La conjugaison: Les auxiliaires et les semi-auxiliaires

La conjugaison: Les auxiliaires et les semi-auxiliaires

Les auxiliaires

Il existe en français deux auxiliaires : avoir et être. Ces deux verbes n’appartiennent à aucun groupe car leur rôle dans la conjugaison est différent. C’est pourquoi on les classe parmi les auxiliaires. 

En effet, ils peuvent être utilisés comme un verbe à part entière. Être a alors soit le sens d’exister Et la lumière fut! soit il permet d’introduire un attribut : Il est fort. Quant à avoir, il s’emploie dans le sens de posséder : j’ai une voiture

Mais être et avoir ont également un rôle d’auxiliaire c’est-à-dire qu’ils servent à constituer certaines formes de la conjugaison d’un autre verbe. Ils permettent d’exprimer toutes les notions liées à la voix active ou passive et aux formes composées : je suis venu quand il a dansé

Les semi-auxiliaires

On définit généralement sept verbes comme étant des semi-auxiliaires. Il s’agit des verbes aller, venir, devoir, pouvoir, savoir, vouloir et faire. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un groupe à part entière mais plutôt de verbes qui, une fois combiné avec un autre verbe à l’infinitif ou au gérondif, peuvent perdre leur sens premier pour apporter des nuances dans une phrase. 

On peut regrouper les semi-auxiliaires en trois catégories :

 .aller et venir : lorsqu’ils sont suivis d’un infinitif, ils servent à modifier la valeur temporaire. On parle de périphrase verbale temporelle. On obtient ainsi le futur proche (je vais partir) et le passé proche (je viens de partir)
 .devoir, pouvoir, savoir et vouloir : ces verbes servent à « modaliser » le verbe à l’infinitif qui le suit. On parle de périphrase verbale modale.

devoir indique la nécessité et parfois la probabilité : je dois travailler
pouvoir marque la possibilité : il ne peut pas écrire
savoir marque la compétence : il sait lire
vouloir marque la volonté : il veut partir en voyage

 .faire : lorsqu’il est suivi d’un infinitif, faire modifie le sens qui le suit afin de signifier que l’action n’est pas faite par le sujet mais par quelqu’un d’autre. On parle de périphrase verbale factitive. Voici un exemple de ce genre de construction : il fait relire ses ½uvres.
 .se faire : à la forme pronominale suivie d’un infinitif, faire donne un sens passif à une phrase. Le sujet subit l’action. On parle de périphrase verbale passive. Voici un exemple de ce genre de construction : il s’est fait renvoyer de l’école.