Action de l’homme sur les paysages – 5ème – Cours – SVT

Action de l’homme sur les paysages – 5ème – Cours – SVT – Sciences de la vie et de la Terre

  • Comment et pourquoi extrait-on des ressources géologiques ?
  • Comment gérer les ressources géologiques, sont-elles inépuisables ?
  • Comment concilier respect de l’environnement et exploitation des ressources de notre planète ?
  • Comment répondre à la demande énergétique toujours plus grande?

 

  1. I.     L’Homme prélève dans son environnement les matériaux qui lui sont nécessaires

Pour ses besoins de constructions et énergétiques, l’homme prélève dans son environnement des matériaux. Ces ressources minérales contenues dans le sous-sol sont utilisées brutes ou après transformations. Ces ressources sont issues d’un processus de formation très long, qui s’étale pour certains sur des centaines de millions d’années. Leur utilisation et leur exploitation doivent être gérées correctement afin de préserver l’environnement et afin d’assurer aux générations futures des ressources en quantité suffisante. L’homme doit mettre en place des ressources énergétiques moins polluantes et respectueuses de l’environnement.

1. Ressources géologiques et construction

De tout temps l’homme a su extraire et utiliser les ressources géologiques pour construire (granite, calcaire, argile, sable…) ou encore comme matières premières pour l’industrie et l’artisanat (minerais, ocres…).Les techniques de constructions utilisées ont évolué, ainsi entre l’an 40 et l’an 60 de notre ère, le Pont du Gard qui traverse le Gardon, fût construit à partir d’une roche, le calcaire coquiller, extraite de la carrière de Vers en aval du Pont du Gard. Ce pont nécessita 50 000 tonnes de blocs calcaires.

Non loin du pont du Gard, le Pont TGV d’Avignon qui enjambe le Rhône, fût construit de 1996 à 1999 en béton précontraint et en béton armé. Ce pont nécessita 110 000 m3 de béton.

Le béton est un terme générique qui désigne un matériau de construction composite fabriqué à partir de granulats obtenus soit directement à partir d’alluvions meubles (sables, galets) comme dans la Durance, soit par concassage de roches cohérentes (granite, calcaire), agglomérés par un liant. Le liant est soit  » hydraulique  » appelé couramment ciment, ou  » hydrocarboné  » on parle de bitume. Lorsque les liants hydrauliques se réduisent à du sable, on parle de mortier.

A l’inverse des blocs de calcaires utilisés pour la construction du pont du Gard, le béton est formé à partir de matériaux différents qui subissent des transformations.

 

2. Ressources géologiques et énergies

Pendant longtemps, les chimistes et les géologues se sont interrogés sur l’origine de cette huile minérale, la présence de substances dérivant de la chlorophylle, pigment végétal mis les scientifiques sur la piste.

La formation du pétrole débute dans une mer où flottait un plancton abondant d’algues et d’animaux microscopiques dont les cadavres s’accumulaient sans cesse sur les fonds argileux, rejoints par les restes des méduses, des poissons et autres habitants de l’océan. Ces matières organiques sont alors fermentées par des bactéries anaérobies (sans dioxygène) et transformées en une bouillie, puis en un mélange liquide, le pétrole qui imprégna peu à peu la vase argileuse.

Au cours des temps géologiques, la sédimentation marine a varié, aux vases imprégnées de pétrole succédèrent d’autres dépôts : calcaire, sables, marnes. Les couches se plissèrent ensuite et le pétrole quitta les roches mères où il avait pris naissance pour rejoindre les roches poreuses voisines, devenues des réservoirs à pétrole. Les forages profonds, permettent d’atteindre ces réservoirs naturels.

Le pétrole est transformé pour donner de nombreux dérivés industriels : mazout, gas-oil, essence, huiles lourdes, lubrifiants, plastiques, asphalte et bitume.

  1. II.  Des techniques agricoles néfastes

Parmi ces techniques, on peut évoquer la monoculture, le surpâturage et la suppression des haies.

