Le modèle agricole breton – Les espaces productifs – Etude de cas – 3ème

Le modèle agricole breton – Les espaces productifs – Etude de cas – 3ème

Etude de cas : Espace productif agricole ; le modèle agricole breton

  • Comment fonctionnent les espaces agricoles en France ?
  • Quelle est l’importance de la Bretagne dans la production avicole française ?
  • Quels sont les acteurs intervenants dans la production agricole?
  • Comment s’organise un espace à dominante agricole ?
  • L’agriculture bretonne est-elle conciliable avec les objectifs du développement durable ?

 

  1. Introduction

La France est la 1ère puissance agricole européenne et le 4ème exportateur mondial de produits agricoles. Mais le nombre d’agriculteurs a fortement diminué (3% de la population active en 2010 contre 30 % en 1950), seuls les plus puissants parviennent à vraiment s’en sortir.

L’Etat et l’UE à travers la PAC ont aidé l’agriculture à se moderniser : mécanisation, utilisation d’engrais et de produits phytosanitaires ce qui en fait une agriculture productiviste et intensive. Mais les conséquences sur l’environnement sont lourdes : pollution des sols et des eaux. Ainsi une agriculture plus durable cherche à se développer.

Les espaces agricoles se sont spécialisé ce qui a fait reculer la polyculture. Les principales zones agricoles sont le Bassin Parisien (céréales), l’Ouest (élevage) et les régions de cultures spécialisées (vignobles de Bordeaux, Champagne, Bourgogne…)

Mais l’agriculture s’est intégrée aux autres secteurs économiques accentuant sa dépendance : les industries agroalimentaires et les grands groupes de distribution qui revendent les productions.

La Bretagne occupe la première place des régions agricoles françaises notamment pour l’élevage : elle produit 60 % des porcs, 35 % des volailles et 20 % du lait français.

  1. Le modèle agricole breton

 

  1. Une agriculture intensive                                       Evolution du nombre d’actifs agricoles par statut

L’agriculture bretonne s’est spécialisée dès les années 1960 en filières : élevage de porcs et de poulets hors-sol, élevage laitier et légumes. C’est une agriculture intensive, c’est-à-dire une agriculture à forts rendements utilisant le plus souvent la mécanisation (emploi important de machines) et les intrants chimiques (ensemble de produits apportés aux sols et aux plantes).

 

  1. Une agriculture liée aux industries agroalimentaires

L’agriculture bretonne est très intégrée à la filière industrielle avec en amont, l’industrie qui fournit les machines et les intrants, et en aval, les industries agroalimentaires ou IAA qui transforment les produits agricoles. Par exemple, une partie de la production de volailles est exportée vers le Moyen-Orient et l’Union Européenne, une autre est vendue sous forme de volaille et de chair, une autre est destinée à la transformation.
Les produits destinés à l’agriculture intensive tels que les pesticides, engrais ou le soja et le maïs destinés à nourrir les animaux sont importés. La production agricole et l’élevage intensif sont assurés par des agriculteurs indépendants ou liés par contrats à des firmes. Les produits sont destinés à l’exportation, au marché national ou aux IAA.

 

  1.  Des enjeux environnementaux importants

Cette agriculture intensive rencontre de nombreuses difficultés telles que la surproduction à partir des années 1980, les catastrophes sanitaires comme la vache folle, des dégâts environnementaux comme la pollution des nappes phréatiques (réserves d’eau souterraine) et des cours d’eau ainsi que la prolifération des algues vertes due aux engrais chimiques ou aux déjections animales telles que les lisiers de porcs. Le développement des algues vertes crée des conflits d’usage avec les activités touristiques qui sont très importantes dans la région.

Le développement d’une agriculture durable permettrait de lutter contre les dégradations environnementales liées à l’agriculture intensive bretonne. En effet, l’agriculture biologique refuse toute utilisation d’intrants et privilégie la vente de produits de qualité à l’échelle locale et l’agriculture raisonnée maintient ses liens avec la grande distribution et les IAA ; elle accepte l’utilisation des intrants dans certains cas.

 



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