Influence de l’homme sur le peuplement du milieu – 6ème – Cours – SVT

Influence de l’homme sur le peuplement du milieu – 6ème – Cours – SVT –  Sciences de la vie et de la Terre

  • Comment l’homme influence directement le peuplement des milieux de vie ?
  • Comment l’homme influence indirectement le peuplement des milieux de vie ?
  • Quelles sont les conséquences de ces pratiques sur les êtres vivants qui peuplent les milieux de vie que l’homme modifie ?
  • Les conséquences sont-elles toujours néfastes ?

 

  1. I.     L’homme influence l’environnement

L’environnement est notre cadre de vie : c’est l’ensemble des éléments naturels (faune, flore), et artificiels qui le constituent. L’environnement comprend différents  » milieu de vie  » de tailles très variables. Dans cet environnement les animaux et les végétaux ont des cycles de vie. Les êtres vivants naissent, grandissent, se nourrissent se reproduisent et meurent.

L’homme occupe de nos jours presque tous les milieux. Il influe, par sa présence et ses activités, sur le peuplement des milieux de vie. Son action est directe quand il chasse ou qu’il réintroduit une espèce dans un milieu, quand il cultive, abat des arbres ou reboise. Son action est indirecte quand il perturbe le milieu de vie et entraîne ainsi une modification de la faune et de la flore. Comment l’homme modifie-t-il directement ou indirectement le peuplement d’un milieu ? Son influence est-elle finalement positive ou négative ?

  1. II.  L’homme a une influence directe sur le peuplement d’un milieu

Par ses choix de politiques industrielles et commerciales, l’homme influe directement sur le peuplement des milieux. Par exemple lorsque l’homme pratique la déforestation pour l’agriculture, il modifie l’environnement et supprime ainsi des milieux de vie de nombreux animaux. Lorsque l’homme rejette dans des fleuves ou des rivières, des eaux dont la température est supérieure à celle du milieu, il modifie les conditions de vie et influence ainsi les peuplements.

Son influence peut-être aussi directe lorsqu’il prélève des animaux, par la chasse et la pêche non contrôlées.

Il modifie également l’équilibre d’un écosystème en introduisant de nouvelles espèces.

Exemples d’actions directes de l’homme sur le peuplement d’un milieu :

a) L’utilisation de produits chimiques divers associés aux pratiques agricoles :

Avant le XIXe siècle, la région des Landes de Gascogne est en grande partie occupée par les landes et les marécages. C’est donc une zone particulièrement humide. Les pâturages sont dédiés à l’élevage de moutons. Les activités agricoles y sont restreintes.

À la fin du XIXe siècle, afin d’intensifier l’agriculture, la surface des sols est asséchée : les zones de cultures sont divisées par des canaux de drainage. On crée des exploitations de pins maritimes. On cultive le maïs sur d’anciens terrains humides et l’activité forestière remplace l’élevage de moutons.

 

En modifiant le paysage au profit des espèces végétales qu’il cultive, l’Homme est à l’origine d’une perte de biodiversité : de nombreuses espèces tendent à disparaître de la région.
L’utilisation de produits chimiques divers est associée aux pratiques agricoles intensives : on utilise de nombreuses substances chimiques comme des engrais pour favoriser le développement des végétaux, des insecticides et des herbicides pour lutter contre la destruction des cultures.
L’utilisation d’engrais, d’insecticides et d’herbicides n’a pour objectif que celui de produire plus.
On peut étudier l’effet de ces deux pratiques sur les populations animales (faune) et végétales (flore) en faisant l’inventaire des espèces présentes dans les deux environnements.
Ces pratiques conduisent à une modification très importante des populations animales habitant initialement dans le milieu :
– la détérioration des différents habitats nuit à la diversité écologique, les animaux quittent le milieu ;
– l’action toxique de certains produits chimiques peuvent conduire à la disparition de certaines espèces animales.

b) La création de la réserve marine de Banyuls-Cerbère

Le littoral méditerranéen est un espace précieux et menacé. En 1974, la nécessité de protéger cet espace marin s’est concrétisée par la création de la réserve marine de Banyuls-Cerbère.

Cette réserve marine comprend :

  • la réserve naturelle proprement dite où un certain nombre d’activités sont réglementées ou tolérées ;
  • au cœur de cette réserve, une zone de protection renforcée totalement protégée sur 65 ha, où toutes les activités autres que scientifiques sont interdites.

On a constaté que les individus de toutes les espèces de poissons sont, sans exception, plus grands dans la réserve que dans des zones non protégées. Les poissons y ont, en effet, le temps de devenir adultes et ont plus de chances de se reproduire. Le mérou est un exemple d’espèce en voie d’extinction depuis 1950, sur l’ensemble du littoral français. Cette espèce est très colonisatrice depuis 1982 sur le site de Banyuls. Le corail rouge a également connu un développement remarquable dans la réserve. La création de la réserve a donc eu un impact positif sur la diversité et sur l’abondance des espèces présentes au sein et autour de la zone protégée.

