Départements de France · Société
Jeunes majeurs de l’ASE : le texte sur l’accompagnement jusqu’à 25 ans n’a pas été voté
La proposition de loi de Marianne Maximi, qui prolonge l’accompagnement des jeunes majeurs de l’aide sociale à l’enfance jusqu’à 25 ans, n’a pas pu être mise au vote le 29 octobre à l’Assemblée nationale.

L'essentiel
- Ce que ça change
- Faute de vote, l’accompagnement des jeunes majeurs reste fixé à 21 ans et les disparités entre Départements demeurent. Le texte n’est pas adopté en l’état.
- Pour qui
- Départements, services de l’aide sociale à l’enfance, PJJ, associations et professionnels de la protection de l’enfance
La proposition de loi de la députée LFI Marianne Maximi « pour protéger durablement les jeunes majeurs de l’aide sociale à l’enfance et de la protection judiciaire de la jeunesse » n’a pas pu être mise en vote le 29 octobre à l’Assemblée nationale. Les députés LFI dénoncent « l’obstruction » des groupes RN et UDR tout au long de la journée.
Adopté en commission, le texte prévoyait de prolonger l’accompagnement jusqu’à 25 ans, contre 21 ans actuellement. Il élargissait aussi la prise en charge obligatoire aux jeunes anciennement suivis par la protection judiciaire de la jeunesse, ainsi qu’aux jeunes dont les difficultés sont identifiées après leur majorité, même lorsqu’ils n’ont jamais été pris en charge par la protection de l’enfance.
Le texte prévoit un fonds de mobilisation départementale pour les jeunes majeurs de la protection de l’enfance, destiné à renforcer le soutien financier de l’État aux Départements. L’impact du texte a pourtant été l’un des principaux points de critique de cette proposition de loi.
Les disparités entre Départements ont régulièrement été dénoncées au cours des débats. La ministre C. Gailliard-Minier a déclaré que le gouvernement partageait ce constat, formulé en commission sur tous les bancs.
Plus tôt dans la journée, le groupe LFI avait fait adopter trois propositions de loi, dont une qui crée un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les AESH.
Selon qu’il a grandi d’un côté ou de l’autre d’une limite départementale, un jeune n’a pas les mêmes chances d’être accompagné.
La source
Nous avons lu : Departements de France, publié le .
À lire aussi dans L'officiel
- Polynésie : candidatures ouvertes pour enseignants spécialisés du 1er degré Bulletin officiel EN
- Apprentis en mobilité : vers un Espace européen de l'apprentissage Agence Erasmus+ France
- Collège de l'Europe à Bourg-de-Péage : 52 arbres et un réfectoire agrandi Départements de France
- Une plateforme européenne pour enseigner la protection des données aux enfants Commission nationale de l'informatique et des libertés
- Webinaire du 7 décembre sur les adultes en difficulté avec les chiffres Agence nationale de lutte contre l'illettrisme
- Maire d’un village de 137 habitants, Marion Lafaye plaide contre l’isolement des élus Association des maires ruraux de France

