La révolution industrielle – 4ème – Exercices avec les corrigés

Exercices avec les corrigés en Histoire pour la 4ème :  La révolution industrielle

L’Europe et le monde au XIXe siècle

I. Les transformations économiques

A. Une nouvelle énergie : le charbon

Exercice 1 : Comprendre un document

La révolution industrielle nait en Grande-Bretagne.

1) Quels sont les deux atouts du territoire britannique qui favorise la révolution industrielle ?

2) Relevez le nom des grandes villes industrielles britanniques durant le XIXe siècle :

3) Ces villes industrielles vont peu à peu concentrer une population ouvrière très nombreuse. D’où viennent ces populations à l’origine ? Comment appelle-t-on ce phénomène ?

4) Quel type de charbon est exploité ? Pourquoi ?

5) A quoi ce charbon est-il destiné ?

6) Trouve-t-on ce type de mines en France ? Où ?

B. De nouveaux moyens de production
Exercice 2 : Comprendre un document
Consigne : Lisez le texte et répondez aux questions
Dans le grand silence de la nuit, on entendait comme des sifflements, des plaintes haletantes, des grondements formidables. Julien était de plus en plus inquiet :
– Mon Dieu, monsieur Gertal, qu’y a-t-il donc ici ? Bien sûr, il arrive là de grands malheurs.
– Non, petit Julien. Seulement nous sommes en face du Creusot, la plus grande usine de France et peut-être d’Europe. Il y a ici quantité de machines et de fourneaux, et plus de seize mille ouvriers […]. C’est de ces machines et de ces énormes fourneaux chauffés à blanc continuellement que partent les lueurs et les grondements qui nous arrivent. […]
– Il y a trois grandes usines distinctes dans l’établissement du Creusot, dit le patron […] : fonderie, ateliers de construction et mines ; mais voyez, ajouta-t-il en montrant des voies ferrées sur lesquelles passaient des locomotives et des wagons pleins de houille*, chacune des parties de l’usine est reliée à l’autre par des chemins de fer ; c’est un va-et-vient perpétuel. […]
– Vois, il y a là des enfants qui ne sont pas beaucoup plus âgés que toi qui travaillent de tout leur cœur ; mais ils sont obligés de faire attention. […]
– Eh bien, examine d’abord, en face de toi, ces hautes tours de quinze à vingt mètres : ce sont les hauts-fourneaux
[…]. Il y en a une quinzaine au Creusot. Une fois allumés, on y entretient jour et nuit sans discontinuer un feu d’enfer. […] C’est pour fondre le minerai de fer. Quand le fer vient d’être retiré de la terre par les mineurs, il renferme de la rouille et une foule de choses, de la pierre, de la terre ; pour séparer tout cela et avoir le fer plus pur, il faut bien faire fondre le minerai. Mais songe quelle chaleur il faut pour le fondre et le rendre fluide comme de l’huile ! Les hauts fourneaux du Creusot produisent ainsi chaque jour plus de 500 000 kilogrammes de fer ou de fonte. […]
– Quand on eut bien admiré la fonderie, on passa dans les grandes forges. […] Saisissant de longues tenailles, ils retiraient des fours les masses de fer rouge ; puis, les plaçant dans des chariots qu’ils poussaient devant eux, ils les amenaient en face d’énormes enclumes pour être frappées par le marteau. Mais ce marteau ne ressemblait en rien à un marteau ordinaire […] c’était un lourd bloc de fer qui, soulevé par la vapeur entre deux colonnes, montait jusqu’au plafond, puis retombait droit de tout son poids sur l’enclume.
– Regarde bien, Julien, dit M. Gertal : voici une des merveilles de l’industrie. C’est ce qu’on appelle le marteau-pilon à vapeur qui a été fabriqué et employé pour la première fois dans l’usine du Creusot où nous sommes. On parcourut les ateliers de construction où se font chaque année plus de cent locomotives ; des quantités considérables de rails, des coques de bateaux à vapeur, des ponts en fer, des engins de toute sorte pour les frégates et les vaisseaux de ligne.
– Voyons maintenant les mines de houille (= charbon), dit M. Gertal.
– Des mines ? dit Julien. Il y a des mines aussi ! […]
– Est-ce que ce puits est bien profond ? demanda Julien.
– Il a 200 mètres environ […]. Cette ville souterraine renferme des rues, des places, des rails où roulent des chariots de charbon que les mineurs ont arraché à coups de pic et de pioche. C’est ce charbon qui alimentera les grands fourneaux que tu as vu, c’est lui qui mettra en mouvement ces machines qui sifflent, tournent et travaillent sans repos. Puis, quand à l’aide de ce charbon on aura fabriqué toutes les choses que tu as vues, on les expédiera par le canal du Centre sur tous les points de la France.
G. BRUNO, Le tour de France de deux enfants, Belin, 1e édition 1877

1. Présente ce texte et résume rapidement son sujet :

2. Où se trouvent les enfants et M. Gertal ?

3. Qu’est-ce qu’un haut fourneau ? Avec quelle ressource fonctionne-t-il ? Les usines ont-elles des difficultés à acquérir cette ressource ?

