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Sorties scolaires pour travailler les sciences expérimentales

Travailler les sciences expérimentales en sortie, ce n’est pas seulement emmener la classe voir des objets scientifiques. C’est chercher un lieu où les élèves peuvent manipuler, mesurer, éprouver une hypothèse, autour de la matière, de l’énergie, du mouvement ou de la lumière. Cette page rassemble 498 lieux dans 99 départements, avec une forte présence de musées (436), mais aussi des planétariums (35) et des maisons des illustres (27). Les données font remonter des lieux déclarés en sciences, ou proposant sur place des activités de sciences fondamentales, de sciences, ou de sciences et industrie.

La sortie apporte ce que la salle de classe simule difficilement : un instrument, une machine, une maquette, une observation du ciel, un procédé technique, parfois un objet ancien qui oblige à poser la bonne question. Dans un planétarium comme Chocs Cosmiques à Chasseneuil-du-Poitou ou la Coupole d’astronomie à Amboise, le phénomène devient visible autrement. Dans un musée industriel, l’élève relie mesure, énergie et transformation de la matière à un dispositif réel.

Ce que dit le programme : structurer les sciences par l’expérimentation

En CE2, cycle 2, plusieurs matières croisent « Questionner le monde » : la matière, les objets, le temps long et les traces lisibles. En CM1, CM2 et 6e, cycle 3, Sciences et technologie, les sciences se structurent : observer ne suffit plus, il faut formuler, comparer, mesurer. En 5e, 4e et 3e, cycle 4, Physique chimie, la visite prend de l’intérêt si elle donne accès à un procédé, une source ou un objet que la classe ne peut pas voir autrement. La liste des lieux ne change pas avec le niveau. Ce qui change, c’est l’exploitation en classe, les consignes données aux élèves et l’ordre d’affichage selon l’adaptation au cycle.

  • CM1Sciences et technologie498 lieux adaptés
  • CM2Sciences et technologie498 lieux adaptés
  • 6eSciences et technologie498 lieux adaptés
  • 5ePhysique chimie498 lieux adaptés
  • 4ePhysique chimie498 lieux adaptés
  • 3ePhysique chimie498 lieux adaptés
  • CE2cycle 2471 lieux adaptés

Les lieux sont les mêmes d'un niveau à l'autre : ce qui change, c'est l'exploitation en classe et l'ordre d'affichage, calculé sur l'adaptation de chaque lieu au cycle. Un niveau n'apparaît ici que si des lieux lui sont réellement adaptés.

12 lieux détaillés pour les sciences expérimentales en France

Chaque lieu est décrit pour ce qu'il permet de faire faire aux élèves, pas pour ce qu'il contient. La liste complète est juste en dessous, dans le moteur.

Les 498 lieux en France, classés depuis votre école

Indiquez le niveau de votre classe pour trier les lieux par adaptation au cycle, et votre commune pour les classer en temps de car. Le niveau ne retire aucun lieu de la liste.

Préparer la notion avant la sortie

Avant de réserver, mieux vaut isoler une question simple : que veut-on faire comprendre en sciences expérimentales ? La lumière se propage, une force modifie un mouvement, une matière change d’état, une machine transforme une énergie. Une fiche trop large produit des élèves qui recopient les cartels. Une fiche centrée donne un vrai travail : schéma à compléter, hypothèse à formuler, mesure à relever si le lieu le permet, vocabulaire à réutiliser. En cycle 2, l’observation guidée tient mieux qu’un long questionnaire.

Faire agir les élèves sur place

Sur place, l’objectif est de faire produire une trace utile. Pas seulement « ce que j’ai aimé ». Les élèves peuvent dessiner un dispositif, repérer une cause et un effet, comparer deux objets techniques, noter une question restée ouverte. Dans un planétarium, la consigne peut porter sur ce que l’on voit, ce que l’on ne voit pas, et ce que la modélisation rend compréhensible. Dans un musée lié aux techniques ou à l’industrie, le bon réflexe est de faire relier matière, énergie et action.

Exploiter au retour en classe

Le retour sert à transformer la visite en savoir. On reprend les traces, on trie ce qui relève de l’observation, de l’hypothèse et de la conclusion. Les photos, si elles existent, ne remplacent pas le schéma d’élève. Une mise en commun courte permet de faire ressortir les mots scientifiques exacts, puis une trace écrite stabilise la notion. En cycle 4, on peut demander un court compte rendu argumenté : quel élément du lieu a permis de comprendre un phénomène physique ou chimique ?

