Place de l’église – 5ème – Cours – Occident féodal

Place de l’église – 5ème – Cours – Occident féodal

  • Quelle est la place de l’Eglise dans l’Occident médiéval ?
  • Comment les chrétiens d’Occident vivent-ils leur religion ?
  • Comment l’Eglise catholique cherche-t-elle à guider les consciences?
  • Comment et dans quels domaines l’Eglise se met-elle au service de la société ?

 

Je me repère dans l’espace et dans le temps

A partir du Xème siècle en occident naît une organisation politique et sociale appelée féodalité qui lie les hommes entre eux. Le pouvoir des rois de France, limité au début, se développe et l’état moderne commence sa construction.

 

 Définitions :

Un péché : une faute selon l’Eglise.

Communier : manger le pain et boire le vin qui, consacrés par le prêtre, sont devenus pour les chrétiens corps et sang de Jésus-Christ.

Un saint : une personne que l’église que trouve exemplaire et qu’elle a canonisée (transformée en saint).

Un sacrement : un rite sacré par lequel l’homme reçoit grâce et se rapproche de Dieu. Il y a sept sacrements (le baptême, la confirmation, la communion, le mariage, le pénitence, l’extrême-onction, l’ordination).

Le salut : le fait d’être sauvé après la mort, c’est-à-dire d’obtenir le paradis.

Une relique : les restes du corps d’un saint ou des objets lui ayant appartenus.

L’Eglise catholique : l’ensemble des chrétiens catholiques.

Un clerc: un homme qui se consacre à l’Eglise. L’ensemble des clercs forment le clergé.

L’excommunication : la décision du pape ou de l’évêque par laquelle une personne est chassée de l’Eglise.

Un hérétique : un chrétien dont les croyances et les pratiques ne sont pas conformes à celles enseignées par l’Eglise catholique.

L’inquisition : les tribunaux d’Eglise établis pour la recherche et le châtiment des hérétiques.

  1. La vie chrétienne
  2. L’enfer et le paradis

Au moyen Age, presque tous les habitants de l’Occident sont des chrétiens, ils sont persuadés qu’après la mort, lors du jugement dernier, leur âme est envoyée dans différents endroits : Le paradis pour les bons, l’enfer pour les méchants. Cette croyance est au cœur de la pratique religieuse des chrétiens : par leurs actions, ils cherchent à mériter leur place au paradis : Ils veillent à respecter le dogme religieux défini par le pape. Le dogme se fonde sur la croyance en Jésus-Christ et son message. Ils confessent régulièrement leurs péchés, c’est-à-dire leurs fautes.

Les hommes sont angoissés par le péché. Il peut mener en enfer mais aussi causer des punitions sur terre comme les maladies, le malheur,… les fresques et les scrupules des églises les mettent en garde contre les sept péchés capitaux : orgueil, envie, paresse, avarice, luxure, gourmandise, colère.

  1. Les pratiques au quotidien

Le quotidien des chrétiens tourne autour de pratiques religieuses. Les chrétiens prient plusieurs fois par jour, et se rendent à l’église le dimanche pour assister à la messe où parfois ils communient. Le vendredi est un jour de jeûne, en souvenir de la crucifixion de Jésus-Christ.

L’année est rythmée par les fêtes religieuses où ils rassemblent la communauté chrétienne autour de la célébration en l’honneur du Christ, de la Vierge Marie et de nombreux saints.

ü  Pâques est la fête la plus importante de l’année : elle célèbre la résurrection de Jésus.

ü  Avant la fête de Pâques, les chrétiens respectent un jeûne de 40 jours : c’est le carême.

Les chrétiens reçoivent enfin les 7 sacrements, qui forment les grandes étapes de leur vie religieuse :

ü  Le baptême constitue l’entrée d’un fidèle dans la communauté chrétienne.

ü  La confirmation renouvelle l’engagement du chrétien auprès de Dieu.

ü  La communion désigne le partage du pain et du vin, devenus le corps et le sang du Christ après avoir été consacrés par le prêtre.

ü  La pénitence consiste à demander pardon pour ses péchés auprès d’un prêtre.

ü  Le mariage unit un chrétien et une chrétienne.

ü  L’extrême-onction est le sacrement des malades.

ü  L’ordination est le sacrement permettant aux prêtres d’exercer leur fonction sacrée.

  1. La recherche du salut

La préoccupation majeure des chrétiens est l’obtention du salut. Pour y parvenir, l’Eglise les pousse à recevoir les sacrements et à suivre les pratiques religieuses de la vie quotidienne. L’Eglise encourage également les fidèles à :

ü  Faire de La charité

ü  Faire des dons à l’Eglise pour mériter leur place au paradis.

ü  Partir en pèlerinage vers des lieux de cultes importants de la religion chrétienne, où sont honorés les reliques de saints importants.

Le testament d’un chrétien

«  Moi Bernard, seigneur d’Albert, voulant pourvoir au salut de mon âme, je veux que soient données aux monastères les sommes ci-dessous indiquées.

