Grèves des enseignants du primaire : forte mobilisation attendue mardi 27 septembre 2011

Les professeurs des écoles primaires seront entre 20,5% et 53,75% à faire grève mardi, selon les estimations du ministère de l’Education nationale et du SNUipp-FSU.

Pour la première mobilisation enseignante de l’année scolaire, le SNUipp-FSU s’attend à une journée « très significative dans de nombreux départements ». Les enseignants sont appelés à faire grève, mardi, pour protester contre les 16.000 suppressions de postes de cette rentrée, les 14.000 prévues dans le budget 2012 qui passera mercredi en Conseil des ministres, et certaines réformes éducatives en cours. Selon le principal syndicat du primaire, qui a bâti son estimation sur la base des remontées de 87 départements, ils pourraient être jusqu’à 54% à faire grève. Fait inédit, la quasi-totalité des syndicats du privé ont appelé à la grève en plus de ceux du public.

A Paris, 55% des enseignants du primaire se mettront en grève et « au moins 90 écoles seront fermées », a précisé le SNUipp-75. Les plus forts taux de grévistes sont attendus selon le SNUipp en Aveyron et Meurthe-et-Moselle (80%), en Lozère (78%) et en Haute-Garonne, dans le Gers, en Indre-et-Loire, dans le Loir-et-Cher, les Hautes-Pyrénées et le Tarn-et-Garonne (75%).   Les syndicats du primaire ont été rejoints notamment par les parents de la FCPE, les lycéens de l’UNL et les étudiants de l’Unef. De son côté, le ministère de l’Education nationale évalue à environ 20% le pourcentage de grévistes. 
 
Avec 60% de grévistes en primaire selon le SNUipp, la grève du 7 septembre 2010, avait été l’une des plus suivies des dernières années, et celle du 24 juin 2010, avec 52,5%, la plus suivie de 2009-2010. Selon ses propres chiffres, le ministère souligne lui que la grève du 23 septembre 2010 pour les retraites, avait réuni 33,6% de grévistes en primaire et celle du 10 février 2011, contre les suppressions de postes et les réformes,  19,1%.

« Plan de rattrapage » aux suppressions de postes
  
Depuis 2008, un service minimum d’accueil (SMA) est légalement obligatoire quand plus de 25% des enseignants d’une école primaire (maternelle ou élémentaire) sont en grève, mais certaines communes refusent toujours de le mettre en place. Les grévistes sont tenus de se déclarer 48 heures à l’avance. « Malgré le contexte de crise et les difficultés liées au pouvoir d’achat, l’Education reste une préoccupation forte », a écrit le SNUipp dans son communiqué. « La politique du non remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite est une impasse. Pire, elle conduit à creuser des inégalités scolaires déjà fortement ancrées dans notre pays », donc le SNUipp demande son « arrêt » et un « plan de rattrapage » de postes pour l’Education nationale.