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École inclusive : dispositifs et associations ressources
L’inclusion scolaire est devenue un enjeu quotidien pour les familles comme pour les enseignants, entre droit à la scolarisation, adaptations pédagogiques et coopération avec les accompagnants. Ce guide clarifie les principaux dispositifs, les démarches utiles et les associations ressources pour comprendre les parcours, mieux dialoguer avec l’école et sécuriser l’accompagnement des élèves.

Où en est vraiment l’école inclusive en France ?
L’inclusion scolaire a changé d’échelle en moins de vingt ans. Selon la note de la DEPP de novembre 2025, le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire est passé de 155 000 en 2006 à 436 000 en 2022, puis à 468 300 en 2024 dans le premier et le second degré. Au total, le système scolaire accueille aujourd’hui près de 520 000 élèves en situation de handicap.
Une progression massive de la scolarisation en milieu ordinaire
| Année | Élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire |
|---|---|
| 2006 | 155 000 |
| 2022 | 436 000 |
| 2024 | 468 300 |
Ces chiffres traduisent une transformation profonde de l’école française : davantage d’enfants et d’adolescents en situation de handicap sont accueillis dans les classes ordinaires, au plus près de leur lieu de vie, avec des parcours de scolarisation plus visibles qu’auparavant. Pour les familles, cette évolution signifie souvent une reconnaissance plus forte du droit à l’école. Pour les enseignants, elle inscrit l’adaptation pédagogique, la coopération avec les familles et le travail avec les accompagnants au cœur du quotidien scolaire.
Ce que les chiffres ne disent pas à eux seuls
La hausse du nombre d’élèves scolarisés ne suffit pas à mesurer la qualité de l’inclusion. Elle ne dit pas si les notifications sont mises en œuvre rapidement, si les équipes disposent du temps nécessaire pour coordonner les réponses, ni si l’accompagnement humain est stable. Elle révèle surtout un décalage devenu central : le nombre d’élèves accompagnés a augmenté plus vite que les moyens d’accompagnement.
- 140 000 AESH sont recensés en 2025, selon la DEPP.
- Cela représente environ un AESH pour 3,6 enfants accompagnés.
- 98 % des AESH sont à temps incomplet.
- La quotité moyenne atteint 63 % d’un temps plein en 2024-2025.
- La rémunération nette moyenne est d’environ 1 030 euros par mois.
Ces données éclairent la tension vécue sur le terrain. Les AESH occupent une place décisive dans l’école inclusive, mais leur emploi reste très majoritairement à temps incomplet, avec une rémunération moyenne faible. La note de la DEPP indique également qu’aucune revalorisation statutaire n’a été actée pour 2025-2026. Pour les parents comme pour les enseignants, l’enjeu n’est donc plus seulement l’accès à l’école ordinaire, mais la capacité de l’institution à garantir un accompagnement effectif, durable et coordonné.
PPS, PAP, PAI, PPRE : choisir le bon cadre pour agir vite et juste
Dans l’inclusion scolaire, le bon dispositif change tout. Il évite les démarches inutiles, clarifie les responsabilités et permet à l’élève de bénéficier d’aménagements cohérents avec sa situation. Selon monparcourshandicap.gouv.fr, quatre plans sont à distinguer nettement : le PPS, le PAP, le PAI et le PPRE.
