La santé des élèves

L’École a une double mission : l’éducation à la santé des élèves et le suivi de leur santé. L’éducation à la santé est intégrée dans les programmes de l’école primaire. Chaque collège et lycée définit un programme d’éducation à la santé et à la citoyenneté : éducation nutritionnelle, éducation à la sexualité, prévention des conduites addictives. Le suivi de santé des élèves est assuré tout au long de la scolarité. Des bilans de santé sont organisés au sein des établissements.

Orientations pour la santé des élèves

Les orientations sur la santé des élèves s’articulent autour de sept objectifs prioritaires :

  • l’hygiène de vie
  • l’éducation nutritionnelle et la promotion des activités physiques
  • l’éducation à la sexualité, l’accès à la contraception, la prévention des IST et du sida
  • la prévention des conduites addictives
  • la lutte contre les jeux dangereux
  • la prévention du mal-être
  • la formation aux premiers secours

Ces orientations s’appuient sur :

  • l’élaboration d’un « projet santé » dans chaque académie, adapté aux réalités et aux besoins locaux spécifiques
  • des collaborations développées entre les académies et les agences régionales de santé
  • un accompagnement des équipes éducatives, par la mise à disposition de documents et l’organisation de formations

Des partenariats doivent permettre de développer des actions dans les établissements scolaires et des outils pédagogiques :  Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), MGEN, Maif, Croix rouge, Planning familial, Comité national contre le tabagisme.

Comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC)

L’éducation à la santé est définie, sous forme d’un programme d’actions, dans le projet d’école et le projet d’établissement. Dans les EPLE, c’est-à-dire dans les collèges et les lycées, le comité d’éducation à la santé et la citoyenneté la met en œuvre.

Piloté par le chef d’établissement, le CESC est une instance de réflexion, d’observation et de veille, dans laquelle les parents sont représentés. Les actions menées dans ce cadre sont prises en charge par les personnels volontaires des établissements scolaires en lien, le cas échéant, avec les partenaires institutionnels ou des associations agréées.

L’éducation à la santé s’appuie sur :

  • les objectifs et contenus des enseignements
  • des actions éducatives
  • la vie scolaire des établissements

Elle permet aux élèves

  • d’acquérir des connaissances et de développer leur esprit critique
  • d’être capables de faire des choix responsables
  • d’être autonomes

Hygiène de vie

Afin de développer la lutte simple contre les infections microbiennes saisonnières, responsables notamment d’absentéisme scolaire important dans les petites classes, le rappel régulier des « gestes-barrières » doit être réalisé milieu scolaire :

  • se laver les mains plusieurs fois par jour, au savon et pendant trente secondes
  • utiliser un mouchoir jetable pour éternuer ou tousser
  • jeter immédiatement ce mouchoir à la poubelle et se laver les mains à nouveau

Éducation nutritionnelle

Apprendre à bien se nourrir

Le repas est un moment privilégié d’apprentissage en famille ou à l’école. Les menus équilibrés des restaurants scolaires aident les élèves à acquérir de bonnes habitudes alimentaires.

L’éducation à la nutrition intervient en classe, dès l’école où les enfants acquièrent leurs premières habitudes alimentaires. Les enseignants jouent un rôle clé pour apprendre aux élèves les règles d’un bon comportement alimentaire et leur faire connaître les effets de l’alimentation sur la santé.

Les programmes scolaires abordent la régularité des repas, la composition des menus (de l’école maternelle au CE1) et les actions bénéfiques ou nocives des comportements (du CE2 au CM2).

Formation du goût

La capacité d’apprécier des saveurs différentes, de les différencier et de parler de ses sensations s’apprend et se cultive. L’école joue un rôle important dans l’éveil au goût. Elle valorise le patrimoine culinaire et promeut des produits de bonne qualité gustative et nutritionnelle.

Des actions de formation du goût interviennent lors des cours ou à l’occasion d’activités ou d’animations diverses, parfois avec le concours d’intervenants extérieurs qualifiés. Par exemple, lors de la semaine du goût, des professionnels des métiers de bouche transmettent leur passion et leur savoir-faire en intervenant dans des classes. Des expérimentations d’ateliers cuisine, s’appuyant en particulier sur des associations et des collectivités territoriales, sont en cours en lien avec des écoles et quelques collèges.

