M. Peillon critique le petit nombre de jours de classe en primaire

Le ministre de l’education Vincent Peillon a critiqué vendredi 8 juin le petit nombre de jours de classe des élèves en primaire, affirmant que « 144 jours de classe pour les enfants du primaire français, c’est une exception et ça leur coûte cher et ça nous coûte cher ».

« Les sociologues disent, concernant les enfants français, (que) ce sont ceux qui souffrent le plus, avec les petits Japonais », a déclaré le ministre. « On ne peut pas en être fiers collectivement, il y a le plus de stress, de souffrance et même de suicides en France, il n’est pas interdit d’apprendre et d’être heureux et même, pour être motivé à apprendre, il faut avoir un peu de plaisir », a-t-il ajouté.

« IL N’Y A PAS DE TABOU »

« Nos élèves ont beaucoup moins de jours de classe que leur aînés, ma génération travaillait, pas seulement le samedi matin, mais aussi le samedi après-midi », a poursuivi le ministre. « Il n’y avait pas non plus de vacances aussi longues », a-t-il également relevé. Et de conclure qu’« il n’y a pas de tabou, ma mission c’est l’intérêt général, en France, la grande question, c’est la réussite de tous nos enfants ».
M. Peillon a également souligné le rôle de la collectivité dans la pris en charge des jeunes : « Aujourd’hui, nous approchons du baccalauréat, un certain nombre de collégiens ou de lycéens qui sont dans ces centres d’examen vont se retrouver le 10 juin, le 15 juin, livrés à eux-mêmes. Lorsque les familles ont les moyens de leur offrir un certain nombre d’activités, tout va bien, quand ce n’est pas le cas, ça fait des jeunes qui ne sont pas pris en charge par la collectivité. »
Les décisions concernant les sujets liés à l’éducation, y compris celui des rythmes scolaires, seront prises « fin juillet » après concertation, avant une loi de programmation à l’automne, avait annoncé le ministre après avoir reçu les syndicats d’enseignants.

Source: Le Monde.fr avec AFP |