Voies de formation et diplômes: Le baccalauréat

Voies de formation et diplômes: Le baccalauréat

Créé en 1808, le diplôme du baccalauréat est un diplôme du système éducatif français qui a la double particularité de sanctionner la fin des études secondaires et d’ouvrir l’accès à l’enseignement supérieur. Il constitue le premier grade universitaire.

Trois voies

 Il existe trois types de baccalauréat, correspondant aux trois voies des études au lycée : 

A l’intérieur de chaque baccalauréat existent des « séries », exemples : série ES (économique et sociale) pour le baccalauréat général, série S.T.I. (sciences et technologies industrielles) pour le baccalauréat technologique, etc. 

Chiffres-clés

Cet examen national comprend neuf à dix épreuves obligatoires, écrites et orales, ainsi que des épreuves facultatives. 

La proportion de bacheliers sur une génération est passée de 3 % en 1945, à 25 % en 1975, pour atteindre 65,6 % en 2009. 

À la session 2009, 625 700 candidats se sont présentés aux baccalauréats généraux, technologiques et professionnels en métropole, et 539 100 ont obtenu le diplôme (soit un taux de succès global de 86,2 %). Sur 100 bacheliers, 53 ont un baccalauréat général, 25 un baccalauréat technologique et 22 un baccalauréat professionnel. 

L’organisation du baccalauréat

L’organisation du baccalauréat nécessite de longs mois de préparation. Surveillance, répartition des élèves dans les salles, conservation des sujets, gestion des copies et des notes mobilisent l’Éducation nationale. 

Des acteurs multiples

L’administration centrale
  • élabore les textes réglementaires qui définissent le contenu de chacun des baccalauréats et les différentes modalités d’épreuves (durée, coefficient, nature, etc.)
  • fixe le calendrier national des sessions
  • répartit la charge de l’élaboration des sujets entre les académies
  • fixe et répartit les emplois et les crédits nécessaires aux examens
Les corps d’inspection

Les membres de l’inspection générale de l’Éducation nationale sont réglementairement responsables devant le ministre de la qualité des sujets du baccalauréat. 

Ils sont représentés, au niveau académique, par les inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux (baccalauréat général et technologique) et les inspecteurs de l’Éducation nationale (baccalauréat professionnel) qui jouent un rôle important d’animation et de conseil tout au long de l’organisation de la session. Ceux-ci contribuent notamment à la désignation des concepteurs de sujets et des membres des jurys. 

Les recteurs d’académie

Les recteurs d’académie sont principalement chargés de : 

  • la mise en place des commissions de choix de sujets ;
  • la duplication, le stockage puis la répartition entre les centres d’examen de l’ensemble des sujets de la session ;
  • l’organisation de la campagne d’inscription des candidats ;
  • la fixation du calendrier des épreuves orales et pratiques dans l’académie ;
  • la désignation des centres d’examen et la répartition des candidats entre ces centres ;
  • la constitution des différents jurys et la désignation, pour chacun d’eux, d’un président, d’un président adjoint ;
  • la convocation des enseignants et des candidats ;
  • la gestion informatique des différentes opérations liées à l’examen ;
  • l’édition des diplômes ;
  • la gestion des recours;
  • la conservation des copies pendant les douze mois qui suivent la session.
Le chef de centre d’examen

Le chef de centre d’examen est habituellement le proviseur de l’établissement qui accueille les candidats, assisté dans ses tâches d’un ou plusieurs adjoints. 

Ses responsabilités sont diverses : 

  • stockage des sujets dans les jours précédant les épreuves ;
  • préparation des locaux et répartition des candidats à l’intérieur des salles ;
  • organisation de la surveillance par des membres du personnel enseignant et d’éducation ;
  • accueil des candidats et bon déroulement des épreuves ;
  • distribution des sujets et répartition des copies entre les correcteurs ;
  • organisation du secrétariat des jurys ;
  • organisation des épreuves du second groupe ;
  • remise des relevés de notes aux candidats ;
  • gestion des recours.

L’élaboration des sujets

Les sujets distribués aux candidats au mois de juin sont l’aboutissement d’un processus qui a débuté plus d’un an auparavant. 

Mai

Le ministère répartit l’élaboration des sujets pour la session de l’année suivante entre les académies. Cette répartition concerne les sujets « normaux » et de secours des sessions ordinaires et de remplacement de la métropole, des DOM-COM et des différents groupements de pays étrangers. En philosophie par exemple, plus d’une centaine de sujets sont élaborés par différentes académies. 

Juin

Dans chaque académie, les divisions d’examen mettent en place des commissions d’élaboration et de choix de sujets dont la présidence est confiée conjointement à un inspecteur général de l’Education nationale et à un universitaire. Les membres de ces commissions sont des professeurs de lycée, désignés par le recteur, sur proposition de l’inspecteur pédagogique régional compétent et choisis dans des établissements représentatifs, par leur diversité, de l’ensemble du tissu scolaire de l’académie. La participation à ces commissions ne donne lieu à aucune rémunération. La composition et les travaux de ces commissions sont strictement confidentiels. A cet égard, hormis les deux co-présidents, aucun des membres de la commission ne doit être informé de la destination des sujets à préparer. 

Septembre-Décembre

Chaque commission élabore plusieurs sujets : l’inspecteur général ou son représentant, l’inspecteur pédagogique régional ou l’inspecteur de l’Education nationale veillent au respect des instructions réglementaires et assure, le cas échéant, la coordination entre les commissions d’une même discipline. 