Le tableau pour ne pas confondre les dispositifs
| Plan | Situation visée | Qui décide | Qui rédige | Ce qu’il permet |
|---|---|---|---|---|
| PPS Projet personnalisé de scolarisation |
Un handicap reconnu. | La MDPH, par décision. | Le cadre de scolarisation est formalisé à partir de la décision de la MDPH. | Organiser la scolarisation de l’élève en situation de handicap et les adaptations nécessaires dans son parcours. |
| PAP Plan d’accompagnement personnalisé |
Des troubles des apprentissages non reconnus comme handicap. | L’école ou l’établissement, sans passage par la MDPH. | L’école ou l’établissement met en place le document d’accompagnement. | Prévoir des aménagements pédagogiques adaptés aux troubles des apprentissages, sans ouvrir une procédure MDPH. |
| PAI Projet d’accueil individualisé |
Une maladie chronique, une allergie ou un problème de santé. | Le cadre d’accueil est défini dans l’école ou l’établissement pour répondre à la situation de santé. | Le projet est formalisé dans l’école ou l’établissement. | Organiser les conditions d’accueil, de sécurité et de prise en compte de la santé de l’élève pendant le temps scolaire. |
| PPRE Programme personnalisé de réussite éducative |
Une difficulté scolaire ponctuelle. | L’école ou l’établissement, face à une difficulté identifiée. | L’équipe de l’école ou de l’établissement formalise le programme. | Mettre en place une réponse pédagogique ciblée, limitée à une difficulté scolaire à traiter. |
L’erreur la plus fréquente : choisir une procédure trop lourde ou trop légère
La confusion la plus courante consiste à saisir la MDPH alors qu’un PAP suffit. Si l’élève présente des troubles des apprentissages sans reconnaissance de handicap, le PAP est le cadre adapté : il se met en place par l’école ou l’établissement, sans passage par la MDPH. Cette distinction évite d’engager une démarche plus lourde que nécessaire.
L’erreur inverse existe aussi : rester sur un PAP alors que la situation relève d’un handicap reconnu. Dans ce cas, le PPS devient le cadre pertinent, car il repose sur une décision de la MDPH. Le choix du plan n’est donc pas une question de préférence, mais d’adéquation entre la situation de l’élève et le cadre juridique prévu.
Trois repères simples pour vous orienter
- Handicap reconnu : le cadre est le PPS, avec décision de la MDPH.
- Troubles des apprentissages sans reconnaissance de handicap : le cadre est le PAP, mis en place par l’école ou l’établissement.
- Santé ou difficulté ponctuelle : le PAI répond à une maladie chronique, une allergie ou un problème de santé, tandis que le PPRE vise une difficulté scolaire ponctuelle.
MDPH : construire un dossier solide pour sécuriser le parcours scolaire
Pour une famille, la MDPH est le point d’entrée administratif lorsqu’un besoin lié au handicap doit être reconnu pour organiser l’inclusion scolaire. L’école peut alerter, documenter, réunir les éléments pédagogiques, mais la demande relève de la famille ou du représentant légal. C’est cette saisine qui permet d’ouvrir l’étude du dossier et, si les besoins sont reconnus, de faire décider un PPS.
Ce que le dossier doit rendre visible
Un dossier MDPH qui aboutit ne se limite pas à nommer un diagnostic. Il doit montrer les conséquences concrètes sur la scolarité : accès aux apprentissages, autonomie, fatigue, communication, gestes du quotidien, relations avec les pairs, évaluations, déplacements dans l’établissement.
- Le projet de vie : il exprime les besoins de l’enfant et les attentes de la famille pour sa scolarité.
- Les éléments médicaux et paramédicaux : ils éclairent les limitations fonctionnelles et les aménagements nécessaires.
- Les observations de l’école : elles décrivent ce qui aide déjà l’élève, ce qui reste insuffisant et ce qui freine les apprentissages.
- Le GEVA-Sco : il synthétise la situation scolaire et sert de support essentiel pour apprécier les besoins en milieu ordinaire.
GEVA-Sco et équipe de suivi : deux appuis à ne pas négliger
Le GEVA-Sco met en mots la réalité de classe. Il gagne à être précis, factuel et partagé avec la famille. L’équipe de suivi de la scolarisation permet ensuite de faire le point sur la mise en œuvre du PPS, d’identifier ce qui fonctionne et de demander des ajustements lorsque le parcours n’est pas suffisamment sécurisé.
Préparer sa demande sans perdre une année scolaire
La demande MDPH doit être anticipée avant la rentrée dès que les besoins sont repérés. Pour éviter une année subie, rassemblez les comptes rendus disponibles, demandez à l’école des observations écrites, vérifiez que le GEVA-Sco décrit bien les difficultés en situation de classe et formulez clairement les aménagements attendus. L’objectif est simple : que la décision arrive dans un calendrier compatible avec l’organisation de la scolarité.