1. La monoculture intensive

La culture prolongée d’une même céréale (par exemple, le maïs) sur le même sol érode celui-ci qui se trouve complètement dénudé après la récolte. L’eau ruisselle alors en surface, plus qu’elle ne s’infiltre en profondeur, et ravine progressivement le sol. Pour certaines cultures, ce ruissellement de l’eau conduit à une érosion du sol de 25 000 kg par hectare : l’eau entraîne les particules du sol.

2. Le surpâturage

Cette pratique consiste à laisser un troupeau important de moutons ou de chèvres sur le même pâturage, par exemple en montagne. Le troupeau broute alors toute la végétation présente, y compris les racines et piétine le sol dénudé. Ce sol est raviné par l’eau de ruissellement qui s’écoule vers le point le plus bas. Des glissements de terrain sont alors possibles et, en contrebas, on peut assister à des inondations après de fortes pluies.

3. La disparition des haies

Le remembrement des parcelles de terre entraîne une disparition des haies qui accélère le ruissellement de l’eau. Une haie est, en effet, un obstacle naturel à l’écoulement des eaux, elle en freine le ruissellement et en favorise l’infiltration, ce qui protège le sol. Les haies constituent aussi une protection contre le vent qui entraîne une autre forme d’érosion dite éolienne.

  1. III.   Gestion des ressources et respect de l’environnement

Notre économie et notre civilisation dépendent très largement du pétrole et de ses dérivés, mazout, gas-oil, essence, huiles lourdes, lubrifiants, plastiques mais aussi asphalte et bitume. Le pétrole et ses dérivés comme le bitume ou asphalte sont utilisés depuis longtemps.

L’exploitation accrue du pétrole el croissance des besoins industriels mondiaux dès les années 1970 ont considérablement diminué les réserves mondiales de pétrole. De plus son utilisation massive a entraîné une augmentation de la pollution atmosphérique de la planète.

Désormais il est temps de se tourner vers d’autres sources d’énergie, beaucoup moins polluantes et inépuisables. L’homme développe ainsi l’utilisation de l’énergie solaire, de la géothermie, et de l’énergie éolienne. Ces dernières sont inépuisables et non polluantes.

  1. IV.   La prévention des dégâts naturels

Pour freiner l’érosion du sol, il faut :

  • pratiquer le reboisement, par exemple sur des flancs de montagnes dénudés car la végétation fixe le sol et empêche son érosion et son transport ;
  • installer des cultures en terrasses pour réduire le ravinement dans les zones trop escarpées ;
  • maintenir les haies dans les régions de bocage.

Pour réduire les risques d’inondation, il faut :

  • éviter de construire des maisons ou d’installer des campings dans des zones inondables (lit d’une rivière, par exemple) ;
  • entretenir les digues existantes et nettoyer les berges des rivières (élagage des arbres, etc.) ;
  • contrôler l’urbanisation parfois abusive et l’emploi parfois excessif du bitume ou de l’asphalte qui empêchent l’infiltration de l’eau et favorisent son ruissellement en surface vers les rivières.

Conclusion : actions néfastes et actions de prévention

Erreurs humaines

Effets sur l’état du sol

Effets sur la circulation de l’eau

Prévention

Déforestation

Dénudé et érodé en permanence

Ruissellement accéléré
Ravinement

Reboisement

Monoculture intensive

Dénudé temporairement

Ruissellement accéléré

Polyculture

Surpâturage

Dénudé
rodé
Raviné

Ruissellement accéléré

Pâturage raisonnable

Disparition des haies

Suppression des talus
Moins d’infiltrations

Ruissellement accéléré

Rétablissement des haies

Développement excessif du bitume et de l’asphalte

Sol recouvert
Pas d’infiltration

Ruissellement accéléré

Réduction du ruissellement

Urbanisation excessive

Augmentation du risque d’inondation

Interdiction de construire dans les zones inondables

 



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