Décembre-Janvier

Chaque sujet est soumis séparément à deux professeurs (n’ayant pas participé aux travaux de la commission) chargés de les traiter dans un temps inférieur à celui donné aux candidats. Ces enseignants, les « professeurs d’essai », doivent donner leur avis sur la faisabilité et l’intérêt du sujet et repérer d’éventuelles erreurs. 

Janvier-Février

Les sujets sont modifiés, si nécessaire, pour tenir compte de l’avis des professeurs d’essai. Pour chaque sujet, les deux co-présidents préparent et remettent un dossier au recteur composé : 

  • d’un sujet rédigé dans sa forme définitive,
  • de rapports des professeurs d’essai,
  • d’un rapport des co-présidents attestant de la conformité du sujet à la réglementation en vigueur et proposant une destination pour le sujet (normal ou secours, métropole ou centre étranger).
Mars

Le recteur procède au choix définitif des sujets et à leur affectation. Le « bon à tirer » des sujets est signé par l’inspecteur général et l’universitaire présidents de chaque commission. 

Avril-Mai

L’académie responsable de l’élaboration d’un sujet l’adresse, sous forme de maquette ou en nombre, à l’ensemble des autres académies, s’il s’agit d’un sujet destiné à la métropole ou à l’académie de rattachement des centres étrangers ou des COM. Les sujets sont ensuite imprimés ou transcrits en braille dans chaque rectorat ou à l’Imprimerie nationale, mis sous pli, conditionnés en cartons et stockés dans des locaux sécurisés. 

Juin

Quelques jours avant les épreuves, les sujets sont acheminés vers les centres d’examen et stockés dans le coffre du proviseur jusqu’à l’heure de l’épreuve. 

L’histoire du baccalauréat

Le baccalauréat  sanctionne la fin des études secondaires et ouvre l’accès à l’enseignement supérieur. Il est le premier grade universitaire. 

C’est le décret organique du 17 mars 1808 qui crée le baccalauréat. Les candidats doivent être âgés d’au moins 16 ans et l’examen ne comporte que des épreuves orales portant sur des auteurs grecs et latins, sur la rhétorique, l’histoire, la géographie et la philosophie. Les premiers bacheliers sont au nombre de 31. 

Ce diplôme, qui a la double particularité de sanctionner la fin des études secondaires et d’ouvrir l’accès à l’enseignement supérieur (le baccalauréat est le premier grade universitaire), va se démocratiser au fil du temps : en 1880, à peine 1 % d’une classe d’âge obtient le baccalauréat, proportion qui s’élève à 62,6 % en 2003. 

Les évolutions du baccalauréat

De 1930 à 1948, le nombre de candidats reçu à l’examen double, passant de 15 000 à 30 000. Il atteint 150 000 en 1973, 250 000 en 1985 et 470 000 en 1998. 

En 2003, on compte 484 000 bacheliers dont 259 812 lauréats du baccalauréat général, 137 603 lauréats du baccalauréat technologique et 88 504 lauréats du baccalauréat professionnel. 

Pourcentage d’une classe d’âge obtenant le baccalauréat 

 

En 1993, les nouvelles séries du baccalauréat général sont instituées : 

  • ES (économique et social),
  • L (littéraire),
  • S (scientifique).

Ces trois bacs généraux visent la poursuite d’études supérieures (universités, grandes écoles, instituts universitaires de technologie.). 

Créé en 1968, le baccalauréat technologique associe une formation générale à une formation technologique. Il implique la poursuite d’études (BTS, DUT, écoles spécialisées.). Il existe huit bacs technologiques. 

Le baccalauréat professionnel a vu le jour en 1985. Créés en étroite relation avec les milieux professionnels, les bacs professionnels répondent à la demande des entreprises en techniciens d’atelier, employés ou ouvriers hautement qualifiés. Leur objectif est prioritairement l’entrée dans la vie active, même s’ils permettent dans certains cas la poursuite d’études. 

Quelques dates clés

17 mars 1808

Création du baccalauréat 

1821 

Création d’un baccalauréat ès-sciences 

1830

Introduction de la première épreuve écrite (composition française ou traduction d’un auteur classique) 

1853

Introduction d’une épreuve de langue vivante 

1874

Le baccalauréat ès-lettres est scindé en deux séries d’épreuves à passer à une année d’intervalle (origine des deux parties) 

1902

Le grade de bachelier confère les mêmes droits, quels que soient la nature, le nombre des séries ou les mentions, option philosophie et option mathématiques élémentaires 

1927

Trois séries pour la première partie (A latin-grec, A’ latin-langue vivante, B langues vivantes) 

1946

Apparition de sept séries de première partie (quatre classiques, deux modernes, une technique) 

Annales et sujets « Zéros »

Les annales, archives des épreuves des années antérieures, et les sujets zéro, exemples de sujets, sont deux moyens de se préparer pour l’examen. 

Annales du baccalauréat

Académie de Rennes
Tous les sujets d’examens 

Centre régional de documentation pédagogique (CRDP) de  Montpellier
Tous des sujets d’examens de l’enseignement professionnel  

Sujets « Zéros » : des exemples de sujets

Afin d’aider les professeurs à préparer leurs élèves aux nouvelles épreuves, des exemples de sujets ont été conçus par des spécialistes. 

Éduscol
Baccalauréats des voies générale et technologique
Les exemples de sujets