
Coloriste en industrie
Le coloriste en industrie conçoit, ajuste et contrôle des teintes pour des matières comme le tissu, les peaux ou le plastique. Il travaille en laboratoire et avec la production pour obtenir une couleur conforme, stable et reproductible.

Dares et France Travail, Les tensions sur le marché du travail en 2024 : tension forte (classe 4 sur 5) pour la famille professionnelle « Techniciens des industries de process » (FAP 2021 E5X70), médiane des 3 familles associées à ce métier (E2X20 : modérée, E5X70 : forte, E2X40 : forte). France Travail, enquête BMO 2026 : 37,1 % des 17 304 projets de recrutement jugés difficiles. Source : https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/les-tensions-sur-le-marche-du-travail-en-2024
Indicateur calculé par famille professionnelle (données 2024, publiées le 4 février 2026) : il signale des difficultés de recrutement, pas une garantie d'embauche. Publication Dares.
Le métier en bref
Le coloriste en industrie conçoit et ajuste les teintes à partir d'échantillons ou de cahiers des charges, en élaborant des recettes adaptées aux procédés de teinture industrielle.
- Coordonne les essais en laboratoire et contrôle les résultats.
- Valide les conditions de production et veille à la conformité esthétique et technique des couleurs.
- Collabore avec les équipes de recherche et production pour garantir la reproductibilité des teintes.
- Respecte les contraintes de qualité, de délais et les normes en vigueur.
Une journée type
Tu commences ta journée en laboratoire. Un échantillon arrive avec une teinte à reproduire ou un cahier des charges à respecter. Tu observes la nuance, tu prépares les composants, puis tu utilises des instruments de mesure comme la balance, le spectromètre, le colorimètre ou le pH mètre.
Tu testes une première formulation sur une matière : tissu, peau ou plastique. Le résultat n’est pas tout à fait juste ? Tu ajustes la recette, tu relances un essai, tu compares les nuances. Ton objectif : obtenir une couleur conforme, techniquement fiable et adaptée au procédé de teinture ou d’impression.
Dans la journée, tu échanges aussi avec les équipes de production et parfois avec une clientèle de professionnels. Tu mets à jour les documents techniques, tu décris les procédés et tu respectes les règles de qualité, les délais et le port des EPI.
Missions et activités
- Concevoir des recettes de coloration à partir d’échantillons ou de cahiers des charges.
- Ajuster la formulation d’une teinte selon la matière et l’évolution des composants.
- Tester des échantillons, des matériaux et des essais d’impression.
- Analyser les résultats pour vérifier la conformité esthétique et technique des couleurs.
- Valider les conditions de production afin de garantir la reproductibilité des teintes.
- Renseigner la documentation technique des formules, produits, procédés ou équipements.
- Former les collaborateurs aux techniques de coloration utilisées en atelier.
Qualités et compétences
- Être force de proposition : tu dois savoir suggérer des ajustements quand une teinte ne réagit pas comme prévu.
- Faire preuve d’autonomie : en laboratoire, tu mènes des essais, tu mesures et tu corriges sans attendre chaque consigne.
- Faire preuve de rigueur et de précision : une petite variation de dosage ou de nuance peut changer le résultat final.
- Avoir le souci du détail : ce métier demande d’observer finement les couleurs, les écarts et les effets sur les matières.
- Aimer le travail manuel : tu manipules des échantillons, des mélanges, des instruments et des supports à tester.
Conditions de travail
Le coloriste en industrie travaille comme salarié du secteur privé, en CDI ou en CDD, dans une entreprise industrielle. L’activité se déroule en laboratoire, avec un travail en journée.
Le contact avec un public professionnel fait partie du métier. Le port d’équipements de protection individuelle est prévu : gants, chaussures, casque et protections auditives selon les situations.
Comment devenir Coloriste en industrie ?
Cet emploi est accessible à partir d'un Bac à Bac + 2 Scientifique ou Technique. Une bonne maîtrise des logiciels de formulation colorimétrique, des procédés chimiques liés à la teinture ou à l'impression, ainsi qu'une compréhension fine des caractéristiques des matériaux, sont indispensables pour exercer ce métier.