De même, je donne à tous les hôpitaux qui sont sur le chemin de Saint Jacques. De même, comme j’ai promis de faire cinq pèlerinages, je veux que ces pèlerinages soient faits par mes fils.

En outre, je veux que 10 000 livres tournois soient distribuées en lieux de piété pour faire de bonnes aumônes, là où mes exécuteurs jugeront qu’elles seront les mieux employées pour le salut de mon âme. »

D’après le testament  de Bernard, seigneur d’Albert, XIV e siècle.

Il existe 3 pèlerinages majeurs dans la religion chrétienne :

ü  Le pèlerinage de Jérusalem où se trouve le tombeau de Jésus.

ü  Le pèlerinage de Rome où se trouve le tombeau de l’apôtre Pierre.

ü  Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle où se trouve le tombeau de l’apôtre Jacques.

 

  1. L’Eglise guide les consciences
  2. Le pape et le clergé

Au moyen âge L’Eglise catholique est dirigée par le pape (l’évêque de Rome). Il est désigné par les cardinaux, qu’il dirige ensuite. L’Occident est devisé en diocèses, dirigés chacun par un évêque, les diocèses sont subdivisés en paroisses administrées par des curés. Ces clercs qui encadrent les fidèles forment le clergé séculier.

Il réunit les évêques en conciles pour définir le dogme et les pratiques religieuses de l’Eglise catholique. Ce dogme et ces pratiques sont ensuite relayés auprès des fidèles par le clergé (ensemble des clercs).

Les moines prient pour le salut des hommes. Ils vivent dans des abbayes où ils suivent une règle de vie stricte sous la direction de l’abbé. Ils forment le clergé régulier. Au XIIe siècle, Bernard de Clairvaux crée de nombreuses abbayes rattachées à l’ordre de Cîteaux.

Au XIIIe siècle, François d’Assise crée l’ordre des Franciscains et celui des Dominicains. Ces religieux parcourent les villes pour prêcher la parole Dieu en vivant d’aumônes : on les appelle les Frères Mendiants.

 

L’Eglise guide et punit

L’Eglise est très sévère lorsqu’elle constate le non-respect d’un dogme ou d’une pratique qu’elle impose à ses fidèles. Le pape réunit les évêques en conciles pour prendre les décisions concernant l’Eglise.

ü  Elle peut imposer des pénitences aux mauvais chrétiens. Il s’agit de tâches à accomplir, un pèlerinage par exemple.

ü  Elle a un pouvoir d’excommunication : le pape ou l’évêque peuvent exclure un fidèle de l’Eglise et de la communauté chrétienne.

A partir du XIIIe siècle, l’Eglise organise une chasse contre les hérétiques.

ü  En 1208, dans le sud de la France, des chevaliers envoyés par le pape Innocent III attaquent les Cathares. Ces derniers remettent en cause le dogme du pape (par exemple, ils ne croient pas à la résurrection de Jésus).

ü  Le pape Innocent III crée ensuite les tribunaux de l’Inquisition destinés à pourchasser et condamner les hérétiques (les coupables peuvent être condamnés à la mort sur le bûcher). Ces tribunaux sont gérés par les Dominicains.

 

  1. L’Eglise au service de la société
  2. La richesse de l’Eglise

L’Eglise gère de nombreux services essentiels à la vie de la société au Moyen-Age. Pour financer son action et entretenir ses abbayes et ses églises, elle perçoit différents revenus :

ü  Possède de 30% à 40% des terres de l’Occident, l’Eglise bénéficie des redevances payées par les paysans qui occupent ses terres, comme les autres nobles propriétaires de seigneuries.

ü  L’Eglise perçoit un impôt : la dîme.

ü  De nombreux dons de chrétiens sont destinés à l’Eglise.

 

L’Eglise protège et assiste les fidèles

L’Eglise  protège la société de la violence :

Les évêques tentent d’imposer la « paix de Dieu » aux chevaliers : l’interdiction de s’attaquer à ceux qui n’ont pas d’arme.

Les évêques souhaitent appliquer la « trêve de Dieu » : l’absence de combats du jeudi au dimanche.

Lors de l’adoubement, un chevalier doit faire serment de protéger « la veuve et l’orphelin ».

L’Eglise se charge également de l’assistance des pauvres et de soigner les malades :

Les pauvres sont accueillis dans des « hôtelleries », où des soins et de la nourriture leur sont offerts.

Dans les villes, les évêques dirigent les hôpitaux.

 

  1. L’Eglise s’occupe de l’enseignement

L’Eglise joue un rôle majeur dans l’enseignement et l’éducation en Occident au Moyen-Age :

ü  Au XIe siècle, elle forme les futurs clercs dans les abbayes et des écoles urbaines.

ü  Au XIIIe, des universités naissent sous l’autorité directe du pape. Les enseignants sont des clercs séculiers et réguliers.

 



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Tables des matières L'Occident féodal, XIeme - XVeme siècle - Histoire : 5ème