Cour des comptes · École
La Cour des comptes veut mesurer l’effet réel de la francophonie
La Cour des comptes juge que la politique française de promotion internationale du français manque de pilotage, d’objectifs explicites et d’indicateurs pour mesurer ses résultats.

L'essentiel
- Ce que ça change
- Les acteurs de l’enseignement du français à l’étranger sont appelés à passer d’une logique de moyens à une logique de résultats mesurés. Les objectifs, notamment ceux de l’AEFE, devront être rendus plus réalistes.
- Pour qui
- Réseaux français d’enseignement à l’étranger
La Cour des comptes publie une évaluation de la politique française de promotion internationale de la francophonie. Elle rappelle que cette politique vise à entretenir et développer l’usage du français à l’étranger, avec un coût annuel dépassant 2 Md€, en progression de 6,2 % entre 2018 et 2024.
L’évaluation porte sur trois volets : l’enseignement du et en français à l’étranger, la diffusion de contenus numériques francophones et la valorisation du français comme langue de travail. La Cour estime que les effets des dépenses engagées restent difficiles à quantifier, en raison de la dispersion des acteurs, de responsabilités fragmentées, d’objectifs souvent implicites et d’une quasi-absence d’indicateurs.
Sur l’enseignement, les réseaux français à l’étranger sont décrits comme anciens et denses, mais avec des résultats contrastés selon les contextes locaux. Dans les instituts français et les Alliances françaises, le nombre d’apprenants et d’heures enseignées n’a pas retrouvé son niveau d’avant la crise sanitaire. Le réseau de l’AEFE accueille 402 000 élèves dans 612 établissements, mais l’objectif de 700 000 élèves en 2030 est jugé hors de portée et doit être revu à la baisse.
La Cour souligne aussi le rôle des technologies audiovisuelles et numériques pour diffuser le français, tout en relevant des effets limités par les inégalités d’accès aux équipements et à une connexion de qualité. Elle appelle à structurer l’action numérique, à mieux suivre les usages professionnels du français et formule dix recommandations pour améliorer le pilotage et la mesure des résultats.
la dispersion des acteurs, la fragmentation des responsabilités, le caractère souvent implicite des objectifs et la quasi-absence d’indicateurs rendent les effets des dépenses engagées difficiles à quantifier.
La source
Nous avons lu : Cour des comptes, publié le .
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