Organiser concrètement la sortie

Visite libre, visite guidée ou atelier

Le choix dépend moins du lieu que de la tâche donnée aux élèves. Une visite libre convient si vous avez déjà préparé un parcours précis. Une visite guidée aide quand le vocabulaire ou les objets demandent une médiation. Quand un atelier est proposé, il vaut souvent mieux pour les plus jeunes, car manipuler structure davantage l’attention qu’écouter longtemps. Le briefing signale des activités de sciences fondamentales, de sciences, et de sciences et industrie, sans détailler les formats disponibles lieu par lieu.

Durée sur place et trajet

Le temps de trajet mange vite la journée, surtout avec une classe qui doit encore passer aux toilettes, poser les sacs, ressortir le pique-nique. Pour les sciences expérimentales, il faut garder du temps sur place pour observer, reformuler et compléter les traces, pas seulement circuler. Un lieu proche mais bien ciblé peut être plus efficace qu’un grand site trop ambitieux. La sélection couvre 99 départements, avec notamment des lieux à Paris, Lyon, Mulhouse, Tours, Troyes et Strasbourg.

Encadrement, pique-nique, autorisations

L’encadrement se compte avant de choisir le format : petits groupes en musée, groupe classe en planétarium, circulation entre espaces, temps d’attente. Les autorisations familles doivent rester claires sur l’objectif scientifique de la sortie, pas seulement sur le lieu. Pour le pique-nique, rien n’est à supposer : il faut vérifier les conditions directement auprès du site retenu. Les données de cette sélection ne signalent pas d’hébergement associé aux lieux, ce qui oriente plutôt vers des sorties à la journée.

Questions fréquentes

Est-ce que cette sélection convient aussi bien au cycle 3 qu’au cycle 4 ?

Oui, la liste des lieux ne change pas avec le niveau. Les 498 lieux sont adaptés au CM1, CM2, à la 6e, à la 5e, à la 4e et à la 3e, et 471 le sont aussi au CE2. Ce qui change, c’est le travail demandé : observation et vocabulaire au cycle 2, démarche plus structurée au cycle 3, lien plus net avec la Physique chimie au cycle 4.

Quels types de lieux ressortent le plus pour les sciences expérimentales ?

La sélection est surtout composée de musées, avec 436 lieux, puis de 35 planétariums et 27 maisons des illustres. Cela permet de couvrir des situations très différentes : observation du ciel, histoire des instruments, techniques industrielles, objets scientifiques, procédés de transformation. Les activités déclarées les plus présentes touchent notamment à la Technique et industrie, aux Sciences de la nature, à l’Archéologie et à l’Histoire.

Peut-on travailler les sciences expérimentales dans un musée qui parle aussi d’histoire ?

Oui, si la consigne reste scientifique. Un musée peut documenter le XIXe siècle, la Préhistoire ou l’Antiquité et servir quand même les sciences expérimentales, à condition de faire porter l’attention sur la matière, l’énergie, les instruments, les mesures ou les procédés. L’Ecomusée Industriel des Forges à Inzinzac-Lochrist, par exemple, est rattaché à l’histoire et au patrimoine, mais aussi aux sciences.

Un planétarium est-il pertinent pour une sortie de sciences expérimentales ?

Oui, surtout si la classe a préparé une question d’observation : lumière, mouvement apparent, modélisation, échelle, position des astres. Un planétarium ne remplace pas une expérimentation de paillasse, mais il rend visibles des phénomènes difficiles à travailler en classe. L’Association Astronomique Véga de la Lyre à Vayres, Chocs Cosmiques à Chasseneuil-du-Poitou ou la Coupole d’astronomie à Amboise relèvent de cette entrée scientifique.

Comment éviter que la sortie devienne une simple visite culturelle ?

Il faut donner aux élèves une tâche de sciences avant d’entrer : vérifier une hypothèse, expliquer le rôle d’un objet, repérer une transformation, comparer deux dispositifs. La trace attendue doit être courte et exploitable au retour. Si la fiche demande seulement de chercher des dates ou de recopier des noms, la notion se perd. Pour les sciences expérimentales, le cœur reste : observer, mesurer quand c’est possible, expliquer.

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