas suffisamment d’autonomie en écriture, vous pouvez prendre en charge l’écriture du propos sous la dictée.

Vous pouvez également fournir des débuts de phrase pour susciter et encourager la production : 

  • J’ai été impressionné(e) par … ;
  • Je me demande si … ;
  • Cette (partie de) histoire me rappelle … ;
  • Si j’étais …, je … .

Nos ressources 

Pour permettre à vos élèves de progresser en compréhension de lecture et d’enrichir leurs notes, nous vous proposons quelques ressources à télécharger. Vous avez ou souhaitez proposer une lecture un peu complexe ? Vous avez besoin de mener un travail sur les inférences. Nous avons préparé un dossier avec un texte et des fiches pour l’interroger, sans oublier les corrigés. Pour l’imprimer, c’est par là :

🐓 Travailler les inférences au CP : le concours de sosie

Ce travail pourra tout à fait servir de référence à vos échanges sur la compréhension d’une œuvre dans laquelle les descriptions reposent sur des allusions, des non-dits.

Pour travailler la compréhension avec vos élèves de cycle 2, nous avons préparé quelques activités de réflexion à mener à partir d’une parodie de conte traditionnel. Le Père-Noël, tout de rouge vêtu, part en quête d’une amoureuse dans la forêt et tombe sur …. le grand méchant loup. Ça ne ferait pas penser à une histoire ? Pour en savoir plus, suivez le lien :

🧺Travailler la compréhension au cycle 2 : Recherche mère Noël

Ce texte pourra être le déclencheur d’un réseau de lecture et préparer vos élèves à rédiger leurs impressions : cette histoire me fait penser à …

Pensez également à poursuivre vos investigations en suivant les actus sur le carnet de lecture à imprimer.



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