Délais et recours : garder la main sur le calendrier
Les délais de traitement imposent une stratégie : déposer un dossier complet, conserver une copie de chaque pièce, relancer lorsque le dossier reste sans retour et préparer la rentrée avec l’établissement même avant la décision finale. En cas de refus, de réponse inadaptée ou de besoin insuffisamment couvert, la famille peut exercer les voies de recours prévues auprès de la MDPH. Le recours doit s’appuyer sur des faits scolaires précis, des observations actualisées et les besoins réels de l’élève.
AESH, ULIS, PAS : les appuis concrets autour de l’élève
Dans l’inclusion scolaire, l’accompagnement ne repose pas sur un seul levier. Il combine des aides humaines, des dispositifs collectifs et une organisation territoriale. Pour un parent comme pour un enseignant, bien identifier ces trois niveaux évite les malentendus et permet de mieux suivre ce qui est réellement mis en place.
L’AESH : une aide humaine essentielle, mais sous forte contrainte
L’AESH, accompagnant d’élève en situation de handicap, intervient auprès d’un ou de plusieurs élèves selon les notifications et l’organisation retenue. Selon la note de la DEPP, la France compte 140 000 AESH en 2025, soit environ un AESH pour 3,6 enfants accompagnés.
Les conditions d’exercice restent un point majeur de fragilité. D’après la même source, 98 % des AESH sont à temps incomplet, avec une quotité moyenne de 63 % d’un temps plein en 2024-2025. Leur rémunération nette moyenne est d’environ 1 030 euros par mois. Aucune revalorisation statutaire n’a été actée pour 2025-2026.
Pour l’élève, la mutualisation change concrètement l’accompagnement. L’AESH n’est pas nécessairement présent en continu à ses côtés. Il peut répartir son temps entre plusieurs élèves, dans une même classe ou dans plusieurs espaces de l’établissement. Cette organisation peut favoriser l’autonomie lorsque les besoins le permettent, mais elle exige une coordination précise avec l’équipe pédagogique pour éviter les ruptures dans les moments clés : consignes, déplacements, évaluations, fatigue, surcharge sensorielle ou sociale.
L’ULIS : un cadre collectif dans l’établissement ordinaire
L’ULIS, unité localisée pour l’inclusion scolaire, est un dispositif de scolarisation collective au sein d’un établissement ordinaire. Elle ne constitue pas une école séparée. L’élève peut y bénéficier de temps de regroupement, d’adaptations et d’un suivi spécifique, tout en participant à des temps d’apprentissage dans sa classe de référence lorsque cela correspond à son projet.
- Pour les familles : l’ULIS peut sécuriser le parcours lorsque l’élève a besoin d’un cadre plus structuré que la seule classe ordinaire.
- Pour les enseignants : elle suppose un travail régulier entre coordonnateur, professeurs, AESH et équipe de direction.
- Pour l’élève : l’enjeu est de conjuguer appartenance au collectif de la classe et appuis spécialisés.
Des PIAL aux PAS : une organisation territoriale en transition
| Dispositif | Rôle dans l’accompagnement | Point d’attention |
|---|---|---|
| PIAL | Organisation localisée de l’accompagnement des élèves en situation de handicap | Dispositif appelé à être remplacé |
| PAS | Pôle d’appui à la scolarité, destiné à prendre le relais des PIAL | Déploiement progressif et suivi attentif sur le terrain |
Selon les circulaires publiées au Bulletin officiel, les PIAL sont remplacés par les PAS. Quatre départements sont préfigurateurs dès la rentrée 2024 : l’Aisne, la Côte-d’Or, l’Eure-et-Loir et le Var. Le déploiement se poursuit par étapes à la rentrée 2025, puis à la rentrée 2026 pour la seconde moitié des PIAL restants. L’objectif national annoncé est de 3 000 PAS d’ici septembre 2027.
Cette bascule doit être lue avec lucidité. Une question sénatoriale de 2026 conteste le fondement juridique du déploiement des PAS. La même année, des collectifs de familles signalent des difficultés opérationnelles de mise en œuvre. Pour les élèves, le véritable critère reste donc simple : la continuité effective des aides, la clarté des interlocuteurs et la capacité de l’école à répondre vite aux besoins constatés.