Le plan national nutrition santé (PNNS)

Dans le cadre du PNNS, en collaboration avec l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), des outils d’intervention en éducation à la santé ont été diffusés aux équipes éducatives

  • une affiche de promotion des repères nutritionnels pour les enfants des écoles primaires
  • un guide nutrition pour les élèves de cinquième, « J’aime manger, j’aime bouger »

Ces documents accompagnent la mise en place de projets éducatifs sur la nutrition, en complément des programmes d’enseignement.

Le programme national de l’alimentation (PNA)

Le PNA a, entre autres, pour objectif de faciliter l’accès des plus jeunes à une bonne alimentation fondée sur le goût, l’équilibre entre les aliments et les rythmes des prises alimentaires, la convivialité dès l’école primaire.

Avec le secteur de la restauration scolaire, un travail en partenariat est engagé pour améliorer les conditions de restauration dans les établissements scolaires, notamment pour faire respecter les règles nutritionnelles et améliorer l’offre alimentaire.

Prévention du surpoids et de l’obésité

Un problème de santé publique

En France, l’accroissement des cas de surcharge pondérale et d’obésité parmi les enfants et les adultes devient un problème de santé publique.

L’obésité est un facteur de risque reconnu pour plusieurs problèmes de santé : hypertension, cholestérol, diabète, maladies cardiovasculaires, problèmes respiratoires, arthrite et certaines formes de cancer.

Le programme national nutrition santé a pour objectif :

  • d’améliorer la santé des français en agissant sur la nutrition
  • d’abaisser la prévalence de l’obésité et du surpoids

Le plan obésité

Le plan obésité témoigne d’une nouvelle ambition interministérielle dans la lutte contre l’obésité. Dans toutes les zones où cela est possible, une orientation vers les dispositifs extérieurs de prise en charge de l’obésité devra, en particulier, être encouragée selon les recommandations de ce plan.

Présentation du plan obésité du ministère chargé de la Santé 

Mesures prises en milieu scolaire

Interdiction des distributeurs de produits alimentaires

Les distributeurs automatiques de boissons et de produits alimentaires payants sont interdits dans les établissements scolaires depuis 2005.
Les établissements scolaires sont incités à installer des fontaines d’eau réfrigérée.

Promotion de l’activité physique

La prévention du surpoids et de l’obésité implique un apprentissage concernant les apports et les dépenses énergétiques. Les cours d’éducation physique et sportive (EPS) jouent un rôle essentiel.

Recommandations concernant les collations et goûters

La collation matinale à l’école n’est ni systématique, ni obligatoire. Elle ne se justifie pas pour les élèves qui ont pris un petit-déjeuner avant de venir à l’école. Les enseignants peuvent cependant en mettre une en place, au moins deux heures avant le déjeuner. Les boissons ou aliments proposés aux élèves permettent une offre alimentaire diversifiée en privilégiant l’eau, les jus de fruit sans addition de sucre, le lait ou les produits laitiers demi-écrémés, le pain, les céréales non sucrées.

D’autres moments de la vie de l’école sont l’occasion d’apports alimentaires supplémentaires : goûters d’anniversaire, fêtes de Noël ou de fin d’année, etc. Ces événements festifs offrent un moment de convivialité, de partage et de plaisir. Il est souhaitable de ne pas les multiplier et de les regrouper par exemple mensuellement, afin d’éviter des apports énergétiques excessifs.

Éducation à la sexualité

L’apprentissage d’un comportement responsable

L’éducation à la sexualité en milieu scolaire contribue à l’apprentissage d’un comportement responsable, dans le respect de soi et des autres.

L’éducation à la sexualité est une démarche éducative qui vise à :

  • apporter aux élèves des informations objectives et des connaissances scientifiques
  • identifier les différentes dimensions de la sexualité : biologique, affective, culturelle, éthique, sociale, juridique
  • développer l’exercice de l’esprit critique
  • favoriser des comportements responsables individuels et collectifs (prévention, protection de soi et des autres)
  • faire connaître les ressources spécifiques d’information, d’aide et de soutien dans et à l’extérieur de l’établissement

Cette démarche s’inscrit dans la politique nationale :

  • de prévention et de réduction des risques : grossesses précoces non désirées, mariages forcés, infections sexuellement transmissibles, VIH/sida
  • de lutte contre les comportements homophobes, sexistes et contre les violences sexuelles
  • de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Mise en œuvre de l’éducation à la sexualité

Participation de tous les personnels

Tous les membres de la communauté éducative participent à la construction individuelle et sociale des enfants et des adolescents. Ils contribuent à développer chez les élèves le respect de soi, de l’autre et l’acceptation des différences. Cette éducation intègre une réflexion sur les dimensions affectives, culturelles et éthiques de la sexualité.