  1. III.   L’homme a une influence indirecte sur le peuplement d’un milieu

Par ses choix de politiques d’urbanisation et d’environnement, l’homme influe indirectement sur le peuplement des milieux.

Lors des grands travaux des voies de communication, autoroutes, TGV, l’homme modifie des milieux de vie et ainsi influence indirectement sur les peuplements des milieux.

L’homme en polluant, modifie localement le peuplement des milieux, pollution par rejet des usines dans les fleuves et rivières, pollution par l’emploi de pesticides et d’engrais, pollution urbaine. L’apis millifera en est un bon exemple, elle tend à disparaître suite à l’utilisation des pesticides en agriculture.

Exemples d’actions indirectes de l’homme sur le peuplement du milieu :

a) L’invasion du séneçon du Cap:

Depuis 1936, la flore d’une grande partie de la région méditerranéenne se modifie. De nombreuses plantes ont dû céder leur place à un envahisseur très à l’aise dans la région : le séneçon du Cap.

Cette plante a été introduite accidentellement près de Mazamet, par l’intermédiaire de graines accrochées aux toisons laineuses provenant de la région du Cap, en Afrique du Sud. Depuis, cette plante a colonisé la région méditerranéenne, la vallée du Rhône et même la région de Calais. Le séneçon du Cap est capable de s’adapter à tous les climats et à tous les terrains qu’il colonise. Il se développe aussi bien dans les vignes que dans les prairies ou dans les alpages. Il produit et accumule des substances toxiques qui le protègent de la consommation des herbivores et des insectes parasites. Par ailleurs, une seule plante produit plus de 10 000 graines par an qui sont très facilement disséminées. La germination est importante, rapide et dure toute l’année.

Des études sont actuellement réalisées pour essayer de maîtriser son extension. Il apparaît nécessaire de limiter les risques d’incendie qui ouvrent le milieu et facilitent le développement du séneçon. Le surpâturage doit être évité pour permettre un développement de la végétation locale. Des moyens de lutte sont recherchés, comme l’attaque de parasites ou le semis d’espèces particulièrement vigoureuses.

b) L’introduction d’un ver parasite Anguillicola crassus

Les anguilles européennes sont des poissons qui vivent dans les étangs et les rivières. En France, leur nombre diminue actuellement. Elles sont abondamment pêchées à l’état de larve et à l’état adulte. Ces poissons sont des mets très appréciés par les Français et les Japonais. Cela explique que la France exporte des larves d’anguille, les civelles, vers le Japon où elles sont élevées jusqu’à l’âge adulte.

En 1980, des anguilles ont été réintroduites en France, en provenance du Japon, pour compenser la diminution des stocks. Cependant, elles contenaient, dans leur organisme, un ver parasite, l’Anguillicola crassus. Ce ver s’est rapidement propagé dans la vessie gazeuse des anguilles françaises.

Actuellement ce ver parasite est une des menaces qui pèsent sur la survie des anguilles européennes. En effet, les anguilles parasitées sont incapables de rejoindre la mer des Sargasses où elles doivent se reproduire.

  1. IV.   Des mesures pour la survie du peuplement des milieux de vie

On assiste actuellement à une prise de conscience des dangers que l’homme fait courir à la planète. Des conventions internationales sont passées pour réglementer le commerce des animaux et des végétaux, des règles strictes établissent les dimensions des filets de pêche, etc. L’ouverture de parcs et de réserves, pour sauvegarder ou réhabiliter certaines espèces, représente une démarche positive de l’homme pour la protection de son environnement.

Toutefois il est important de comprendre que chacun d’entre nous doit agir pour préserver la biodiversité sur Terre. Nous devons donc éviter de détruire les peuplements végétaux en cueillant des fleurs sauvages, en arrachant les parties souterraines des plantes, en déversant des produits toxiques. Nous protégerons, par exemple, les peuplements animaux en ne détruisant pas les nids, en ne retournant pas les pierres.

Conclusions :

  • · L’homme peut agir directement sur le peuplement des milieux en réduisant le nombre d’espèces en tuant, pêchant intensément, en déboisant, en asséchant, en réintroduisant des espèces en voie de disparition (loup, ours) ou en créant des parcs nationaux (permet de protéger des espèces).
  • · L’aménagement du territoire, les pollutions (accumulation de déchets, utilisation d’engrais…) entraîne la disparition de certaines espèces ou la prolifération d’autres. Ces changements sont la conséquence indirecte de l’action de l’homme.

L’homme doit maîtriser de plus en plus ses besoins, modifier son comportement et ses habitudes de consommateur et de producteur afin de préserver l’équilibre des écosystèmes et assurer à ses enfants des ressources suffisantes.

C’est le défi du développement durable, le défi du troisième millénaire !!!

 



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Tables des matières Peuplement milieu - SVT : 6ème - Cycle 3