Pourquoi certains enfants angoissent-ils autant à l’approche de la rentrée scolaire ?

Irritabilité, sommeil perturbé, hypersensibilité… ces signes discrets qui apparaissent souvent à la fin de l’été

Temps de lecture : 27 min
Par Émilie Cordier, mère de deux enfants.


Chaque année, je repère le même moment.

Pendant la majeure partie de l’été, mes enfants semblent :
libres.

Ils jouent.
Rient.
Dorment tard.
Vivent au rythme des vacances.

Puis, vers la deuxième moitié du mois d’août, quelque chose change doucement.

Pas forcément de manière spectaculaire.

Juste :
une ambiance différente.

Mon fils devient plus irritable.
Ma fille recommence à poser des questions sur :

  • sa classe,
  • son professeur,
  • ses copines,
  • les horaires.

Le soir, l’endormissement devient parfois plus compliqué alors qu’il se passait très bien quelques semaines plus tôt.

Et honnêtement, pendant longtemps, je pensais que cette nervosité venait simplement :
de la fatigue.

Puis j’ai compris que beaucoup d’enfants ressentent en réalité :
une vraie montée d’anxiété avant la rentrée.

Même lorsqu’ils aiment l’école.

Aujourd’hui, beaucoup de familles cherchent des activités éducatives et routines douces pour préparer la rentrée sereinement afin d’aider les enfants à retrouver progressivement des repères sans transformer la fin de l’été en période de tension permanente.


La rentrée représente un énorme changement pour les enfants

Je crois qu’on oublie parfois à quel point septembre ressemble :
à un bouleversement complet dans leur quotidien.

Pendant plusieurs semaines, les enfants vivent :

  • plus lentement,
  • plus librement,
  • avec moins de contraintes.

Puis soudain, tout revient :

  • les horaires,
  • le bruit,
  • la séparation,
  • les attentes,
  • les évaluations,
  • les nouvelles habitudes.

Même pour un adulte, ce serait :
énorme.

Alors forcément, certains enfants commencent à ressentir cette transition :
bien avant le jour J.

Je le vois particulièrement chez ma fille.

Plus la rentrée approche, plus elle devient :
émotionnelle.

Parfois pour des choses minuscules.

Et souvent, derrière cette hypersensibilité, il y a surtout :
de l’inquiétude.


Beaucoup d’enfants n’arrivent pas à exprimer clairement leur stress

C’est probablement ce qui rend cette période difficile à comprendre pour les parents.

Parce qu’un enfant ne dit pas toujours :

“Je suis anxieux.”

À la place, il devient parfois :

  • plus nerveux,
  • plus opposant,
  • plus collant,
  • ou plus sensible émotionnellement.

Je me souviens d’une fin août où mon fils se mettait en colère pour :
absolument tout.

Le pyjama.
Le dîner.
Une serviette mal pliée.

Puis un soir, presque au hasard, il m’a demandé :

“Et si personne ne voulait être avec moi cette année ?”

Et honnêtement, tout son comportement des jours précédents a soudainement pris :
un sens complètement différent.


Les écrans amplifient parfois cette agitation de fin d’été

Je le remarque énormément chez nous.

Quand les journées deviennent très numériques fin août, les enfants semblent souvent :

  • plus tendus,
  • plus dispersés,
  • moins capables de gérer leurs émotions calmement.

Le cerveau reste dans :
une stimulation permanente.

Et ensuite, le retour vers :

  • les routines,
  • le calme,
  • la concentration,
    devient encore plus difficile.

Je le vois surtout le soir.

Après beaucoup de vidéos ou de jeux rapides, l’endormissement devient souvent :
plus compliqué.

Les pensées tournent davantage.
Les émotions semblent plus “à fleur de peau”.

Alors progressivement, nous avons commencé à recréer :
des soirées plus lentes.

Lecture.
Jeux calmes.
Discussions.
Temps plus silencieux.

Et nous utilisons aussi des supports pédagogiques et activités ludiques pour reprendre doucement les habitudes avant la rentrée afin de reconnecter progressivement les enfants :
à des rythmes plus apaisés.


Certains enfants ont surtout peur de l’inconnu

Je crois sincèrement que c’est l’une des plus grandes sources d’angoisse.

Nouvelle classe.
Nouveau professeur.
Nouveaux camarades parfois.

Même les enfants très sociables peuvent être :
très inquiets intérieurement.

Je me souviens de ma fille demandant plusieurs fois :

  • où elle serait assise,
  • si sa meilleure amie serait dans sa classe,
  • si “la maîtresse allait crier”.

Des questions qui semblaient petites.

Mais qui représentaient pour elle :
quelque chose d’énorme.


Les parents transmettent aussi parfois leur propre stress sans le vouloir

Et honnêtement, je me suis reconnue là-dedans plusieurs fois.

Parce qu’à la fin de l’été, les adultes recommencent eux aussi à penser :

  • à l’organisation,
  • aux horaires,
  • au travail,
  • à toute la logistique de septembre.

On parle :
de fournitures,
de planning,
de reprise.

Et les enfants sentent immédiatement :
que quelque chose change dans l’ambiance familiale.

Je me souviens d’un soir où je faisais des listes de rentrée pendant que les enfants jouaient à côté.

Sans même leur parler directement de l’école, ils avaient déjà commencé :
à poser énormément de questions anxieuses.


Beaucoup d’enfants ont simplement besoin d’être rassurés progressivement

Pas forcément avec :
de grands discours.

Souvent, ce qui aide le plus, c’est :

  • retrouver quelques routines,
  • parler tranquillement,
  • redonner des repères.

Je remarque une énorme différence lorsque nous reprenons doucement :

  • des horaires un peu plus stables,
  • des soirées plus calmes,
  • quelques moments de lecture,
  • des discussions sur la rentrée sans pression.

Les enfants semblent alors :
moins débordés intérieurement.


Préparer la rentrée ne veut pas dire supprimer brutalement les vacances

Ça, j’ai mis du temps à le comprendre.

Pendant longtemps, dès la mi-août, je passais presque en :
“mode rentrée”.

Et honnêtement ?
Toute la maison devenait plus tendue.

Aujourd’hui, je préfère :
une transition progressive.

Les vacances restent encore :
des vacances.

On continue :

  • les sorties,
  • les soirées dehors,
  • les moments lents.

Mais on réinstalle doucement :
quelques repères rassurants.


Les enfants ont surtout besoin de sentir qu’ils ne traversent pas cette transition seuls

Je crois que c’est probablement le plus important.

Parce qu’au fond, la rentrée représente aussi :
une séparation.

Une reprise du rythme.
Des attentes nouvelles.
Des journées plus exigeantes.

Et certains enfants vivent ça :
très intensément.

Je pense souvent à ces discussions du soir fin août où les enfants commencent soudain :
à parler davantage.

De leurs peurs.
De leurs envies aussi.
De ce qu’ils espèrent pour l’année qui arrive.


Peut-être que la meilleure préparation à la rentrée est simplement de ralentir un peu ensemble avant qu’elle arrive

Aujourd’hui, je cherche moins :
à “préparer parfaitement” septembre.

Je cherche davantage :
à rendre la transition plus douce émotionnellement.

Certaines fins de vacances restent encore :
désorganisées,
pleines d’oublis,
et parfois très chargées émotionnellement.

Bien sûr.

Mais j’ai aussi compris quelque chose :
les enfants n’ont pas besoin que tout soit parfaitement prêt pour la rentrée.

Ils ont surtout besoin :
de sentir qu’on comprend que cette période peut être un peu bouleversante…
et qu’on avance doucement avec eux vers ce nouveau départ.