Éducation à la sexualité dans les écoles, les collèges et les lycées
circulaire n° 2003-027 du 17 février 2003

L’éducation à la sexualité ne constitue pas une nouvelle discipline : elle se développe à travers tous les enseignements, en particulier celui de biologie, et la vie scolaire. Elle vise :

  • l’appropriation de connaissances
  • une meilleure perception des risques : grossesses précoces, infections sexuellement transmissibles, dont le sida
  • le développement d’attitudes telles que l’estime de soi, le respect des autres, la solidarité, l’autonomie, la responsabilité

Cette éducation à la sexualité ne se substitue pas à la responsabilité des parents et des familles. Afin de permettre aux élèves d’opérer des choix libres et responsables, elle tend à favoriser, chez eux :

  • une prise de conscience
  • une compréhension des données essentielles de leur développement sexuel et affectif
  • l’acquisition d’un esprit critique
  • le sens et le respect de la loi
Au collège et au lycée

Au moins trois séances annuelles d’éducation à la sexualité sont mises en place dans les collèges et les lycées. Elles relient et complètent les différents enseignements dispensés en cours.

La durée des séances et la taille des groupes sont adaptées à chaque niveau de scolarité. Ces séances sont organisées par une équipe de personnels volontaires et formés (professeurs, conseillers principaux d’éducation, infirmiers, etc.), le cas échéant en lien avec des partenaires extérieurs ayant un agrément national ou académique.

À l’école primaire

Les temps consacrés à l’éducation à la sexualité sont intégrés le plus possible à l’ensemble des autres contenus d’enseignement. Le professeur des écoles et les personnels de santé formés les assurent.

Un principe éthique

L’éducation à la sexualité se fonde sur les valeurs de tolérance, de respect de soi et d’autrui. Elle veille à garantir le respect des consciences, du droit à l’intimité et de la vie privée de chacun.

Sexualité : prévention des risques

Prévention des infections sexuellement transmissibles

Informer les élèves

La prévention des infections sexuellement transmissibles (IST), notamment du V.I.H./sida, consiste à informer les adolescents sur les risques qu’ils encourent et sur les moyens de se protéger.

Elle peut avoir lieu lors :

  • des enseignements de sciences de la vie et de la Terre (SVT)
  • des séances annuelles d’éducation à la sexualité
  • des actions éducatives, qui permettent une approche transversale de la prévention du sida

Le 1er décembre est la journée mondiale de lutte contre le sida, qui est un temps fort de mobilisation des établissements scolaires.
Des partenariats avec des associations sont mis en place pour mener des campagnes d’information.
1er décembre : journée mondiale de lutte contre le sida

Des distributeurs de préservatifs dans les lycées

L’École facilite l’accès des lycéens aux moyens de protection. Tous les lycées sont équipés d’au moins un distributeur automatique de préservatifs.

Prévention des grossesses précoces non désirées

Informer sur la contraception

Dans le cadre des enseignements de SVT et des séances d’éducation à la sexualité, les personnels informent sur la contraception ainsi que sur les lieux et services d’accueil, d’aide et d’accompagnement de proximité.

La contraception d’urgence

Le protocole national sur la contraception d’urgence (pilule du lendemain Norlévo) en milieu scolaire :

  • détermine les modalités d’administration de la contraception d’urgence non soumise à prescription obligatoire ni à autorisation parentale
  • précise les dispositions à respecter notamment le respect de la confidentialité, la conduite d’un entretien avec l’élève, l’accompagnement et le suivi de l’élève

Protection des jeunes vis-à-vis des violences sexuelles

Repérer les enfants ou adolescents victimes de violences sexuelles

L’École a un rôle dans la détection des mauvais traitements infligés aux enfants. Au cours des bilans de santé, les personnels de santé peuvent repérer des cas d’enfants maltraités et envisager les mesures qui s’imposent. Ils peuvent, en lien avec l’assistant du service social, procéder à une première analyse de la situation.

Comme tout fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, constate un crime ou un délit, les personnels de l’éducation nationale ont l’obligation de porter secours et de signaler la situation au procureur de la République.