Le chemin le plus court : avec un bac ou équivalent
Le niveau minimum indiqué est le bac ou équivalent. Une voie possible est le Diplôme supérieur Opérateur en biotechnologies Chimie verte, de niveau 4. L’apprentissage est possible pour cette formation.
Après le bac
Tu peux aussi viser la Licence pro Industries pharmaceutiques, cosmétologiques et de santé : gestion, production et valorisation (fiche nationale), de niveau 6. L’apprentissage est possible.
Pour aller plus loin
Une autre formation citée est Ingénieur diplômé de l’Ecole Polytechnique Universitaire de l’Université Lyon-I, spécialité mathématiques appliquées, de niveau 7. L’apprentissage est possible.
Un stage de 3e peut te permettre de découvrir l’ambiance d’un laboratoire ou d’une entreprise industrielle.
Les formations pour devenir Coloriste en industrie



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Coloriste en industrie : le métier en vidéo
Voir le métier exercé vaut mieux qu'une description : Onisep TV (reportages et témoignages de professionnels) et Lumni (vidéos du service public audiovisuel) proposent des vidéos gratuites. La recherche s'ouvre directement sur ce métier ; s'il n'y a pas de résultat, essaie avec un seul mot de l'intitulé.
Coloriste en industrie : questions fréquentes
Coloriste en industrie : c’est quoi exactement ?
Un coloriste en industrie conçoit et ajuste des teintes pour des procédés de teinture ou d’impression. Il part d’un échantillon ou d’un cahier des charges, élabore une recette, réalise des essais en laboratoire et contrôle le résultat. Il travaille avec la production pour obtenir une couleur conforme et reproductible.
Coloriste en finissage : est-ce le même métier ?
Coloriste en finissage fait partie des appellations du métier de coloriste en industrie. Le cœur du travail reste lié aux teintes, aux essais, aux ajustements et au contrôle du rendu final. Selon la structure, l’activité peut porter sur des matières comme le textile, les peaux ou d’autres supports industriels.
Coloriste à sec : que fait-il ?
Coloriste à sec est aussi une appellation rattachée au coloriste en industrie. Le métier demande de connaître les pigments, les colorants, les caractéristiques des teintures et les procédés de préparation des mélanges. Il faut aussi savoir utiliser des instruments de mesure pour évaluer les nuances et contrôler les résultats.
Coloriste en industrie salaire : combien gagne-t-on ?
Le salaire dépend du statut, de l’entreprise industrielle, de l’expérience, du niveau de responsabilité et du type de contrat, CDI ou CDD. Il peut aussi varier selon les missions confiées, par exemple essais en laboratoire, suivi documentaire, formation des collaborateurs ou lien avec la production. Les grilles officielles sont sur les sites de France Travail et de l’Onisep.
Coloriste en industrie études : quelles formations choisir ?
L’accès se fait à partir d’un bac à bac + 2 scientifique ou technique. Les formations citées pour ce métier sont le Diplôme supérieur Opérateur en biotechnologies Chimie verte, la Licence pro Industries pharmaceutiques, cosmétologiques et de santé : gestion, production et valorisation (fiche nationale), et une formation d’ingénieur spécialisée.
Devenir coloriste en industrie : par où commencer ?
Commence par vérifier ton intérêt pour la chimie, les couleurs, les matières et le travail précis en laboratoire. Le métier demande de comprendre les procédés de teinture ou d’impression, de maîtriser la formulation colorimétrique et de tenir une documentation technique fiable. Un stage de 3e peut être une première découverte utile.
Sources : ROME 4.0 v461 (France Travail) et Idéo-Métiers (Onisep), tension : Dares et France Travail, Les tensions sur le marché du travail en 2024 : tension forte (classe 4 sur 5) pour la famille professionnelle « Techniciens des industries de process » (FAP 2021 E5X70), médiane des 3 familles associées à ce métier (E2X20 : modérée, E5X70 : forte, E2X40 : forte). France Travail, enquête BMO 2026 : 37,1 % des 17 304 projets de recrutement jugés difficiles. Source : https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/les-tensions-sur-le-marche-du-travail-en-2024. Fiche Onisep : onisep.fr. Mise à jour : 20/10/2026.
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