Commission nationale de l'informatique et des libertés · Numérique & IA
Ce que l’organisation de la CNIL implique pour les responsables de données
La CNIL rappelle son statut d’autorité administrative indépendante, la composition de son collège et le rôle de sa formation restreinte, qui peut sanctionner les manquements à la loi.

L'essentiel
- Ce que ça change
- Le texte rappelle que les responsables de traitement relèvent d’une autorité indépendante disposant d’un pouvoir de sanction. Il clarifie aussi les instances qui examinent les textes, les enjeux technologiques et les manquements à la loi.
- Pour qui
- Responsables de traitement de données personnelles
La Commission nationale de l’informatique et des libertés indique qu’elle a été créée en 1978 par la loi Informatique et Libertés. Elle se définit comme une autorité administrative indépendante, composée d’un Collège de 18 membres et d’une équipe d’agents contractuels de l’État.
Le texte précise que 12 des 18 membres sont élus ou désignés par les assemblées ou les juridictions auxquelles ils appartiennent. Le Collège comprend notamment des parlementaires, des membres du Conseil économique, social et environnemental, des représentants des hautes juridictions, des personnalités qualifiées et le président de la CADA. Le mandat des commissaires est de 5 ans, ou, pour les parlementaires, d’une durée égale à leur mandat électif.
Les membres de la CNIL se réunissent en séance plénière une fois par semaine, sur un ordre du jour établi à l’initiative de son Président. Ces séances portent notamment sur l’analyse des conséquences des nouveautés technologiques sur la vie privée et sur l’examen de projets de textes soumis pour avis par le Gouvernement ou le Parlement.
La formation restreinte compte 5 membres et un Président distinct du Président de la CNIL. Elle peut prononcer diverses sanctions contre les responsables de traitement qui ne respecteraient pas la loi. Avec le RGPD, les sanctions pécuniaires peuvent atteindre 20 millions d’euros ou, pour une entreprise, 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial, et peuvent être rendues publiques.
Les ministres, autorités publiques, dirigeants d’entreprises, publiques ou privées, ne peuvent s’opposer à son action .
La source
Nous avons lu : CNIL, publié le .
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