4. Décris le site : nombre d’ouvriers, types d’usines, …

5. Que devient la production du Creusot ? Comment va-t-elle être expédiée ?

C. La révolution des transports

La mise au point technique de la machine à vapeur transforme également les modes de transports. On voyage plus vite et plus loin.

Consigne : Lisez attentivement le texte suivant et répondez aux questions.

« La vie de beaucoup de Français, leur mentalité même, se trouvent transformées par le chemin de fer : leurs horizons soudain s’élargissent. En 1870, ils voyagent trois fois plus vite qu’en 1852, écrivent neuf lettres par an au lieu de 5. L’arrivée du rail signifie la fin des pénuries locales, la baisse de certains prix pour les consommateurs (du charbon par exemple), donc une plus grande consommation. Il aide à accroitre les rendements agricoles, en permettant d’apporter dans les régions dépourvues les amendements (amélioration du sol comme la chaux) indispensables. Il permet à certains paysans de se spécialiser dans les productions les plus rentables. Le rail est enfin un moteur capital de la croissance industrielle : il faut produire des rails de fer puis d’acier, des halls de gare, du matériel roulant, des ponts de fer. Ces commandes massives favorisent l’essor de l’industrie ».
Alain Plessis, De la fête impériale au mur des Fédérés (1852-1871), Editions du Seuil, 1979

1) Présentez ce document

2) En quoi la « mentalité » des Français est changée par le chemin de fer ?

3) Relevez les deux éléments qui permettent une amélioration des conditions de vie et de travail pour les populations rurales, grâce au chemin de fer.

4) En quoi le chemin de fer est-il un « moteur capital de la croissance industrielle » ?

II. Les transformations sociales

A. La classe ouvrière et la classe bourgeoise

Exercice 4 : Confronter des documents

Doc 1 : Comparaison entre le budget d’une famille bourgeoise et d’une famille ouvrière.

Source Armand Colin

Document 2 : L’habitat ouvrier et bourgeois

Une maison ouvrière à Berlin (1900) Un hôtel particulier du Second empire

Source webpédagogique & Ebay

1. Comparez les dépenses des familles bourgeoises et des familles ouvrières.
a. Quelle part est consacrée à la nourriture ?
Bourgeois : ______________
Ouvriers : ________________
b. Quelles dépenses sont présentes chez les bourgeois mais ne sont pas présentes chez les ouvriers ?

2. Comparez ces deux images d’intérieurs :
Description du lieu de vie : taille, espace par habitant, signes de richesse éventuels, …
Maison d’ouvriers

Maison bourgeoise

B. Les réactions du milieu ouvrier

Exercice 5 : Comprendre un document

1. Présentez le document. A qui est-ce destiné ?

2. D’après le texte, quelles sont les demandes des insurgés ?

3. Comment manifestent-ils leur mécontentement ?

4. Qui rétablit l’ordre à Buzançay ?

5. Quels termes l’auteur choisit-il pour désigner les révoltés ? Qu’est-ce que cela nous apprend sur son opinion concernant cette révolte ?

6. Qu’arrive-t-il aux insurgés ?

C. Le paternalisme

Exercice 6 : Comprendre un document

Consigne : Lisez attentivement le texte ci-dessous et répondez aux questions.

Henri Schneider est maire du Creusot depuis 1871

« Être le père de vos ouvriers, voilà bien, Monsieur, la constante préoccupation de votre cœur. Toutes les œuvres de bienfaisance dont vous avez doté votre cité, en donnent un vivant et magnifique témoignage. L’enfant a ses écoles, le vieillard sa Maison de famille pour abriter ses infirmités ; les blessés et les malades trouveront ici l’Hôtel du bon Dieu, et, au chevet de leur lit de douleur, des anges consolateurs, pieuses auxiliaires de nos dévoués médecins. Cette pensée constante de votre vie, vouée au bien-être moral et matériel de votre grande famille ouvrière, vous l’avez recueillie, Monsieur, de votre illustre père, le grand génie qui a créé cette cité industrielle dont vous contribuez à maintenir et étendre la glorieuse renommée. ».

J.A.Burdy, adjoint au maire du Creusot, discours pour
l’inauguration de l’Hôtel-Dieu, 15 septembre 1894

 



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