Associations ressources : des alliées décisives pour rendre l’inclusion scolaire concrète
Dans un parcours d’inclusion scolaire, les associations ne remplacent ni l’école, ni la MDPH, ni les équipes médico-sociales. Elles jouent un autre rôle, souvent déterminant : elles traduisent les droits, aident à formuler les besoins de l’enfant et soutiennent les familles quand le parcours devient difficile à lire.
Ce qu’elles apportent aux familles et aux équipes
- Une information claire sur les dispositifs, les démarches et les interlocuteurs à mobiliser.
- Une aide à la constitution du dossier, notamment pour décrire les besoins réels de l’élève, les obstacles rencontrés et les aménagements nécessaires.
- Un appui lors des réunions, en particulier quand il faut préparer une équipe de suivi, clarifier une demande ou reformuler un désaccord.
- Des ressources pour les professionnels, sous forme de sensibilisation, de formation ou de partage de repères pratiques sur un trouble ou un handicap.
- Un travail de plaidoyer, pour faire remonter les difficultés de terrain et défendre l’effectivité des droits.
- Des activités adaptées hors temps scolaire, utiles pour renforcer l’autonomie, la socialisation, la confiance et l’accès aux loisirs.
Choisir l’association pertinente selon le besoin de l’enfant
| Situation ou besoin principal | Associations ressources à identifier |
|---|---|
| Handicap moteur, accès à l’autonomie, compensation, vie quotidienne | APF France handicap |
| Handicap intellectuel, accompagnement global, parcours de vie | Unapei |
| Trouble du spectre de l’autisme, besoins sensoriels, communication, adaptations pédagogiques | Autisme France |
| Trisomie, inclusion, apprentissages, autonomie et accompagnement familial | Trisomie 21 France |
| Troubles dys, lecture, écriture, attention, langage, aménagements scolaires | FFDys |
Le bon réflexe : croiser handicap, âge et territoire
Pour identifier l’association la plus utile, partez du besoin dominant de l’enfant : trouble des apprentissages, handicap moteur, handicap intellectuel, autisme, santé, communication, autonomie ou socialisation. Vérifiez ensuite l’ancrage territorial : une antenne locale, un groupe de parents, une permanence ou une association partenaire proche de l’établissement facilite souvent les échanges avec l’école.
Parents comme enseignants ont intérêt à mobiliser ces ressources tôt. Une association bien choisie aide à passer d’une difficulté isolée à une stratégie partagée : mieux décrire les besoins, mieux préparer les réunions, mieux outiller la classe et mieux sécuriser le parcours de l’élève.
Côté enseignant et côté établissement : faire tenir l’inclusion dans le quotidien de la classe
L’inclusion scolaire se joue dans les décisions très concrètes prises avant, pendant et après la classe. Pour un enseignant, il ne s’agit pas de tout individualiser en permanence, mais d’installer un cadre lisible, stable et ajustable, où l’élève sait ce qui est attendu et comment il peut y accéder.
Des aménagements pédagogiques simples, mais structurants
- Clarifier les consignes : phrases courtes, étapes numérotées, reformulation orale, exemple visible.
- Adapter le support : police lisible, mise en page aérée, documents fractionnés, repères visuels.
- Aménager le temps : temps supplémentaire, pauses prévues, travail découpé en séquences.
- Varier les modes de réponse : oral, écrit, schéma, outil numérique adapté, dictée à l’adulte si le cadre le prévoit.
- Anticiper les évaluations : objectifs explicités, barème compréhensible, conditions cohérentes avec le plan de l’élève.
Avec l’AESH : une coopération à organiser, pas à improviser
La présence d’un AESH gagne en efficacité lorsque les rôles sont nommés. L’enseignant reste responsable des apprentissages et de la conduite de classe. L’AESH accompagne l’accès de l’élève aux activités, soutient l’autonomie, aide à la compréhension des consignes et observe les points d’appui comme les blocages. Un temps court de coordination, même régulier et très ciblé, permet d’éviter les malentendus : que faut-il préparer, quelle aide retirer progressivement, quelle information partager en équipe ?
