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Outils collaboratifs à l’école : les vérifications RGPD à mener avant usage
La CNIL rappelle que les outils collaboratifs utilisés dans le premier et le second degrés impliquent souvent des données personnelles et doivent être encadrés avant leur mise en œuvre.

L'essentiel
- Ce que ça change
- Avant d’utiliser un outil collaboratif, les établissements doivent vérifier la base légale, l’information des personnes, l’analyse d’impact éventuelle et les garanties du fournisseur. Les traceurs publicitaires doivent être écartés ou désactivés.
- Pour qui
- Écoles, collèges, lycées et responsables de traitement
La CNIL souligne que l’usage d’outils collaboratifs en ligne dans les écoles, collèges et lycées s’accompagne, dans la plupart des cas, de traitements de données personnelles. Sont notamment concernés les communications entre personnels, élèves et responsables légaux, les travaux et documents des élèves, les notes ou les appréciations.
Avant de déployer ces services, les responsables de traitement doivent déterminer la base légale de chaque traitement. Lorsque l’usage répond aux missions de service public des établissements scolaires, la CNIL indique que la base de l’exécution d’une mission d’intérêt public peut être mobilisée. Elle estime en revanche que le consentement est difficile à retenir, car il doit être libre et sans conséquence négative en cas de refus.
Les établissements doivent aussi informer les élèves, leurs responsables légaux et les personnels de manière concise, transparente, compréhensible et accessible. Pour les mineurs, cette information doit être simple et pédagogique. Elle doit être disponible avant la mise en œuvre du traitement, par exemple lors de la première connexion à l’outil.
La CNIL rappelle également l’importance de l’analyse d’impact relative à la protection des données lorsque les traitements présentent des risques élevés. Elle précise qu’une telle analyse est probablement nécessaire dans la majorité des cas, notamment en présence de mineurs, de traitements à grande échelle ou de données sensibles.
Le choix du fournisseur fait partie des points de vigilance. Le responsable de traitement doit vérifier les garanties du sous-traitant, encadrer le contrat, désactiver les éventuels traceurs publicitaires et s’assurer que les transferts hors Union européenne ou les risques d’accès par des États tiers sont suffisamment protégés.
Les établissements du premier et du second degrés souhaitant recourir à des outils collaboratifs en ligne doivent se montrer vigilants concernant la protection des données personnelles.
La source
Nous avons lu : CNIL, publié le .
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