Etats Unis dans la mondialisation – Etude de cas – 4ème – Géographie

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Etude de cas : La puissance américaine « le soft power »

  • Un modèle mondial
  • Une attirance planétaire
  • Un soft power en décadence ?

C’est un modèle  utilisé depuis plusieurs années dans le domaine des relations internationales, le soft power, et le hard power, son alter ego, permettent d’analyser les composantes de la puissance d’un État.

Le soft power (« puissance douce ») désigne la puissance d’influence, de persuasion. Il s’agit de la capacité pour un acteur (un État, par exemple) d’influencer le comportement d’autres acteurs par des moyens non coercitifs et intangibles. Les éléments du soft power regroupent essentiellement les moyens idéologiques et culturels.

I. Un modèle mondial

Les États-Unis exercent une attirance prédominante sur l’imaginaire mondial. Le modèle américain est largement propagé dans le monde et les valeurs américaines, ou du moins encouragées par les États-Unis, comme la liberté de pensée ou d’expression, la propriété privée, la libre entreprise, la recherche du bonheur, sont communément partagées. On mesure d’ailleurs l’efficacité de ce modèle américain à l’obsession avec laquelle des régimes dictatoriaux comme la Chine exercent une censure absolue sur toute contagion possible, via le cinéma ou l’internet. Sur la plupart des marchés mondiaux développés, le cinéma américain oscille entre 50 et 80 % de parts de marché.

 

II. Une attirance planétaire

Les universités américaines trustent d’ailleurs 17 des 20 premières places du classement mondial des universités (classement de l’université Jiao Tong de Shanghai) : le monde entier rêve d’aller faire ses études supérieures à Harvard, Stanford ou au MIT. L’immigration qualifiée est une forte composante de l’immigration totale vers les États-Unis : le brain drain (« drainage des cerveaux ») assure un flot constant de jeunes cerveaux formés ou à former dans un pays où « l’économie de la connaissance » prend tout son sens.

III. Un soft power en décadence ?

Ce soft power américain semble cependant marquer le pas. Il existe des contre-modèles, pas tous universels, mais qui remettent en question l’hégémonie culturelle américaine : le Cool Japan, l’exception culturelle française ou, sur un plan plus politique, l’islamisme ou le « socialisme de marché » chinois. Il existe donc, dans le monde, de la place pour des modèles qui ne sont pas américains. La mondialisation n’est en aucun cas une américanisation sans limite.

L’élection du président Obama aurait pu marquer le retour du soft power, après le hard power dont avait fait preuve l’administration précédente (mandats Bush). Mais l’image des États-Unis dans le monde a souffert de la brutalité et de l’immoralité de certains gestes, de certaines décisions : la prison de Guantanamo et sa législation spéciale, les traitements dégradants infligés à des détenus dans la prison irakienne d’Abou Ghraib, etc.

 



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