Familles, équipe, partenaires : le même cap pour l’élève
Le dialogue avec les familles est décisif lorsqu’il porte sur le fonctionnement scolaire : ce qui aide l’élève à entrer dans la tâche, ce qui le fatigue, ce qui sécurise les transitions, ce qui favorise l’autonomie. Les associations ressources, comme APF France handicap, Unapei, Autisme France, Trisomie 21 France ou la FFDys, peuvent aussi apporter des repères utiles aux équipes, notamment sur la compréhension des besoins et les adaptations possibles.
| Levier | Effet attendu en classe |
|---|---|
| Anticipation des supports | Moins de rupture au moment de l’activité |
| Coordination nommée | Des responsabilités claires entre adultes |
| Outils numériques adaptés | Un accès facilité à la lecture, à l’écriture ou à l’organisation |
| Dialogue régulier avec la famille | Une continuité plus forte entre besoins observés et réponses scolaires |
Dans les établissements où l’inclusion fonctionne, la différence tient rarement à une solution unique. Elle tient à une méthode : anticiper, désigner une coordination claire, ajuster les pratiques et maintenir un dialogue exigeant avec la famille.
Pour aller plus loin
- Illettrisme en France : chiffres et acteurs qui agissent
- Décrochage scolaire : solutions et acteurs qui aident
- Aide aux devoirs gratuite : toutes les solutions 2026
Questions fréquentes
C’est quoi exactement l’inclusion scolaire pour un élève en situation de handicap ?
L’inclusion scolaire signifie que l’élève est scolarisé, autant que possible, dans un établissement ordinaire avec les adaptations nécessaires. Selon la DEPP, 468 300 élèves en situation de handicap étaient scolarisés en milieu ordinaire en 2024 dans le premier et le second degré. Le système scolaire accueille au global près de 520 000 élèves en situation de handicap. L’enjeu est de sécuriser le parcours, pas seulement d’ouvrir une place.
PPS, PAP, PAI ou PPRE : lequel demander pour mon enfant ?
Le bon cadre dépend du besoin de l’enfant. Le PPS concerne un handicap reconnu et relève d’une décision de la MDPH. Le PAP vise des troubles des apprentissages non reconnus comme handicap, sans passage par la MDPH. Le PAI répond à une maladie chronique, une allergie ou un problème de santé. Le PPRE concerne une difficulté scolaire ponctuelle. Cette distinction évite les démarches inutiles et accélère les réponses adaptées.
Faut-il passer par la MDPH pour obtenir une aide à l’école ?
Il faut passer par la MDPH quand la situation relève d’un handicap reconnu et nécessite un PPS, une orientation ou un accompagnement spécifique. Le dossier doit montrer clairement les besoins scolaires de l’enfant, les aménagements déjà essayés et les obstacles rencontrés en classe. En revanche, un PAP, un PAI ou un PPRE peut être mis en place sans décision MDPH, selon la nature du besoin.
Un AESH accompagne combien d’élèves en inclusion scolaire ?
En 2025, la DEPP recense 140 000 AESH, soit environ un AESH pour 3,6 enfants accompagnés. Leur rôle est d’aider l’élève à accéder aux apprentissages, à l’autonomie et à la vie scolaire, selon la notification et l’organisation locale. La situation reste fragile : 98 % des AESH sont à temps incomplet, avec une quotité moyenne de 63 % d’un temps plein en 2024-2025.
Les PIAL existent encore ou ils sont remplacés par les PAS ?
Les PIAL sont progressivement remplacés par les PAS, les pôles d’appui à la scolarité. Quatre départements les préfigurent depuis la rentrée 2024 : l’Aisne, la Côte-d’Or, l’Eure-et-Loir et le Var. Le déploiement se poursuit par étapes aux rentrées 2025 et 2026, avec un objectif national de 3 000 PAS d’ici septembre 2027. Des tensions existent toutefois sur leur fondement juridique et leur mise en œuvre opérationnelle.