Les personnels sociaux et de santé de l’éducation nationale constituent des personnes ressources qui peuvent aider dans cette démarche.

Des actions de prévention dans les établissements scolaires

Au moins une séance annuelle d’information et de sensibilisation sur l’enfance maltraitée, notamment sur les violences intrafamiliales à caractère sexuel, est inscrite dans l’emploi du temps des écoliers, collégiens et lycéens.

La lutte contre la pédophilie et la pornographie en milieu scolaire s’inscrit dans la politique de protection des jeunes. La protection des élèves utilisant internet est renforcée. Les établissements scolaires installent un dispositif de filtrage afin de sélectionner ou de contrôler l’information mise à disposition des élèves. Ils informent les élèves sur les risques qu’ils encourent lorsqu’ils utilisent internet.

Des numéros à votre écoute
  • 119 allô Enfance en danger
  • Sida-Info-Service : 0 800 840 800 – (24H / 24H)
  • Fil-Santé-Jeunes : 3224
  • Ligne Azur : 0 801 20 30 40

Prévention des conduites addictives

La prévention des conduites addictives en milieu scolaire s’inscrit dans une démarche globale d’éducation à la santé à l’École.

Prévention par l’approche éducative

Pour aider chaque jeune à s’approprier progressivement les moyens d’opérer des choix, d’adopter des comportements responsables, pour lui-même comme vis-à- vis d’autrui et de l’environnement, la prévention passe par

  • des connaissances relatives à leur santé et leur bien-être, notamment dans le domaine des addictions
  • des connaissances sur les produits (tabac, alcool, cannabis), leurs effets et sur la législation en vigueur
  • une mise à distance critique des stéréotypes et des pressions sociales poussant à la consommation
  • les moyens donnés aux élèves pour demander de l’aide, dans et hors des établissements scolaires

Mise en œuvre de la prévention des conduites addictives

Cette politique de prévention s’inscrit dans une continuité éducative, elle s’appuie sur :

  • les objectifs et contenus des enseignements
  • la vie quotidienne des établissements, par l’attention que chaque membre de l’équipe éducative porte aux élèves, et en particulier à ceux présentant des signes d’alerte

Tous les chefs d’établissement doivent prendre les dispositions nécessaires pour faire respecter l’interdiction de fumer dans l’enceinte des établissements scolaires, y compris les cours de récréation. L’interdiction de fumer est totale en tout lieu d’un établissement scolaire, qu’il soit fermé, couvert ou non. Elle s’applique aux personnels comme aux élèves.

La vente de boissons alcoolisées comme l’offre gratuite d’alcool est interdite à tous les mineurs dans les débits de boissons et tous commerces et lieux publics. Aucune boisson alcoolisée ne peut être servie dans un établissement scolaire.

La consommation de drogues constitue un délit allant d’une peine d’emprisonnement de un à cinq ans et/ou d’une amende allant de 3 750 euros à 75 000 euros.

Des numéros à votre écoute

Drogues alcool tabac Info Service
Téléphone : 0 800 23 13 13 (appel gratuit depuis un poste fixe)

Écoute Cannabis
Téléphone : 0 811 91 30 30 (coût d’un appel local depuis un poste fixe)

Écoute Alcool
Téléphone : 0 811 91 30 30 (coût d’un appel local depuis un poste fixe)

Lutte contre les jeux dangereux

La lutte engagée contre les « jeux dangereux », pratiqués par certains élèves dans les enceintes scolaires ou à l’extérieur des établissements scolaires, vise l’éradication de toutes les pratiques rassemblées sous ce vocable, qu’il s’agisse de pratiques de non oxygénation, de strangulation, de suffocation, ou encore de jeux tels que le petit pont massacreur, le jeu de la tomate et autres.

Prévention du mal-être

Les manifestations de souffrance psychique peuvent prendre différentes formes et parfois ne pas être comprises par l’entourage, en milieu scolaire particulièrement.

Le développement de la collaboration entre établissements scolaires et équipes de centres médico-psychologiques (CMP) / centres médico-psycholo-pédagogiques (CMPP), est concrétisé par la mise en place des « dispositifs-contacts« .

Un référentiel de formation à l’usage des médecins a permis de mettre en œuvre un plan de formation sur trois ans pour des équipes associant médecins de l’Education nationale, de la PMI, pédiatres et généralistes.

Formation aux premiers secours

La formation aux premiers secours est obligatoire. L’acquisition de connaissances des gestes des premiers secours figure dans le socle commun des connaissances et de compétences.

