La Cantine scolaire

Le Conseil National de la Consommation (CNA) estime que l’environnement doit être pris en compte et a des effets sur la consommation des aliments en milieu scolaire.

Dit autrement, un chahut généralisé peut donner des maux d’estomac aux écoliers (et au personnel de cantine) et par voie de conséquence à la maîtresse de l’après-midi !

Le CNA a donc recommandé que la salle de cantine soit agréable, le mobilier ergonomique, la vaisselle adaptée et même le niveau sonore contrôlé.

Il insiste sur le calme rendu possible par la dimension des locaux et leur insonorisation, l’encadrement des enfants : un adulte formé et motivé par table (!) et l’organisation générale de l’interclasse : moments de détente avant et après les repas consacrés de préférence à l’hygiène corporelle (mains et dents).

L’Education nationale s’est même fendue d’une belle circulaire prévoyant que la durée du repas soit d’environ 45 minutes et en tout cas pas inférieure à 30 minutes.

Il est même prévu que le personnel chargé de l’accueil en nombre suffisant (hum !) facilite le service et la circulation dans les salles : curieusement, le libre-service est encouragé.

Malheureusement, la réalité est très loin de ces beaux principes, particulièrement en école élémentaire où on trouve parfois un encadrant pour 50 élèves déchaînés (et même 80, un record ?), le tout dans des locaux plus ou moins vétustes et dans un bruit assez terrible pour les nerfs de tout le monde.

Embétant : un établissement sur cinq ne dispose ni savon, ni mode séchage. bonjour l’hygiène !

Selon une enquête réalisée par l’association CLCV, 59,6% des élèves en secondaire disent déjeuner en moins de 20 minutes. Seuls 1 sur 3 déclarent que c’et un endroit agréable. Neuf écoliers du primaire sur dix et sept élèves sur dix dans le secondaire considèrent que le restaurant scolaire est bruyant. En secondaire, 1 collégien ou lycéen sur 2 sort de la cantine en ayant faim.

En cas de dérive, fréquente en Primaire, il faut faire appel aux parents d’élèves pour sensibiliser le Maire à ses obligations qui, même si elles restent vagues, l’engagent néanmoins en cas de problème. Le recours aux associations de parents d’élèves est conseillé.