L’éducation à la responsabilité en milieu scolaire répond à des exigences éducatives de sécurité civile et de santé publique. Les partenaires concernés apportent leur concours à la réalisation d’actions de sensibilisation et de formation.

Une équipe nationale d’instructeurs de l’éducation nationale a été mise en place pour assurer le suivi pédagogique des formations initiale et continue des instructeurs académiques ainsi que la gestion d’un site national collaboratif de ressources pédagogiques.
Des partenariats contribuent au développement des formations aux premiers secours. Ils font l’objet de conventions qui peuvent être déclinées aux niveaux académiques, voire local.

Vaccinations

Vaccinations obligatoires

Les enfants doivent obligatoirement être vaccinés contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite (souvent associés à la coqueluche) pour être inscrits dans une école.
La vaccination contre la rougeole, les oreillons, la rubéole (ROR) et l’hépatite B est vivement recommandée.

Les vaccinations, et dans certains cas les rappels, sont vérifiés régulièrement tout au long de la scolarité. Soyez vigilants sur les dates de rappel. Pour être sûrs de ne rien oublier, consultez le calendrier des vaccinations sur le site service-public.fr. En cas de non-vaccination, un certificat de contre-indication médicale est exigible.

Dans l’enseignement professionnel, les élèves exposés à des risques de contamination dans le cadre de leurs stages ou de leurs études (le virus de l’hépatite B par exemple), doivent être immunisés. Certaines vaccinations spécifiques peuvent donc être exigées.

Qui contacter ?

Pour toute information complémentaire, contacter son médecin, le médecin de l’éducation nationale ou un centre de protection maternelle et infantile (PMI), qui peuvent faire les vaccinations. L’adresse des centres PMI est disponible dans les mairies.

Bilan de santé

Un premier bilan de santé obligatoire entre cinq et six ans

Le premier bilan de santé obligatoire intervient dans la sixième année de l’enfant, en grande section de maternelle ou au cours préparatoire (CP). La présence d’un parent est fortement conseillée.

Cet examen comprend le repérage précoce des signes qui peuvent entraîner des difficultés ultérieures d’apprentissage : problèmes visuels, auditifs, troubles du langage. Il prévient et détecte les cas d’enfants maltraités. Après ce premier examen complet, si des difficultés sont mises en évidence, vous pouvez rencontrer les personnels de santé de l’éducation nationale pour envisager le suivi de votre enfant.

Un suivi de santé tout au long de la scolarité

Des examens médicaux sont effectués tout au long de la scolarité.
Lorsque des problèmes de santé ont été repérés, les médecins de l’éducation nationale travaillent en lien avec les infirmiers et l’équipe éducative afin qu‘une prise en charge et un suivi adaptés à l’enfant soient réalisés.

Tous ceux qui le souhaitent peuvent rencontrer un infirmier ou un médecin.

Soins et urgences

Un protocole national sur l’organisation des soins et des urgences dans les écoles et les établissements publics locaux d’enseignement a été publié au BOEN hors série n°1 du 6 janvier 2000. Il apporte des informations générales pour une harmonisation des pratiques professionnelles et une clarification des modalités d’organisation des soins et des urgences dans les écoles et les établissements publics locaux d’enseignement.

Des consignes précises sur la conduite à tenir en cas d’urgence doivent être affichées.

Une ligne téléphonique permettant de contacter les services d’urgence doit être accessible en permanence. L’infirmière ou la personne désignée dispose alors, en quelques secondes, d’un avis médical et, en cas de besoin, d’une assistance totale :

  • aide à l’évaluation d’urgence
  • mobilisation des moyens adaptés

En cas de scolarisation d’élèves atteints d’une maladie chronique ou de handicap, les médicaments prescrits doivent être à disposition du personnel de santé ou de l’adulte responsable et tous les matériels nécessaires doivent être disponibles dans l’infirmerie. Les médicaments inscrits sur le protocole d’urgence doivent être à l’infirmerie et dans la trousse de secours de l’enfant.

Tous les écoles et les établissements s’assurent le concours d’un service d’hospitalisation proche, susceptible d’accueillir les élèves en cas d’urgence. Les lycées et collèges avec internat ou ateliers disposent souvent d’une infirmière à temps plein.

Dans tous les cas graves, la famille est prévenue ainsi que le directeur d’école ou le chef d’établissement.